‹ Maladies du cœur et des vaisseaux [electronic resource]Chapitre 66 sur 83 · I.A DlGmLE ET LA .MÉDICATJO.X CAUDlUSIllÉ.NJOUE Hl-i · texte numérisé non relu

I.A DlGmLE ET LA .MÉDICATJO.X CAUDlUSIllÉ.NJOUE Hl-i

de kl digitale par la voie stomacale est inefficace ou difficile, et Ton doit avoir recours aux solutions très étendues, au.\ évolutions au millième d'après cette formule :

Digitaline amorphe d'Homolle .... 0,10 cenligr.

■^^^<^ol 2.0 grammes.

Eau 23 —

Chaque demi-seringue (X gouttes) représente un milligramme de di"ita Ime. Injecter prolbndément une demi-seringue deux ibis par iour dans la région du dos, i j )

k). Je ne parle pas des caLaplasmes de digitale, des baim, ou encore des frictions ou onctions qui sont douées d'une action nulle ou infidèle.

/). Parfois, lorsque la macération et l'infusion de digitale sont efficaces, il faut recourir à une autre préparation, au vin diurétique de Trousseau (vin composé de scille et de digitale) Mais on l'ordonne souvent à la dose exagérée de 3 à 5 cuillerées à soupe par jour. Or, il ne faut pas oublier que 20 grammes de ce vin représentent les principes actifs de 2o centigrammes de feuille^ de digitale, et que l'on ne doit pas dépasser la dose d'une adeu^ CU.1 erees à soupe. - 11 n'en est pas de même du vin diurétique de la Charité qm renferme seulement de la scille, et qui peut être prescrit à la dose de 4 à 6 cuillerées à soupe par jo^r

D autres lois, je me suis bien trouvé de l'emploi di Vox.meî diurétique de Gabier de Beaujon à dose de digitale, d e g

n^.E>uploi des digitalines. - Il n'est pas Indifférent d'employer la d gttale ou la digitaline. Cette dernière est douée d'une actfon dmretique inférieure aux autres préparations de digitairc!i n dan , U resuite d'expériences que j'ai laites récemment à^^ pital, que si les digitalines ont le plus souvent

dju..a,j , ^u:zzz

We„ ccsl parce <iue les doses oraployces sont uZm-

Amsi, il faul quatre n>illigra„„„os do cl^ ,11^ „

produire l elTet diurai<,ue obtenu par a m^ tl:!'''; ," "7

gmunues de digitale. J'ai obtenu égal mem d s

c-aaues et une diur.se abondante en^r Wa„feu1r Z

un demi ou trois quarts de milligramme de digitaline cristallisée de Petit. Vous m'avez même vu employer la dose d'un milligramme sous forme d'une solution au millième (oO gouttes représentant un milligramme) ; mais souvent, cette dose est trop forte et détermine quelques accidents d'intolérance gastrique (nausées, vomissements, etc.).

Sans doute, la digitaline est le principal agent de digitale, c'est môme celui qui reproduit le mieux ses effets physiologiques et thérapeutiques. Cependant, quand on réfléchit que la digitaline n'est pas soluble dans l'eau, mais dans l'alcool, et quil doit s'en dissoudre une très faible quantité dans la macération de digitale éminemment diurétique, on peut croire qu'un principe autre que la digitaline est doué de cette propriété. L'action de la digitale et celle de la digitaline ne sont donc pas identiques. De même, la quinine agit autrement que le quinquina, la morphine est un médicament et l'opium en est un autre, l'émétine ne remplace pas complètement l'ipéca... « La nature nous offre, ajoute Fonssagrives, dans chaque médicament végétal une thériaque, et non pas une sidDstance simple, et c'est une des erreurs de la pharmacologie contemporaine que de s'être éprise, sur les promesses de la chimie, de la passion des alcaloïdes et des extraits. »

Du reste, la digitale ne renferme-t-elle pas d'autres glucosides ou d'autres principes actifs, tels que la digitonine, \a digilaléine, la digitoxine, la digitine, la digitalose, Y acide digitolique, etc. ? D'après Hoppe, la digitoxine, la digitaline et la digitaléine produisent des effets ressemblant beaucoup à ceux des feuilles de digitale. D'après Schmiedeberg, l'action de la digitonine est voisine de celle de la saponine (gliicoside du polygala senega), et produit facilement la parésic cardiaque. Mais de tous ces glucosides, c'est la digitoxine qid est la plus active : elle est six à dix fois plus toxique que les autres, elle est douée surtout de propriétés éméliques et irritantes déterminant rapidement des vonùssements, de la diarrhée, des phénomènes algides, des abcès, par action locale sur l'estomac et le tissu celkdaire sous-cutané.

