CHIRURGIE I
base et j'assène un coup de maillet qui la détache d'avaat en arrière. Avec une pince coudée et coupante', j'exlrais de la fosse nasale le fran^mcnt que la gouge a détaché et je régularise la perte de substance en me renseignant surlout au
Fîg. i&i.
cloison avec nii trice (modèle Me
Fig. 153, — CisHJIIe
seplolome de Moure.
moyen de mon index K^ui^l'e (fiff- 151). Le doigt, enfonct ensuite dans la fosse nasale, constate si la voie eï.t bien libre et désigne telle saillie que la pince coupante doit encore prendre. Je bourre la fosse nasale avec une mèche de gaze iodoformée bien lASsée, qui reste en place pendant quarante-huit heures,
et quand elle est retirée, de simples injections à Teau résorcinée suffisent. La cicatrisation doit être surveillée pour prévenir les adhérences qui pourraient compromettre le résultat opératoire. C'est sous le contrôle de la vue que les pansements seront faits.
Souvent ce mode d'intervention détermine une perforation de la cloison, mais elle est sans importance, car elle n'entraîne pas TafFaissement de Tau vent nasal, ainsi qu'il arrive dans les perforations syphilitiques. Pour éviter cette communication des deux fosses, Ëscat a recours à l'hydrotomie de la muqueuse. Avant d'opérer il injecte sous les parties molles, du côté de la concavité, deux ou trois centimètres cubes d'eau distillée ; la muqueuse est ainsi éloig-née du squelette cartilagineux et reste en dehors de la section, si bien que, remise en place, elle assure la continuité de la cloison.
11 est plus rare d'avoir affaire à une simple inflexion de la cloison. Pour la redresser, on peut employer la pince d'Adams, qui perfore lescptum cartilagineux ou le compresseur de Delstanche qui brise la cloison.
Les procédés sanglants applicables à cette difformité sont :
Le procédé de Asch, qui consiste à pratiquer une incision en forme de croix ou de T renversé sur la saillie et à refouler les quatre ou trois lambeaux ainsi formés vers la narine opposée à l'aide d'un dilatateur en ébonite qu'on laisse en place. Il donne de bons résultats.
Hajek, Gleason taillent un lambeau en U, qui reste adhérent en haut et dont la partie inférieure est refoulée du côté opposé avec le dilatateur d'ébonitc ou avec un tamponnement à la gaze iodoformée.
Moure (de Bordeaux) propose deux incisions sur la cloison. La première, parallèle au plancher des fosses nasales près de la base de cette cloison, commençant derrière la sous-cloison et s'étendant aussi loin quepossible en arrière; la deuxième, le long du dos du nez. Il en résulte un lambeau triangulaire tenant en avant à la sous-cloison et qu'on peut refouler avec un tube dilatateur laissé en place. 11 utilise les instruments ci-contre (fig. 152 et 153).