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artérielle. C'est ainsi que la digitale, qui guérit Tasystolie, est capable de créer une sorte à!asystolie toxique.
Tous les accidents produits par la digitale peuvent être d'autant mieux méconnus qu'on les met souvent sur le compte de la maladie, au lieu de les attribuer au médicament. De ce nombre sont : les hallucinations, la somnolence, le délire, les vertis'es, les troubles et obscurcissements de la vue, la diplopie, les bourdonnements d'oreilles, la céphalalgie, les alternatives de rougeur et de pâleur de la face, l'algidité, les étouffements subits, les syncopes et l'anxiété précordiale, la contraction ou parfois la dilatation extrême des pupilles; les irrégularités, les intermittences, l'état filiforme du pouls, etc. Enfin, d'après Daroziez, l'abus de la digitale déterminerait le développement de certaines névralgies intercosto-brachiales. C'est là une sorte de pseudo-angor digitahque qu'il ne faut pas confondre avec Y anxiété précordiale, produite par l'emploi du médicament à dose toxique, ni avec les accès &'angor vrai provoqués chez les angineux à la suite de l'emploi intempestif de la digitale.
Mais, de tous ces accidents, les plus importants sont ceux qui se passent du côté du tube digestif. Ce sont d'abord des vomissements qm ont des caractères tout à fait spéciaux : ils surviennent d ordinaire, vingt-quatre à trente-six heures après l'administration de trop fortes doses de digitale, ils sont donc tardifs • il. se distinguent des vomissements pY'co... qui sont dus seulement a l action topique de la digitale sur la muqueuse de l'estomac, et qui ne sont pas d'origine toxique comme les premiers Ceuxci sont tenaces, très pénibles, accompagnés d'efforts, de nausées ^'l de douleurs épigastriques très violentes; les vomissements d.gi aliques sont si pénibles et angoissants, qu'un auteur leur avait donné le nom de « nausées des mourants ». Les mômes
P'"' intestinaux, et ladiarrhée
^ar ml ' vomissements de même nature, est re-
marquable par ses évacuations rares et douloureuses, par ses
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Ibtrapeutique. Or, je répète encore qu'ils sont extrêmement rares,
7'i t LEÇONS I)K TlIKHArKUTIOUE KT DE CLINIQUE MÉDICALES
lorsqu'on a soin de prescrire le médicament suivant les règles principales qui viennent d'être déterminées, et que je résumerai encore plus lard, lorsque je répondrai à celte dernière question : « Gomment doil-on prescrire la digitale ? »
11 est bon de savoir cependant que les accidents toxiques surviennent en raison inverse de l'action cardiaque produite par le médicament. Je m'explique : Vous prescrivez , par exemple, pendant plusieurs jours, 30 centigrammes de macération de digitale qui ne produisent aucun effet sur un cœur profondément dégénéré; il en résultera que toute l'action médicamenteuse pourra se concentrer sur le système nerveux et déterminer, en conséquence, quelques phénomènes toxiques de ce côté, si l'on continue pendant un temps plus ou moins long l'administration des mêmes doses.
Par contre, on peut ordonner une quantité du médicament beaucoup plus considérable, qui porte alors toute son action sur un myocarde encore valide, mais sans exercer, comme tout à l'heure, aucune influence sur le système nerveux, par suite d'une réelle dérivation médicamenteuse.
Le même fait a été signalé par Germain (de Ghàteau-Thierry). <( Le danger du côté de l'estomac, disait-il, est d'autant plus grand, que l'effet diurétique que l'on attendait ne se produit pas. »