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MÉTHODES D'EXAMEN. MÉTHODES GRAPHIQUES

METHODES i.W IPB1QUES

Les méthodes graphiques permett* ni d'inscrire sur des lrac< manifestations objectives <ln fonctionnement de certains organes. Introduites dans la clinique par Mare) en 1860 el appliquées à l'étude du système circulatoire, elles restèrent pendant longtemps

bornées à l'inscription du pouls radial au yendusphygmograplx .

Potain y ajouta plus tard, à l'exemple des physiologistes, celle des battements du cœur, des veines jugulaires el du foie. Depuis, ces méthodes oui été très perfectionnées, quanl à leur technique et aux indications qu'elles fournissent.

Les courbes réalisées par les méthodes graphiques son I de deux sortes : les unes, dites courbes mécaniques, traduisent les mouvements dont les diverses parties de l'appareil circulatoire sont l<" siège, à l'étal normal ou pathologique; les autres, dites courbes <;/<c- Inij ii t'y. mi électro-cardiographiques, résultent des déviations que les courants d'action, engendrés par la systole cardiaque, impriment à I aig mile d'un gah anomèlre.

COURBES \li C \ VIQl l S.

TECHNIQUE GÉNÉRALE. — Le sphygmographe >/. d'un

usage si courant qu'il esl inutile d'en faire la description, est le meilleur des instruments pour des tracés isolés de l'artère radiale. Il peul néanmoins produire des déformations artificielles résultant de la pression plus ou moins grande du ressort de l'appareil. I m- pression trop forte écrase l'artère, diminue la ligne d'ascension au pointde la rendre méconnaissable. Parfois même elle défigure la ligne il<- descente. Le seul moyen d'obtenir un tracé fidèle est de faire varier la pression jusqu'à ce que l'on ;iii l«- maximum d'amplitude «lu pouls. Le sphygmographe de Mare) a été modifié par Potain, qui a rendu les deux pièces principales, le cadre métallique et le ressort, indépendants l'un de l'autre, ce qui en facilite l'applical ion.

Le sphygmographe de l)ti<l</c<>n est peu] être plu- sensible il»- la grande mobilité de -on l«'\ ier, qui réagit par d'amples mouvemenls à la moindre impulsion. Mai-, pour cette raison, les déformations artificielles -oui également exag l el inconvénient • vrai (lire qu'une médiocre importance, car il j a peu '!<• renseignements à tirer de la forme du pouls, et le sphygraogramme n'a lérél que m on !<• compare avec les tracés <\< - autres parties de l'appareil circulatoire.

Pour l'élude des mouvements de la point.' du cœur, on fait u

du cardiographe de Mare;/ ou de celui de Pachon, en ayant soin, comme le recommande ce dernier auteur, de mettre le malade dans le décubitus latéral gauche, qui, seul, permet d'avoir un type cardiographique fixe et un tracé identique au tracé de la pression intraventriculaire.

L inscription du pouls veineux se fait au niveau de la veine jugulaire, dont les mouvements sont recueillis au moyen d'un petit entonnoir en verre ou d'une capsule en aluminium et enregistrés sur la plaque mobile du sphygmographe ou sur un cylindre. Pour cela, on choisit la veine la plus apparente, d'ordinaire celle du côté droit et, le malade étant couché, on lui l'ait incliner la tète du côté opposé, pour rendre la jugulaire plus saillante. Le tracé que l'on obtient ainsi s'appelle un phlébogramme.

(Juand on veut procéder à des inscriptions simultanées, ce qui est toujours préférable, il faut nécessairement se servir d'appareils à transmission réunis par des tubes de caoutchouc à un levier; les déplacements sont inscrits sur un instrument enregistreur. Il y a pour cela de nombreux dispositifs.

Le plus ancien est le pohjgraphe deMarey (fig. 23), dont le rouleau tourne devant une ligne parallèle à son axe. La lige est ellemême réglable et porte une série de tambours inscripteurs communiquant avec leurs récepteurs respectifs. Les tracés sont recueillis sur un papier enduit de noir de fumée.

Fig. 1>3. — Pblyg iii plu- d<' M;nvv.

Les inconvénients principaux de cet appareil résident dan.- retendue trop limitée des traces et dans les manipulations auxquelles on est astreint : noircissemenl du papier, fixation du tracé, etc. Mais les avantage* sont incontestables. La pointe du levier n'exige aucun

MÉTHODES Dl.XAMl.N. - M I I I IOD1 S I i RA l'H U >\ I S. «:*-'•!

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Le ftfili/gniftlir de AAack&nzàe fig- :>■'») c-d plus maniaUr. L'irasorrp»t.ion se l'ail sur une bande de papier blanc «pu --• déronle .ni devant

d'une |)luinc eliaryée d'enere; SttSSd les Lraoéfi peuvent il- MM prexpie indélinis. Le défaut capital eoii~i-le dan- l'jid ji uni i< >u d un

réservoir à encre dont le poids alourdi! la plume qui appuie trop sur le papier et laisse échapper certains détails.

Le polygraphe de Mougeot, à inscription rectiligne et à repérage automatique, est construit de façon que tous les mouvements des

— Polygrffpfoe u roene de Mackemic

10, ampoule pour le pouls v&iaom ■ .<u sphygmographe à

transmission,

styles aient leur début sur des droites perpendiculaires à l'axe de translal ion du papier Ha Paxe du i rare, de sorte qu'ils se meuvent sur des droites forcément parallèles entre elles fig. 25). Cet appareil possède de nombreuses qualités : commodité du rep< ; bsence d<- déformations imprimées par les styles aux mouvements communiqués, représentation exacte de l'écartemenl entre les accidents cardiaques par celui mesuré entre deux génératiices absolument parallèles,; de plus, l'emploi d'un pied à coulisse, muni d un verni er au dixième ou au vingtième de millimètre, nend très facile el très précise la mensuration des divers éléments des U

Ces appareils permeitenl d'inscrire simultanément des Un des diverses régions de l'appareil oirculatoiae : artère radiale,

veine jugulaire et pointe du cœur. Il y a quelquefois avantage à substituer à l'inscription de la radiale celle toujours plus commode de rhumérale au pli du coude, ou mieux de la fémorale à l'aine. Pour recueillir leurs battements on se sert «l'un entonnoir en verre ou d'un cardiographe dont on appuie le bouton sur le vaisseau.

Enlin il est indispensable d'adjoindre aux tracés la notation du temps au moyen d'un métronome, d'un pendule ou d'une montre. Le meilleur de ces instruments esl le pendule, à cause de -a précision

Fig. 25. — Polygraphe 'If Mougeot,

d de la rapidité. le ses oscillations, qui atteignent jusqu'à un centième de seconde ; mais le chronographe de Jaquet on tout autre appareil donnant le cinquième de seconde sont parfaitement suffisanls. Pour pouvoir comparer les courbes polygraphiques entre elles, il est nécessaire que leur concordance -oit exacte ; en d'autres terme-, il faut être en mesure, étant donné un point quelconque de l'un des tracés, de savoir immédiatement à quel point des autres tracés ilcorrespond. I lela esl facileavec lesappareilsdeMackenzieel de Mougeot, où les stj le- se déplacent «m ligne droite dans le sens de- ordonnées :

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