RAPPORTS DES ORGANES INTRACRANIENS
millimètres près, sous-jacente à la suture lambdoïde. II est facile, lorsqu'on connaît le siège occupé par les scissures, de déterminer la situation des sillons secondaires et des circonvolutions.
C'est ainsi que les sillons pré et post-rolandiques, parallèles au sillon de Rolando, sont situés à 18 ou 20 millimètres en avant et en arrière de lui; que le premier sillon temporal est situé à 15 millimètres au-dessous de la scissure de Sylvius. Sur une ligne allant du lambda au point nasal, on trouve, à 7 centimètres enavantdu lambda, le pli courbe; à 10 centimètres, le lobule du pli courbe; au-dessus du milieu de l'apophyse zygomatique, le cap de la troisième frontale et l'artère méningée moyenne (Poirier).
Fig. 10. — Rapports des sinus veineux et de l'artère méningée moyenne avec les parois osseuses du crâne (d'après Marion).
Rapports DU cervelet a.vec lesp.vroisducr.vne. — Le cervelet, situé au-dessous d'une ligne qui nait de l'angle orbito-temporal et aboutit à 1 centimètre au-dessus del'inion, répond en avant au point d'union du tiers postérieur et des deux tiers antérieurs de l'apophyse niastoïde. On atteindra directement l'organe en trépanant au milieu d'une ligne allant de l'inion à la pointe de l'apophyse mastoïde.
Rapports de quelques gros vaisseaux ménlngés avec les parois CRANIENNES (fig. 10). ■ — u. SiNus VEINEUX. — Lcur situation est indispensable à connaître pour éviter leur blessure au cours de la trépanation :
Le sinus longiliidinal supérieur est situé sur la ligne médiane ; il est flanqué de chaque côté par des lacs sanguins, en sorte que, pour éviter la blessure des canaux veineux, il faut trépaner à 2 centimètres environ en dehors de la ligne médiane ;
Le pressoir d'Hérophyle, auquel aboutit le sinus longitudinal supérieur, répond à l'inion ;
Les sinus laléraux, qui en partent, sont situés, dans leur portion horizontale, immédiatement au-dessous de la ligne déjà citée qui va de l'angle orbito-temporal à 1 centimètre au-dessus de l'inion, et répondent par leur portion verticale à la partie postérieure de l'apophyse mastoïde. Les deux portions se réunissent au niveau de l'astérion (fig. II).
Pig. 11. — Rapports du sinus latéral avec l'apophyse mastoïde et l'antre
masto'i'dien.
b. Vaisseaux méningés. — L'artère méningée moyenne, après avoir pénétré dans le crâne par le trou petit rond, se divise bientôt en deux branches, une antérieure qui croise le ptérion et chemine à 5 ou 10 millimètres en arrière de la suture coronale, accompagnée par des veines ou quelquefois par le sinus sphéno-pariétal de Breschet ; une postérieure, qui se ramitie sur la face interne de l'écaillé temporale et du pariétal (fig. 10).
m. — DES DIVERS PROCÉDÉS DE TOPOGRAPHIE CRANIO-ENCÉPHALIQUE.
Malgré les notions anatomiques que nous venons d'exposer, il faut bien reconnaître qu'il n'est pas facile, sur un crâne recouvert de ses parties molles, de déterminer par rapportauxparois osseuses du crâne la situation occupée par les scissures et les principales circonvolutions sous-jacentes, parce que certains points de la paroi crânienne dont il a été question dans notre description, et particulièrement les sutures, ne sont que très difficilement perceptibles au palper à travers les téguments. Aussi a-t-on imaginé un certain nombre de procédés destinés à tracer sur le cuir chevelu les grandes scissures et les circonvolutions groupées autour d'elles, en utilisant certains points de repère osseux facilement appréciables à travers la peau, tels la protubérance occipitale externe, l'arcade zygomalique, le bord