‹ Maladies du cœurChapitre 17 sur 97 · MÉTHODES D'EXAMEN. - MÉTHODES GRAPHIQUES. SS · texte numérisé non relu

MÉTHODES D'EXAMEN. - MÉTHODES GRAPHIQUES. SS

ascendante el interrompue par l'omlc auriculaire, correspondant ;i la phase de remplissage présystolique.

Parfois, mais assez rarement, il s'intercale entre les soulèvements a el c, un dernier accidenl r* sur la figure 31) figurant l'intersystole cardiaque. Ce phénomène, étudié par Chauveau sur le* animaux, consiste dans une contraction active des muscles papillaires destinée à tendre les valvules auriculo-ventriculaires el ;i les mettre <mi étal de résisb r au choc de la colonne sanguine projetée par l«- ventricule. Pour <|uc cet acci<l<-ni - in-<ii\r sur les tracés

Fie. •<!». — Tracé 'lit <-n • doa de chameau

humains, il faut, comme l'a montré Pezzi, que les mouvements «lu cœur soienl lents el les tracés recueillis .1 grande vites

Les déformations du cardiogramme résultent soi! de modifications dans sa forme, soit de l'absence <>u de l'apparition à des moments inaccoutumés <l<- certains de ses éléments.

Les premières intéressent surtout la ligne initiale, qui peu! être inversée, tratnanleet inclinée, ou bien irrégulière et entrecoupée do ressauts.

La forme inversée est caractérisée par ce l'ail que les systoles car disques s'inscrivent par une ligne non ascendante mais descendante: battements négatifs de Marey. < .cl auteur croyait les avoir constatés chez des sujets sains, «-i c'esl ce <|iii lui avait rail dire <|u<- la forme perpétuellement variable <!<•- cardiogrammes humains <mi rendait l'interprétation impossible. I Itérieurement Mackenzie attribu sortes de battements à la participation des cavités droites dilatées dans le phénomène «lu choc de la pointe . il prétendait, en effet, que les mouvements de ces cavités s'inscrivent <-w négatif, ceux des cavités gauches en positif. Pachon et Moulinieront montré qi

diverses assertions étaient dues à une technique défectueuse. Si l'on prend les tracés dans le décubitus latéral gauche, les battements

sont toujours positifs à l'état normal, et, s'ils sont négatifs cela tient à une cause pathologique, d'ordinaire à des adhérences de la pointe.

La l'orme traînante est fréquente dans les cardioscléroses. Elle indique que la période de tension ventriculaire est plus longue qu'à l'état normal. Souvent, en môme temps, le plateau syslolique qui l'ai! suite s'inscrit sur une ligne courbe, ce qui témoigne d'un efforl anormal du ventricule pour se vider de son contenu. L'ensemble du tracé justifie alors l'appellation imagée des cardiogrammes en « dos de chameau », que lui ont donné Gufï'er et Barbillon. Ces auteurs lui ont, avec raison, attribué une signification lâcheuse, car celle forme de tracé coïncide d'habitude avec des troubles profonds dans le fonctionnement du myocarde (fig. 36).

La forme en escalier, dans laquelle la ligne d'ascension est entrecoupée de ressauts, se rencontre chez les sujets porteurs d'une insuffisance aorlique ou plutôt d'une lésion double d'insuffisance et de rétrécissement. Elle s'explique par la longueur de la systole ventriculaire et par la difficulté opposée au passage du sauu dans l'aorte par la sténose valvulaire, l'évacuation du ventricule se faisant non plus régulièrement, mais para-coups.

Nous en arrivons maintenant aux modifications des éléments du cardiogramme.

L'ondulation a peut faire défaut, ('/est ce que l'on constate au cours de l'arythmie complète. Les tracés cardiographiques sont «lilalors de type ventriculaire (ou type nodal de Mackenzie), parce que leur élévation initiale, en l'absence de l'accident a, coïncide avec la systole du ventricule.

