CÉPHALALGIE NON TRAI AIATIQUE
Nous avons vu précédemment (p. 2-21) que l'intervention cliii-urgicale était indiquée dans les céphalées rebelles d'origine traumatique.
La même conduite a paru légitime à certains chirurgiens, parmi lesquels Horsley, en ce qui concerne les céphalalgies non traïunatiques^ fixes et qui résistent à tous les traitements médicaux; mais cette manière de faire a soulevé des protestations (Krônlein, Sahli, etc.).
Il faut cependant reconnaître qu'elle est légitime et que, dans des cas, très rares il est vrai, où la vie des malades est rendue intolérable par des douleurs qui résistent à toute la thérapeutique médicale, on serait en droit de recourir à la trépanation, d'autant plus que cette opération, qui consiste dans une simple ouverture du crâne, n'oH're pas de gravité et que, d'autre part, il résulte de la lecture des observations publiées que la trépanation simple a fourni parfois des résultats heureux [Voy. Bock, De la trépanation dans les céphalalgies rebelles (La Clinique, 1898)].
Comment agit la trépanation ? On ne le sait pas exactement ; peutêtre par décompression, peut-être par suppression d'une lésion osseuse localisée, peut-être enfin par simple infiuencc psychique chez un sujet névropathe ?