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portée par l'estomac, elle est du reste douée, plus que toute autre préparation, de propriétés nauséeuses, elle détermine par action locale sur la muqueuse digestive des nausées ou des vomissements. C'est alors que l'on doit utiliser les lavements de macération de digitale (auxmêmes doses que la voies tomacale) préconisés par Chrestien (de Montpellier), Méjean, Cazin (de Boulogne) et par Moutard-Martin ^
Dans ces cas encore, on pourrait avoir recours aux injections Injpodermiques de digitaline préconisées par Otto Witkowsky, Vimont et Gubler^ Mais ces injections sont douloureuses, très irritantes pour le tissu cellulaire sous-cutané, elles peuvent déterminer des nodus inflammatoires, des phlegmons, des abcès et parfois même la gangrène de la peau ; de plus, leur action est infidèle, trop forte dans certains cas, trop faible dans d'autres. Néanmoins, Gublcr affirme qu'une solution au 500" ne produit pas d'action locale appréciable, surtout si on a soin de pratiquer les injections profondément dans la région du dos, ce dernier refuge de l'injection digitalique. Le D'' Cliappet se sert d'une solution au millième'. Rauffmann (de Lyon), les ayant expérimentées chez les animaux, a constaté souvent la production de phlegmons, d'abcès, de gangrène de la peau avec infiltration considérable du tissu conjonctif sous-cutané '\ Cette inflammation locale retarde encore l'absorption de la digitale et détermine un état fébrile « qui contre-balance jusqu'à un point les effets généraux ordinaires ». Gubler pratiquait deux fois par jour des injections de digitaline représentant une dose de deux milligrammes, et il avait remarqué au contraire que « les malades sont relevés d'une façon excessivement rapide, alors que la digitale donnée à l'intérieur n'avait pas d'action, et cela parfois parce qu elle serait détruite dans les voies digestives ».
Conclusion : Les injections hypodermiques de digitaline ne doivent être employées que dans les cas rares où l'administration
• Cazin. Tnùlé dus piaules médicinales indijèiies vu uccUmalées, l" ùililion I80O. — Moulard-.Alarliii. iîoc. de Ihérapeulique, avril 188i.
* ÛUo. Deulsch. Arch. fur. Kiiii. Med. 1879.— WiUvowsky. Id., 1872. - Gubler. Soc. de Iherap. 187S. — Yhnoiil {./ou ni. de Uiérap., 187i)).
^ Cliappcl. Conlribulion à l'élude de la dii/Hale. TliÈse inaug. de Lyon, juin ■18TJ.
' Kaufmann (île Lyon). E/J'jIs phi/siulujii/ujs de la diijUa'.ine amorphe. Applications à la Ihérapeulique [Hev. de méd. LS8i, p. 381).