En tous cas, il est nécessaire de bien spécifier la digitaline que l'on veut employer. Car il en existe plusieurs sortes : 1" la digitaline française ou amorphe d'iiomolle et Quévenne ; 2° la digitaline allemande de Merclv ; -S" la digitaline cristallisée de BUniuart; la

LA IHGJTAI.K ET LA MKUJLATION CAIlDIOSTIIÉiXIQUE 815.

digitaline cristallisée de Nativelle ' ; :j" la digitaline cristallisée de Petit.

Celle de Nativelle qui ne serait, d'après Blaquart, « qu'une curiosité de laboratoire », est toxique à faible dose; elle n'est pas aussi constante qu'on l'a dit dans son action, elle est cinq à six fois plus active que la digitaline amorphe, elle ne doit être employée qu'à la dose d'un quart de milligramme, trois à quatre fois par jour; mais je ne crois pas, comme WidaP, qu'elle diminue au heu d'augmenter la diurèse.

Je préfère de beaucoup la digitaline française, différente de la digitaline ahemande par les caractères suivants : la première est extraite des feuilles, insoluble dans l'eau, peu soluble dans l'éther, soluble dans l'alcool et le chloroforme, et verdissant par l'action de l'acide chlorhydrique ; la seconde est extraite des semences, soluble dans l'eau et ne verdit pas par l'action de 1 acide chlorhydrique. Je ne connais qu'un seul cas où Ton pourrait préférer la digitahne allemande à la digitaline française c'est lorsqu'on veut l'employer en injections sous-cutanées,^ et cela en raison de sa solubilité plus grande dans l'eau

La digitaline amorphe d'Homolle est cent fois plus active que la poudre de feuilles : donc 1 à 4 granules d'un milligramme correspondent a 10 et 40 centigrammes de poudre

J^^'^rf""'' d'administration, c'est pour la

dig taline, plus encore que pour la digitale, qu'il faut se garder den abandonne, l'emploi au g.é du malade. Je me rappelle toujours a ce sujet un jeune homme qui avait pris des g 4ules de

'''' P^"^-^ -ois con^!

outils a qu, s était amsi créé une véritable maladie toxique aracterisee par des palpitations, des irrégularités cardiaque des syncopes, la faiblesse du pouls, le refi^idissemen d fet trémites et la vision des objets en vert '.

cnstallisécs (Nativelle, Ifo.nollc et . u\e, digitalines, amorpi.e llomollc et (Juévenne, la di^nlùv ne ^11 ' -'^''"''^^

caractères physiques et du,niciùes,onL auUi des non v T mêmes [Ann. d'Iiygiàne publique, nov. et déc 1886 ) comparables.

Selon moi, cette assertion n'est pus encoro \u.^u•■ sont remarquables au contraire pa la vârià é "^'"'''^^^ digitalines

^ Celle vision des objets en q,./; j ' ; '"''''«-^'^•)'

- M"t ,, ,u parfois observée, a élé signalée dans

816 IJiÇONS DE TllElUPEUTJQUE ET DE CLINIQUE MÉDICALES

Néanmoins, la digitaline oristalliséc rend de très grands ser vices à lilrc d'agent sédatif dn cœur, contre les palpitations, l'arythmie, la diminution de la diurèse et parfois aussi contre les phénomènes asystoliques. Je préfère à la forme granulée, la forme li(iuide d'après la formule chée plus haut.

n). La digitale chez les enfaals et chez les vieillards. — En principe, il faut admettre que les enfants supportent bien la digitale, en raison même de l'état d'intégrité de leur muscle cardiaque et des vaisseaux, et des organes sécréteurs ou éliminateurs comme le foie et le rein.

Les vieillards la supportent mal, en raison des lésions du muscle cardiaque et de leurs vaisseaux, de l'état d'imperméabilité rénale ou d'insuffisance hépatique. Donc, aux vieillards comme aux artério-scléreux — et pour les mêmes raisons, — la digitale doit être prescrite avec une certaine prudence, et à petites doses.

