‹ Maladies du larynx, du nez, et des oreilles (volume 2)Chapitre 109 sur 282 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

HTDRORRHÉE NASALE OU RHINORRHÉE

L*hydrorrhéc nasale ou rhinorrhëe consiste dans un écou» lement abondant de liquide aqueux par les orifices des fosses nasales.

Ce n*est point une entité morbide» mais un symptôme commun à des états pathologiques divers. Il est typique à ce point que, dés le début d*un interrogatoire, il est possible de le reconnaître aux réponses caractéristiques du malade. Trousseau, Guéneau de Mussy, avaient déjà mentionné des cas d*écoulements aqueux abondants parle nez. Rees, Paget, Tillaux, Mathienscnont apporté d*intéressantes observations, mais c'est Bosworth qui en 1889 a proposé l'expression « hydrorrhéc nasale > pour désigner ronsemble des dix-huit faits connus a cette date.

Depuis, Anderson a rapporté un cas d'écoulement aqueux provoque par une lésion du sinus maxillaire et Saint-Clair Thomson a groupé un certain nombre de faits où l'écoulement est constitué par du liquide céphalo-rachidien. De sorte qu'il est nécessaire de distinguer dans l'ensemble des hydrorrhécs nasales des variétés assez distinctes.

Dmsion. — Avec Molinié (de Marseille), auteur d'un excellent rapport sur la question (1), nous adoptons pour base de classiHcation le lieu d'origine du liquide qui s'écoule.

Selon qu'il vient des fosses nasales mêmes ou des cavités

(1) J. Molinié, De Thydrorrhée nasale. Rapport à la Société française tfotO'rhinO'lari/ngologie, Paris, i901.

HYDRORRHEE NASALE OU RHINORRHEE 473

voisines, on distingue les hydrorrhées entopîques (rhinohydrorrhées), ou ectopiques (cranio-hydrorrhéei^).

Page 1