Dans d'au 1res cas, l'ondulation a, au lieu d'être supprimée, présente une amplitude excessive. C'est le témoignage que l'oreillette est soumise à un travail exagéré par suite d'une stase d i sang dans le ventricule. D'ordinaire, l'ondulation a correspondante des tracés veineux est également exagérée. Pour Moulinier. celte anomalie indiquerait presque à coup sûrune malformation cardiaque, notamment un rétrécissement «le Tarière pulmonaire avec communication interventriculaire. Mais on la rencontre également dans le rétrécissement tricuspidien, dord elle constitue un signe très caractéristique, comme l'a noté Mackenzie, et dans la symphyse du péricarde.

Il peut arriver enfin que le soulèvement a, tout eu conservant son amplitude normale, soi! trop loin (\\\ soulèvement suivant ou qu'il cesse d'affecter avec lui des rapport- déterminés.

Sur les tracés typiques, ce soulèvement es! séparé <\n pied de la ligne d'ascension par un intervalle d'un cinquième de seconde, égal au temps (pie met la contraction pour passer de l'oreillette au venlri-

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culc Quand il 3 a gêne dane la transmission, l'intervalle augmente au poinl d'atteindre un quarl et même un liera de seconde; quand la transmission esl complètemenl Interrompue, les systoles de l'oreillette H celles < 1 1 1 ventricule deviennenl toul à fail indépendantes les unes des autres, les premières élanl de beaucoup plus fréquentes que les secondes. Il 3 a, comme I "ii dit, dissociation totale diverses éventualités coïncident d'ordinaire avec un ralentissement permanent du pouls, symptomatiquc de la maladie d'Adams Stokes.

( )n s nil , en résumé, que contrairement à l'assertion de Mare} et de Mackenzie, la cardiographie clinique esl susceptible de donner des renseignements utiles, muis à condition qu'elle -"il pratiquée dans le décubitus latéral gauche, suivant le procédé indiqué pur Pachon.

Pouls hépatique. — A l'étal normal, la région occupée parle foie ne présente pas, comme celle des veines jugulaires, de soulèvements appréciables à la vue ou susceptibles d'être enregistrés par les mé Lhodes graphiques, Mais, dans certaines conditions pathologiques, donl la principale consiste dans la réplélion du système de la veine cave inférieure par insuffisance des cavités droites du cœur, le foie, augmenté de volume el gorgé de sang, déborde les fausses côtes cl de vicn 1 le siège de mouvements d'expansion rythmique. En appliquant alors sur lui le bouton d'un cardiographe, relié à un ap] inscripteur, <>n obtient «les tracés faciles à interpréter quand on les compare ;i d'autres tracés recueillis simultanément à la pointe du cœur ei sur les veines jugulaires.

Les battements rythmiques du foie ont reçu le oom de • pouls hépatique . Ils ont été signalés el inscrits pour la première fois par Potain et son élève'Mahol. Dans ces dernières années, Mackenzie en ;i repris l'étude, et il a montré que le pouls hépatique ressemble au pouls jugulaire, à cette différence près qu'on n'3 retrouve pas la manifestation «lu soulèvement c. Sou absence Biir les tracés du foie lui ;i même Bervi d'argument en raveur de l'opinion qu'il soutient, ;'i savoir que ce soulèvement esl <lù au choc transmis aux veines jugulaires par le battement de la carotide.

Les accidents du phlébograrome se retrouvent sur les courbes hépatiques, notamment le soulèvement v et la dépression y donl le début coïncide avec celui «le la diastole du ventricule el l'ouverture • le- valves auriculo-ventriculaires. Quant à l'accident -/. il peut êlre présent ou absent

Il esl présent el même exagéré dans les lésions du cœur droit, lesquelles ont pour eflel d'élever la pression dans l'oreillette, dans le rétrécissement tricuspidien par exemple. Mackenzie croyait n que ce phénomène était spécial à cette affection, mais Volbard et Wenckabach l'ont constaté au cours de la péricardite avec épanchemenl et de la symphyse du péricarde. L'insuffisance tricuspidienne peut être également ace pagnée d'une persista

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