‹ Maladies du crane et de l'encéphaleChapitre 72 sur 123 · LÉSIOAS LXFECTIEUSES DU PÉRICRANE · texte numérisé non relu

LÉSIOAS LXFECTIEUSES DU PÉRICRANE

Ces infections sont LOCALISÉES ou GÉNÉRALISÉES.

Les INFECTIONS LOCALISÉES sont représentées par le FURONCLE. l'ANTHRAX, TABCÈS CIRCONSCRIT.

FURONCLE. — ANTHRAX. — Il y a peu de choseà dire du furoncle et de l'anthrax, qui présentent ici leurs caractères ordinaires. On les rencontre surtout dans la région occipitale du cuir chevelu ; ils sont alor.s le plus souvent consécutifs à des furoncles de la nuque propagés au «uir chevelu.

Ils peuvent s'étendre en profondeur, et, après élimination du boui- 'billon, on peut voir au fond de la petite plaie l'os mis à nu. Ils peuvent se compliquer d'inflammation des sinus veineux crâniens.

Leur traitement n'offre ici rien de spécial.

ABCÈS CIRCONSCRIT. — L'abcès circonscrit esl sous-CUtané ou 30 us-aponévrotique .

L abcès sous-cutané s'observe à la suite d'une plaie infectée du cuirchevelu, d'une contusion, d'une bosse sanguine enflammée, d'un érysipèle, d'une lymphangite du cuir chevelu. Les caractères cliniques ne diffèrent pas de ceux des abcès en général. Parfois cependant l'abcès peut, comme une bosse sanguine, être mou dans sa partie centrale et dur à sa périphérie, ce qui fait songer à un enfoncement •du crâne. Si l'abcès occupe la région mastoïdienne, il faut éviter de le confondre avec une mastoïdite ; un interrogalou'e soigneux du malade, l'examen des cavités de l'oreille, de la mastoïde elle-même, permettront généralement de rattacher les lésions inflammatoires à leur véritable cause.

Le traitement ne présente aucune particularité.

Abcès sous-aponévrotique. — Cette variété d'abcès peut succéder ■également à une plaie septique, à une contusion. Il peut être la •conséquence de l'infection secondaire d'un céphalématome ; Cushing a vu une suppuration de cette nature provoquée parle gonocoque au cours d'une ophtalmie pui'ulente.

Il n'y arien de spécial à dire en ce qui concerne leur diagnostic et leur traitement.

Je ne m'occupe pas pour lemomentdes abcès sous-aponévrotiques, •qui reconnaissent pour origine une lésion osseuse du squelette crânien (ostéomyélite, syphilis, tuberculose), et dont l'histoire se rattache à celle de ces infections.

Les INFECTIONS GÉNÉRALISÉES sont représentées par l ÉRYSI- PÈLE et le PHLEGMON DIFFUS.

Ces infections sont ou primitives, ou secondaires à une infection d'abord localisée.

Je les ai décrites en étudiant précédemment les complications

OSTÉOMYÉLITE AIGUË. 363

infectieuses des traumatismes intéressant les parties molles péricraniennes (Voy. p. 152); je n'ai donc pas à y revenir maintenant. Je tiens seulement à faire remarquer combien ces graves complications sont devenues rares avec nos méthodes actuelles de pansement et £i rappeler que le meilleur moyen de les prévenir consiste, lorsqu'on est en présence d'une plaie du cuir chevelu présentant des phénomènes inflammatoires, à enlever immédiatement les sutures et à écarter les bords de la plaie pour permettre l'issue au dehors des liquides septiques qui y sont retenus.

On peut rencontrer au niveau du crâne des lésions luberciileuses ou si/philitiqiu'S limitées aux parties molles péricraniennes. Les lésions syphilitiques sont représentées par des gommes de nombre et d'étendue variables; exceptionnellement les lésions sont étendues à la totalité du cuir chevelu, comme dans un cas publié par Ehrman à la Société império-royale des médecins de Vienne (1905), où le cuir chevelu était presque entièrement détruit par des ulcérations confluentes et serpigineuses s'étendant du front à l'occiput et en profondeur jusqu'au périoste. Des cas aussi étendus sont actuellement de véritables raretés, parce que généralement les malades viennent consulter avant que les lésions aient pris une pareille extension. Chez la malade de Ehrman, la cicatrisation fut obtenue progressivement avec le traitement spécifique.

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