OU
0,50 cent, de mac.
de digitale.
0,40 cent, de mac.
de digitale.
0,30 cent, de mac.
de digitale.
0,30 cent, de mac.
de digitale.
IJales Hégimc et Iraitcnient
janvier Dig. supprimée — 0,50 cent, de
mac. de dig.
~ Dig. sujiprimée
l!réc
l'oiils
Ui'incs
loitli
iO
LE(;U-\-S DE TllÉUArEUTlOUE ET UE CLlNinUE MÉDICALES
Dig. suppiiniée
Diites
lévrier
lo
llégime et tiiiitcniLMit hvéc
Eau de sedlilz
mac. de dig
Macération de nervures 0,40 cent.
0,40 - 0,30 — Dig. supprimée
Régime lacté
mars —
Macération de feuilles de digitale 0,50 cent.
0,40 0,30 0,20 Dig.
supprimée
Pouls
Liincs
1.500 l.oOO 1.350 1.100 1.200 1.100 1.400 3.000 1.800 1.550 1 .650 1.450 1.600 2.200 2.200 2.000 2.200 2.000 1.750 3.000 2.950 2.800 2.500 2.200 3.200 3.200 3 000 2.000 2.000 2.200 1.200
Poids • 51 »
T,A DIGITALE ET I.A MEDICATION CARDIOSTIIÉNIOUE 741
j). Un fait extrêmement important, que le clinicien ne doit jamais perdre de vue, c'est le jjouvoir accumulatif de la digitale, lequel dépend de sa lenteur d'absorption et d'élimination. Il en résulte que l'action du médicament se fait sentir, seulement un ou deux jours après son administration, et qu'elle se continue encore pendant plusieurs jours après sa suppression, comme on peut le voir par le tableau précédent. D'oiila règle thérapeutique suivante :
Les doses de digitale s'ajoutant les unes aux autres, il faut la prescrire ci doses décroissantes, il ne faut pas maintenir son emploi à doses élevées, au delà de quatre à cinq joilrs.
k). Mais, à côté de l'accumulation d'aclion, il fajut placer l'accumulation des doses. Dans ce dernier cas, — comme l'a dit si bien Gubler, — « la substance ne pénètre pas immédiatement dans les organes qu'elle modifie ; pendant un temps plus ou moins long elle circule, ou bien elle est en réserve dans les interstices du tissu cellulaire, dans les lacunes initiales du réseau lymphatique, dans les organes qui sont en train de l'éliminer, mais qui l'éliminent avec une certaine lenteur ».
« La substance peut être tenue en réserve dans un organe. » En voici un exemple frappant : °
Tout le monde sait que la forme pilulaire, si commode pour le malade, peut être absolument défavorable pour l'effet du médicament; et l'on connaît des cas où l'on a trouvé dans l'intestin des quantités parfois considérables de pilules d'opium ou de quinine qui étaient restées ainsi sans être dissoutes. De même plusieurs pilules de digitale, prescrites pendant quelques jours' peuvent s'engager dans un repli de la muqueuse stomacale où' non dissoutes, elles sont inactives, jusqu'au jour où elles sont reprises tout à coup par la circulation générale, et produisent des effets parfois toxiques, auxquels on était loin de s'attendre Donc on peut ainsi définir l'accumulation cVaction et de do^e^ de la digitale : la première est son emmagasineraent dans un organe (estomac ou intestin) : la seconde est son emmagasinement clans 1 organisme. .
CoN<:,xs.ox PRATIQUE : Autant que possible, les médicaments bc^ ni 1^-°^"'''' ^'^^'^""^"'^^tivcs, en tête desquels se place la digitale, doivent être généralement prescrits sous forme liquide.
7i-2 LKÇONS UIO TllÉlUPEUTIQUK KT UK CLINIQUE MÉDICA.LES
On ignore gcncralcmcnt tous ces fuils, on n'observe pas les préceptes qui en découlent, on prolonge trop longtemps l'action du médicament, ou encore, on le prescrit, en quantité trop considérable, à doses croissantes et sous une forme défavorable à son absorption immédiate. C'est pour ces raisons scm/cs que la digitale peut produire parfois des accidents toxiques que je crois utile de décrire, tout en déclarant de la façon la plus formelle, que les ai très rarement observés, quoique j'aie prescrit souvent des doses assez considérables de digitale. La raison en est bien simple : c'est parce que je ne me suis jamais écarté des règles qui doivent constamment présider à l'administration du médicament. Dans ces conditions, il n'est donc pas aussi dangereux qu'on a voulu le dire. Je crois môme qu'on a singulièrement exagéré le pouvoir accumulateur de la digitale et ses mauvais effets sur l'organisme. C'est ainsi que, dans les 46 observations sur lesquelles s'appuie la thèse récente de mon élève Courtade, observations que j'ai pu suivre pendant plus de trois ans, je n'ai jamais constaté aucun accident toxique.
IV Quoique les accidents provoqués par le digitahsme soient • très rares et que ses dangers aient été singulièrement exagères, il n'est pas inutile de les connaître; car ils peuvent encore être produits par des médecins imprudents et non observateurs des
règles thérapeutiques. . • r
A ce sujet, il est une remarque importante a faire : Ces accidents ne surviennent pas d'ordinaire ou surviennent tardivement chez un homme infiltré, tant que l'infiltration persiste et que le malade n'a pas vidé toute sa sérosité. Mais ils surviendront beaucoup plus vite et plus facilement si l'on continue le médicament après la disparition des œdèmes. C'est là un fait que j ai observe
^^^V^yons maintenant en quoi consistent ces accidents de digi-
talisme : ,
D'abord, du côté de l'appareil circulatoire, on note des accidents ab'^olument contraires aux effets qui avaient été obtenus a dose thérapeutique, c'est-à-dire : une accélération, avec irrégularité des battements cardiaques, et l'abaissement de la tension