Mais chez les enfants, la digitale doit être donnée d'une façon plus tardive, parce que leurs cardiopathies sont remarquables par la longue période de l'état latent, par l'absence ou l'atténuation des troubles fonctionnels contrastant avec l'exagération des signes physiques; l'impulsion cardiaque est longtemps énergique, le pouls reste fort, les troubles de la circulation périphérique et les phénomènes d'asthénie cardio-vasculaire arrivent tardivement, 11 en résulte que, tardivement aussi, la digitale doit être prescrite, au moins comme médicament dirigé contre l'asystolie.^

Quoique la digitale soit bien supportée par les enfants, il ne fau^ jamais s'écarter des préceptes suivants que Jules Simon rappelle et sur lesquels j'ai déjà insisté : « Chez les enlants, fractionnez les doses des médicaments toxiques, survcilloz-en avec une grande attention les elï'ets physiologiques, et n'oubliez point d'en suspendre l'emploi au moment voulu. »

..uel-iues rails d'hiloxicatioa di«ilali.|ue, el nolammenl, dans une obseryalion de A. Martin {Soc. de rnod. do Paris, 20 mai 18SJ) Ce nu.lade presenla.l d . troubles visuels très intéressants, bien étudiés par Ltoucheron : l .m.nut on de a puissance visuelle; vision verte des couleurs; vacdlement el ^l^^f^''"'^.'^;!' " Se ils objets; iné^klilé pnpillaire. Ce malade avait pns 4o grammes ^ f ^k" 5e feuilles de digitale, et n esl pas n.ort! 11 s'agissait sans doute de fÇ' ' «^-1 ""^

Mialilé inférieure : de plus c'est l'abondance même des vomissements .p" a pu aïu er fg .crison, diù le précepte de les respecter ou de les P™v-i"cr îescas d'intoxicalion digitalique.Du reste, il faut toujours se rappelerque ledange,

■ r. V •■.lion ne se n^esure pas toujours à laquantité de médicamenlcm|.loyee, i^r;^ia s;;r;:^ui:Vîaatd .'^-aleou d'in.umsan.-e .,épa..,ne.

Il faul dans la médecine infantile, proscrire l'emploi de la di^ilaline et surtout de la digitaline cristallisée qui est trop active. On peut ordonner l'infusion de feuilles de digitale à la dosf -1 à 10 centigrammes dans loO grammes d'eau. — L'extrait de <li§itale se donne à la dose de 1 à 2 centigrammes au-dessous ih 2 à 3 ans, de 5 centigrammes à S ans, et de 10 centigrammes au-dessus de cet âge. — La teinture alcoolique : o à 10 gouttes au-dessous de 3 ans; 10 à 15 gouttes de 3 à 5 ans; 20 gouttes au-dessus de cet âge.

Le sirop de digitale (dont chaque cuillerée à soupe contient 30 centigrammes, de teinture, ce qui équivaut à 33 centigrammes d extrait) doit être prescrit à la dose d'une à deux cuillerées à café aux enfants âgés de moins de 2 ans, et de 3 à 4 cuillerées à ctifé au-dessus de 6 à 8 ans.

II. — Principales préparations de digitale. — Ce sont : Valcooiature, la teinture éthérée, V extrait aqueux de digitale. - La teinture alcoolique, Vextrait alcoolique, la poudre, les tisanes (inlusions et macérations), les sirops. - Les digitalines.

Parmi les préparations composées : le vin diurétique de Trousseau Uxymel diurétique de Beaujon, les pilules, les iWm-etlesW«,.,5 composées, etc.

A. — Préparations simples.

Parmi ces préparations, les trois premières sont infidèles-

rtr/s Tt'a'l "T^''-''"' ^"'^^^^ '''' des feuille; Iraiches, et que celles-ci sont moins actives qiie les feuilles

pèches; la teinture éthérée n'a quelque valeur comme le dît M. Regnault, qu'à la condition d'ôtre mal préparée c'est d,t une solution éthérée contenant de l'alcool, car K the'r I fZtl pureté dissout très peu de principes actifs' de pî^L -^^ <mcux est une préparation infidèle, d'une activUé très' ^1".'

