II. — INTERVENTIONS SUR LES CORNETS
Si les cornets sont la cause exclusive ou principale de l'imperméabilité nasale, on les supprime en totalité ou en partie par la turbinectomie ou chonchectomie.
En g^énéral la turbinectomie partielle suffit, soit qu'elle abatte Tcxtrémité antérieure du cornet, soit qu'elle supprime son extrémité postérieure.
On y procède, tantôt avecde grands ciseaux coudés (Panzer, Rethi), tantôt avec les ciseaux doubles de Fein qui rappellent la pince laryngienne à polypes de Dundas Grant. On introduit l'instrument fermé contre la base de la cloison, on Touvre largement et on applique le manche en dedans, pour que la •partie coupante aille saisir le cornet à enlever.
Plus commode encore est Temploi de Tanse froide d'un serre-nœud ou de Tanse rougie électrique; les anses ont Tavantage de contourner les épines de la cloison, de se faufiler à travers les irrégularités de la fosse nasale pour aller saisir la partie à enlever. Pour mieux opérer la tôle du cornet inférieur, on peut faire préalablement une entaille sur son bord adhérent avec des ciseaux, puis placer Tansc. Quant aux queues de cornet, on les saisit plus aisément en engageant Tanse au-dessous d'elles.
La turbinectomie donne d'excellents résultats. Après le rétablissement de la perméabilité nasale, le faciès tend à devenir normal, la nutrition générale reprend son cours, l'asthme nasal disparaît (Walker Downic). Certaines dysécées sont Bfuéries et l'influence sur le chant peut ôtrc remarquable.
Quelques accidents doivent être signalés. Ce sont des hémorragieSy rares, dont le tamponnement à la gaze stérilisée a facilement raison. C'est surtout la formation de croûtes qui se reproduisent avec ténacité pendant plusieurs jours, mais l'usage de vaseline benzoTnée aide à les faire disparaître.
C'est encore à Tanse froide ou à Tanse rouge qu*0D peut enlever le cornet moyen. Mais quel que soît le moyen, on doit d'abord faire une amorce avec les ciseaux courbes dans le pédicule du cornet, sinon les tractions risqueraient de fracturer la lame criblée.
Les synéchies qui relient à la cloison un des cornets seront sectionnées au g-alvanocautère ou à la pince coupante, en surveillant avec soin la cicatrisation pour que l'adhérence ne se reproduise plus.