‹ Maladies du cœurChapitre 176 sur 204 · QUELQUES FAITS · texte numérisé non relu

QUELQUES FAITS

Lorsque le malade se fut reposé, assis pendant quelques minutes, je le lis relever, et immédiatement il reprit la position penchée en avant. Dans cette position j'examinai la paroi thoracique à gauche où je ne constatai par la vue rien d anormal. A la palpation, je sentis dans la région dorsale et jusqu’à la base de la région axillaire un battement très diffus, très vague, n'ayant aucun caractère spécial et ne pouvant éclairer le diagnostic. La percussion ne fournissait aucun renseignement.

.le lui demandai, malgré la douleur que causait la station verticale, de se redresser complètement. Alors, le tableau des symptômes physiques changea subitement. Je vis et sentis nettement par la palpation, des battements expansifs. Le doute n'était plus permis: il y avait un anévrysme siégeant à l’aorte thoracique, et le diagnostic fut confirmé par le tracé sphygmographique pris vers cette région représentant bien les pulsations siégeant au niveau de la tumeur et permettant déjuger de leur étendue.

La radioscopie du thorax vu par la partie postérieure montra l’ombre formée par le cœur, et sur la ligne médiane débordant à gauche de l'ornbre produite par la colonne vertébrale, une masse sombre, à bords mal limités, déterminée par la tumeur anévrysmale.

On voit comment, d’après les caractères de la douleur, j'ai été amené à chercher, puis à constater l’anévrysme. Ce cas est curieux ; il n'est pas isolé, comme on va le voir.

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