Teinture alcoolique de diniiale — Fii„ . •

" litre d'agent .éLif du cœur et ne n„ ^ , P'™' P'"'*' croyait Gubler, des p^rié JJ^^^'i^/^t f-^fi T la macération de feuilles S-, rl„.„ • " 'nfusion ou il

28 gouttes correspor^T^t environ UO?",-" «"utles.

1 environ a 10 centigrammes de poudre

HL-CHAnO. - TIIKMAI-. ET CL. AllÎDlCALES.

818 LEÇONS DE TlŒRArEUTlQUE ET DE CLINIQUE MEDICALES

de digitale, et à un milligramme de digitaline. — Le poids moyen d'une goutte de teinture de digitale étant de 0,018y, un gramme de cette préparation correspond donc à 54 gouttes environ, et non à 20 gouttes, comme on le croit généralement, et 32 gouttes correspondent à 10 centigrammes de feuilles de digitale. Donc si l'on voulait obtenir un effet diurétique correspondant à lu dose de 40 centigrammes de feuilles de digitale, il faudrait prescrire 128 gouttes de teinture !

Mais il faut se rappeler que plusieurs causes peuvent faire varier le poids de la teinture de digitale : 1° la dessiccation plus ou moins complète des feuilles employées ; 2° l'évaporation de la teinture ; 3" l'emploi de l'alcool à des titres inégaux (60 ou 90").

Extrait alcoolique. — A la dose de 5 à 20 centigrammes.

Poudre de feuilles. — A la dose de 5 centigrammes à 50 centio-rammes en pilules, en infusion ou en macération. D'une façon générale, la forme pilulaire est défectueuse, et il est toujours préférable de recourir aux préparations liquides.

Tisanes. (Infusions et macérations.) — Les meilleures préparations contre Vasystolie, quand on veut obtenir un effet diurétique avec le renforcement du cœur et l'augmentation de la tension artérielle (voir les formules plus haut).

Comme la digitaline est soluble dans l'alcool et à peine soluble dans l'eau, j'ai imaginé de faire préparer des macérations%./roalcooliques, c'est-à-dire des macérations de digitale additionnées d'une certaine quantité d'alcool (10 à 20 grammes pour 300 grammes de macération) destinée à dissoudre une quantilr plus grande de principes actifs. Or, jusqu'ici, les résul ats que •en ai obtenus neiue paraissent pas supérieurs au pomt de vu. de la diurèse, à ceux des macérations ordinaires.

cirom - Le sirop du Codex préparé avec l'alcoolé de di^itale '^e prescrit à la dose de 10 à 40 grammes (20 grammes coiTespond^mt à 50 centigrammes de teinture, à 10 centigramme^ Te foudre et à un milligramme de digitaline) ; s'administre comme fa te ntuil alcoolique quand on veut produire des effets seda if .

T^Z de digi aie de Labclonjje, préparé avec 1 extrait hydro- . W ^di^tale, se prescrit . la dose de 30 . GO grammes

LA DIGITALI-: ET LA MÉDICATION CARDIOSTIIK.MQLE 819

(30 grammes représentant 20 centigrammes de poudre de digitale).

Digitalines. — La digitaline amorphe française est supérieure aux digitalines allemandes, elle se prescrit à la dose de 1 à 4 milligrammes par jour.

La digitaline cristallisée se prescrit à la dose de un quart de milligramme à d milligramme, par jour.

On prescrit la digitaline en granules, en solution, ou en sirop. Les g-ranules sont ordinairement de 1 milligramme, pour la dioitaline amorphe, et d'un quart de milligramme, pour la digitaline cristallisée. — On prépare une solution dont dix gouttes représentent un milligramme de digitaline amorphe d'Homolle (voir plus haut). Enfin, le sirop de digitaline d'Homolle et Quévenne contient un milligramme de digitahne pour 15 grammes.

La digitaline doit être employée à titre de sédatif ^om combattre les phénomènes d'excitabilité cardiaque. On lui a dénié à tort tout effet diurétique; or, mes expériences m'ont prouvé qu'il s'agit d'une question de doses et de préparation, car un milligramme de digitaline amorphe correspondant à 10 centigrammes de poudre, il est nécessaire d'ordonner 3 à 4 milligrammes pour produire un effet diurétique, inférieur en tout cas à celui qui est obtenu par l'infusion, et surtout par la macération. De plus cet effet dmrétique est plus sûrement obtenu, d'après moi' avec la solution de digitaline qu'avec les granules. Pour la digitaline cristallisée, la dose varie entre un demi à un milligramme.

