‹ Maladies du cœurChapitre 16 sur 97 · MÉTHODES D'EXAMEN. — MÉTHODES GRÀPHIQJ US. «S · texte numérisé non relu

MÉTHODES D'EXAMEN. — MÉTHODES GRÀPHIQJ US. «S

pour l;i première lois sur le cheval parChauveau et Maréy dans des expériences classiques donl les résultat» onl été confirmés par Frédérieq et par 1 1 iirl lile;

Les tracés de pression intravehtriculaire recueillis par cet auteurs débutent par une petite élévation synchrone a la systole de l'oreillette^ suivie, peu après* d'une ligne il ascension brusque, puis d'un plateau plu- ou moins ondulé '-H rapport avec In systole rentriculaire. Ensuite vient le ligne de descente correspondant au relâchement 'lu muscle cardiaque, et la courbe se termine par une encoche créée par le vide poslsystbliqile figa :; i

Mare) ne put réussir à obtenir chez l'homme des tracés comparables a ceux <l«' l'animal, h !<•- auteurs qui b'j essayèrent après lui

Fiç. 34. - Cardiogramme 'lu chenal (Chauveau el M are 3 .

échouèrent également. Les courbes étaient .-1 dissemblables qu'il fui impossible de se mettre d'accord sur leur signification. Pour les uns, la systole cardiaque coïnciderait avec le pied de la ligne d'élévation; pour d'autres, avec Bon milieu ou même avec sou 9ommet. Quant au plateau, on l'a considéré comme l'expression Boit «le la systole en totalité ou eu partie, -"il au contraire de la diastole. Bref, ou eu était arrivé a dénier toute valeur au cardio gramme humain, el Mare} avait conclu que, chei l'homme, rien n'est plus varié que la forme de la pulsation du cœur. Vingt ans après, Mackenzie déclarait encore que l'étude 'le la cardiographie '-t. ut complètement à reprendre.

M. Pachon a indiqué la raison de ces échecs et le moyen de les éviter.

Cet auteur a fait remarquer que les courbes recueillies sur l'animal, au moyen «le Bondes manométriques intracardiaques, expriment uniquement les changements de pression, alors que chezl'homme, ou les procédés d'exploration seul nécessairement différents, elle- iraduisenl <les actes complexes. Le plu- important est la consistance «lu cœur, proportionnelle a la pression; un autre esl constitué parle volume du cœur qui, lui< n'a rien à faire avec elle el qui varie Buivanl les individus, la position «lu malade, etc. Vinsi s'expliquent, d'après Pachon, la >\w< rsité 'le- courbes humaines et l'impossibilité «le !«•interpréter,

H. VAQUEZ

MALAMKs 1)1 CŒUR.

Le problème consistait donc à supprimer dans l'inscription «les tracés l'influence du facteur variable, changement de volume, eu ne laissant subsisterque celledu facteur fixe, changement de consistance. M. Pachon Ta résolu en mettant le sujet dans le décubitus latéral gauche, qui a pour effet de rendre invariable la position du cœur dans la poitrine, les modifications de consistance témoins fidèles de colles de la pression, persistant seules.

Pour obtenir un bon tracé, suivant le procédé de Pachon. on place le sujet sur une table, ou mieux sur deux tables mises bout à bout et distantes l'une de l'autre de 30 centimètres environ, de sorte que la région précordiale se trouve comprise dans l'espace laissé libre. Quand on a affaire à des malades, on peut les faire eou-

Fig. 35. — Cardiogramme en decubitus Jaléral gauche (méthode de Pachon) identique au tracé de pression intraventriculaire de Chauveau et Marev.

cher en travers de deux lits placés l'un près de l'autre : on applique follement le bouton du cardiographe sur la pointe du coeur, et on le maintient lixé soit par la main d'un aide, soit par celle du sujet lui-même.

Le cardiogramme recueilli dans ces conditions reproduit exactement les tracés de pression intraventriculaire de Chauveau et Marey (tig. 35). On y retrouve l'ondulation <t correspondante la contractionde l'oreillette, la ligne d'ascension brusque contemporaine de la période de tension syslolique du ventricule, le plateau systolique avec ses trois ondulations caractéristiques traduisant la période d'évacuation et enfin la ligne de descente, de la phase de décontraction cardiaque, terminée par une encoche dont la partie la plus basse correspond au moment où les valves auriculo-ventriculaires s'ouvrent pour laisser passer le sang dans le- cavités sous-jacenles.

Dans la portion du tracé qui va de cet le encoche jusqu'au pied de la ligne d'ascension suivante, -'inscrit la période diastolique de la révolution cardiaque avec ses trois phases : la phasede remplissage brusque du début, indiquée par la ligne ascendante de l'encoche, la phase de remplissage lent, traduite par la ligne droite légèrement

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