EPILEPSIE NASALE
-.L*épilcpsié. nasale peut avoir pour point dé départ toutes lès alTections des fosses nasales. C*èst tantôt les rhinite^ (hypertrophique et atrophique) tantôt les déviations de la cloison, tantôt les éxostoses et les chondromcs de la cloison, les polypes j les corps étrangers, les végétations adénoïdes i les traumntismes qui sont les facteurs de cette variété d'épis lepsie. Comment agissent ces affections pour.prbvoqaer la crise ?
D'après Kjellmann une des premières- causes serait . l^asphyxie produite pendant le sommeil par la respiration buc*cale, un malade que cet auteur a observé se plaignait d'abord d'étouffer avant de prendre sa crise et le passage à la station verticale suffisait à empêcher la production de cette crise.
Souvent aussi les lésions locales agissent comme excitant mécanique : ce sont les mouvements d'oscillation de polypes très pédicules et très mobiles, ce sont les alternatives de tuméfaction et de rétraction des cornets hypertrophiés.
PourSpiess,! Tétiblo^ie de ces crises résiderait! daii^ le irôlemeot qu'exerce là cloison déviée surles cornets eti il su&-
firait^ d'après ce praticien, d'interposer un tampon Je coton entre les deux surfaces pour prévenir les accidents.
Evidemment, quelle que soit la lésion nasale, il s*agit toujours de sujets à prédisposition nerveuse.
Syxnptomatologie. — Les symptômes généraux sont à peu près les mêmes que pour les autres épilepsîes. Il faut noter cependant la fréquence des crises nocturnes. Les accès sont le plus souvent très espacés.
Consécutivement à la crise on constate une augmentation du nombre des éosinophiles et du taux de Tacide uriquc dans les urines.
Diagnostic. — Le diagnostic est généralement facile ; il faut songer à la lésion possible et Texamendes fosses nasales met immédiatement sur la voie du diagnostic. A-t-on des doutes ? Il faut faire alors le diagnostic par la cocaïne. En effet Tapplication d*unc solution de cocaïne sur la région incriminée fait disparaître les accidents.
Traitement. -— Le traitement varie suivant les causes. On enlève les polypes et les corps étrangers et les accidents cessent. Mais si on se trouve en présence d'une rhinite hjpertrophique, il n'y a qu'un seul traitement : la galvanocauté* risation.
Mais on ne doit pas se borner au traitement local et le bromure qui, avant le traitement de la lésion initiale, n'avait donné aucun résultat, deviendra excellent s'il fait suite à une cautérisation.
BIBLIOGRAPHIE. — Michel (ile Cologne), Traité des malailies des fosses nasales, i876. — Joal, Société française de laryngologie^ 15 avril 1887. — Castbz, Société parisienne de rhinologie, 8 juillet 1898. — Lacroix, ibid. — Destabo de Carli, Vertige réflexe d'origino nasale [Arch. ital, d'otol., 1902). — Sarvonat, Oat. des hôpitaux, 22 octobre 1904. — Joal, Odeurs el troubles cardiaques (ttev. de iaryngotogie, août 1905).