TRAUMATISMES, CORPS ÉTRANGERS
i^ Traumatismes. — La trompe peut être lésée dans les traumatismes graves qui atteignent la tête, par exemple dans les fractures du crâne, mais le traumatisme le plus habituel consiste dans sa déchirure par les instruments introduits dans son intérieur. La sonde d'itard, entre les mains d'élèves inexpérimentés, peut lacérer les parois.
Lîne fausse route se produit principalement lorsqu'on y introduit des bougies pour dilater un rétrécissement. Pour peu que la muqueuse soit ulcérée ou ramollie, le bout de la bougie pénètre dans les parois. Si immédiatement après on donne la douche d'air, de l'emphysème se produit. Cet accident n'offre en général que peu de gravité. Dans les circonstances où je l'ai vu se produire, tout s'est borné à de la gêne pour déglutir, car le voile du palais et les piliers pos-
térîeurs se montraient infiltrés, à la sensation de crépitation gazeuse constatée sur le côté correspondant du cou, tandis que les malades se trouvaient un peu oppressés et avaient la voix sourde. Dans les quarante-huit heures, tout avait disparu. £. Ménière vient de publier un cas d'emphysème survenu après remploi de la poire de Politzer (1). Dans un cas observé par Verdos, Temphysème s'est généralisé, parce que le sujet, qui avait un peu d'infiltration palpébrale et de gêne au pharynx, se livra, pour s'en débarrasser, à de violents mouvements d'expiration. Pour éviter cette complication, il ne faut pas faire l'insufflation d'air lorsque, ayant trouvé quelque difficulté à faire pénétrer la bougie, on la retire couverte de sang à sa pointe.
Il y a lieu de rappeler ici les contaminations possibles que j'ai signalées déjà à propos de l'examen de Toreille. Comme la syphilis et d'autres infections se localisent souvent dans le naso-pharynx, on ne doit pas employer une sonde d'Itard, ou tout autre instrument destiné à la trompe, sans une désinfection préalable. Pour la sécurité du malade, l'auriste lui conseillera d'avoir une sonde qui ne serve qu'à lui; sa responsabilité personnelle est ainsi à couvert si des accidents syphilitiques ou autres se montraient quelque temps après son intervention.
2o Corps étrangers- — Le canal tubaire est souvent rempli de mucosités plus ou moins concrètes, qui gênent la circulation de l'air. Une aspiration pratiquée avec la sonde et la poire lui rend en partie sa perméabilité. Elles se dessèchent surtout au voisinage du pavillon et il n'est pas rare de retirer du cavum des croûtes verdâtres sur lesquelles se sont moulés les pavillons tubaires. Gellé en a entraînées qui s'étaient embrochées sur le bec de la sonde. L'expulsion d'un bouchon muqueux peut s'accompagner d'un bruit de détonation, avec retour immédiat de l'ouïe (Semeleder). Les trompes peuvent encore contenir du pus, du sang ; c'est ce qui se produit notamment après certains tamponnements des fosses nasales^ lorsque le sang ne peut s'échapper ni en
(1) Bull, de laryngologie, 30 septembre 1902,
WIS
MALADIES DES OREtLLES
nvani, ni dans l'oro-pliai-^-ns. Les principaux corps vUinint 1 soliiles trouvés ilaos les trompes soal des lombrics qaî <« pu sortir par le conduit uudiUrexienie {Audrv', des épi* Jf praminéeï(Fleischmannj, uueplame de corbeau (Heekwb"' d» pnrcelU's itlimenUires (Moos et WolT^, un aorsu ir riac (Traulmann), des séquestres (UrbantschiUch) des ii. do lamiDaire, des fragmeuls de boog'ies er de soudes : «in Mcissncr et VolloHni ont vu des pohpes qui, prrnaol v. i sance dans In cavité tvmpaniqiie. s*étaienl enii>s^ dan^ I trompes.
Los corps étrangers Faisant saillie dans la lu^lièf«Ilup^ ' Ion peuvent être aperçus par la rhinoscopie postérienr. extraits avec des piiiiies rourbes.