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corps. La voûte est affaissée d'un cdt^, la luette déviée du càxé opposé, les troubles fonctionnels insignifiants. Ces para« Ijsies unilatérales du voile d'orig'ine hémiplégique peuvent se transformer en paralysies totales, lorsqu'il se produit un deuxième fojer dans la région capsula ire du côté opposé. Ces cas constituent la pseudo*paraljsie labio-glosso-larjngée d*ongine cérébrale. Duchenne a signalé cette paralysie unila* térale au début et dans le cours de la paralysie générale.
Les paralysies compliquées sont dues à une lésion soit des noyaux du bulbe, soit des troncs nerveux dans leur trajet méningé ou basilaire. Dans la paralysie labio-glosso-laryngée de Duchonne, actuellement rattachée à la sclérose latérale amyotrophique de Charcot, la paralysie du voile fait suite à celle des lèvres et de la langue. Duchenne a noté que dans cette maladie l'excitation du voile déterminait une contraction réflexe brusque et momentanée des muscles, bien qu'il y ait paralysie fonctionnelle. En cas de lésions des troncs nerveux (méningites basîlaires, tubercules, gommes, kystes) on constate les signes des tumeurs intra-crânienncs en môme temps que d'autres paralysies.
Pronostic. — D'une façon générale, il est lié à la nature de la maladie, qui engendre la paralysie. Dans la diphtérie, il est favorable, Taffection tendant à la guérison spontanée. Cependant il convient de se méfier des paralysies précoces, souvent associées avec l'albuminurie, et qui sont l'apanage des diphtéries graves. On recherchera les indices d'une me* oace de généralisation, notamment les paralysies de l'accommodation (presbytie bilatérale) ; Aubertin a insisté sur l'abolition des réflexes rotuliens, qui constitue une généralisation à l'état d'ébauche. Chez le nourrisson, la paralysie du voile est particulièrement grave par la gène de la succion. Chez l'adulte, la mort peut survenir soit par pénétration d'aliments dans les voies aériennes et asphyxie brusque, soit par pneumonie de déglutition.
Lorsque la paralysie est symptomatique d'une altération localisée des nerfs ou des centres nerveux, le pronostic varie suivant la cause. En cas de paralysie labio-glosso-laryngéc, il est fatal ; le malade succombe habituellement en deux ans.
Diagnostic. — Ce dernier ne saurait s'appuyer sur l'an ijse seule des troubles fonctictanels. Le nasonnement, 1 modifications de la parole et de la déglutition peuvent et déterminés par une angine, une laryngite, un coryza dip iérique chez le nourrisson. Il faut toujours procéder à l'exi men direct du voile et rechercher son degré de contractili par la titillation. Chez les hystériques, et même normalemei chez certaines personnes la sensibilité fait défaut et le reflet ne peut être provoqué ; mais il n'existe pas de troubles fon< tionncls, et il suffit de faire prononcer la voyelle  prolonge pour constater Télévation du voile.
En cas d'abaissement et d'immobilité du voile, on s'assu rera qu'il n'existe pas de tumeur naso-pharyngienne qui 1 déprime et Tempêche mécaniquement de se redresser. L'exa men du rhino-pharynx au spéculum et le toucher digita trancheront la difficulté.
Le diagnostic de paralysie du voile sera complété par l diagnostic de la cause. Rien de plus facile lorsqu'on aun assisté à l'évolution de la diphtérie, mais celle-ci peut avoii passé inaperçue aussi bien du malade que du médecin. Dan^ ce cas, on recherchera la possibilité d'une contagion, Texis tence de troubles de la santé générale, l'état des ganglions angulo-maxillaires; on pratiquera la recherche du bacille de Lôffler dans la gorge. Avec un fil de platine stérilisé par la flamme d'une lampe à alcool ou d'un bec Bunsen, on touche iégèrement l 'arrière-gorge et on ensemence des tubes de sé- Tum. Au bout de 24 heures, des colonies apparaissent sous -forme de petites taches arrondies de i à 3 mm. dont le centre tîst plus opaque que la périphérie. Il faudra délayer dans l'eau une parcelle de cette colonie, porter sur lamelle, sécher, fixer, colorer. La préparation montre des bâtonnets renflés aux deux extrémités, qui restent colorés par le Gram ; l'ensemble a l'apparence d'aiguilles courtes et trapues qu'on aurait laissé tomber par petits tas. La recherche du bacille de Lôffler, même négative, ne permet cependant pas d'éliminer complètement la diphtérie.
Il ne faut pas oublier non plus que la paralysie du voile fait partie du tableau clinique d'un certain nombre de ma-
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ladiesy telles que le tabes^ la paralysie générale, etc. Dans la paralysie labio-glosso-laryng'ée, la persistance du réflexe violent peut induire en erreur : ce sont les symptômes fonctionnels et l'existence de troubles du côté des lèvres et de la langue qui permettront de dépister la paralysie du voile.
Traitement. — D*après Barbier, l'injection de fortes doses de sérum, en cas de sig'nes d'intoxication pouvant faire craindre l'apparition d'une paralysie du voile, permettrait de prévenir cette complication. L'action curative du sérum est encore niée par de nombreux auteurs; cependant Comby a rapporté il y a deux ans à la Société médicale un cas guéri en deux jours à la suite d'injections. L'alimentation du malade sera de consistance pâteuse. La faradisation hâte la guérison eo cas de paralysie toxique ; la strychnine est administrée à l'intérieur ou en injection sous-cutanée.
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