Je suis donc formellement opposé à l'opinion de Regnault qui conclut au rejet de la digitaline et qui la regarde à tort comme toujours infidèle, et souvent inactive.

B. — Préparations composées.

Vin dhu-cliqiœ de Trompa,,. - Vin composé de dioiial,. de scUle el d'acétate de potasse. Très diurétique Le plus souvent' on Ic-donne a Uy foHc dose, et certains formulait indiqne, a u tort des quantités de trois à cinq cuillerées à soupe pà ou 11 aut se rappeler que 20 grammes de ce vin ren L'neit à'i centigrammes de poudre de digitale et m,e I- i '^^^ ilémsser 9n !, lA „ "'B"aic, et que la dose ne doit i)as

ucpasser JU a 40 grammes au plus.

S20 LEÇONS DE TlIÉRAPiîUTIQUE ET DE CLINIQUE MÉDICALES

Oxymel diurétique de Beaujon {ou de Gubler). — Préparalion complexe qui répond souvent à l'indication de tonifier les vaisseaux et le cœur, d'agir sur les reins, et de calmer aussi parfois les phénomènes d'excitabilité cardiaque. Voici la formule :

Teinture aie. de digitale | ..^^ grammes.

Extrait aqueux d'ergot '

Acide gallique ^

Bromure de potassium ! àà 30 —

Eau de laurier-cerise ' ^

Sirop de cerises ^

Oxymel scdlilique Deux ou trois cuillerées par jour dans un peu d'eau.

Teintures composées. - On peut, suivant les indications, associer la teinture alcoolique de digitale à la teinture de sciUe, à l'aconit, à la teinture de noix vomique, etc.

Poudres composées. - Voici une poudre composée qui s'adresse a la fois aux reins, au foie et au cœur dans les congestions pas- <5ives des cardiopathies (Peter) :

Poudre de scille )

Poudre de digitale àâ 05 centagr.

Calomel

Mêlez et divisez en trois paquets à donner à une heure d mtervalle.

Poudre diurétique et laxative :

Sulfate de potasse pulvérisé • • ' • ) „rammes. Crème de tartre solube.. . . . . ^ aa d^i*

Feuilles de digitale'pulvérisées. 1 —

Nitrate de potasse pulvérisé^ Feuilles de digitale pulvérisé Mêlez, et divisez en 20 paquets, un à trois paquets par jour.

S,':: tX^, (contre les palpitations nerveuses, :

Poudre de digitale \ Vik 5 grammes.

Poudre d'assa fœlida )

Sirop des cinq racines q. s.

Pour cent pilules. Une à quatre pilules par jour.

Pilules de Chomel modifiées (dans l'albuminurie avec anémie).

Poudre de scille. j grammes.

Poudre de digitale ^ '^^ «

Fer porphyrisc

Pour cent pilules. Deux à six par jour.

Pilules diurétiques hydragogues.

Digitale \

Scille ' âà b grammes.

Scammonée )

Sirop de gomme q. s.

Pour 100 pilules, 2 à 6 par jour.

Pilules diurétiques laxatives dans les affections du cœur compliquées de congestion hépatique (H. Huchard).

Extrait d'aqueux d'ergot de seigle . 4 grammes.

Poudre de scille 3 —

Calomel 2 —

Poudre de digitale 1 —

Pour 40 pilules. 3 à 4 par jour pendant 3 à 4 jours (surveiller l'état des gencives).

Pilules contre la pneumonie (Millet) :

Extrait alcoolique de digitale . . . )

Kermès minéral j ~^ centigr.

Pour 20 pilules. Une pilule toutes les heures ou toutes les deux heures.

Digitale en frictions ou en onctions. — La digitale employée à l'extérieur est le plus souvent inactive et constitue un mauvais moyen d'administration, parce qu'il est le plus souvent inutile.

Voici cependant une formule de Pfaff que l'on peut employer :

Chloroforme ,

Teint, éthérée (ou alcool.) de digitale 1 '^'"^ 10 grammes. Pour usage externe. InibilDer une compresse et la maintenir tant qu'il existe une sensation de brûlure.

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