MALADIES DU VOILE DU PALAIS
riser. Chez le nourrisson, la paralysie détermine de grave^i roosëquences par suite de la gène de la succion.
Les troubles de la phonation sont moins tapageurs. La voix devient sourde, enrouée et prend un caractère n^sonné. La parole donne Timpression d'un bourdonnement continu, désag^réable, fatigant à Toreille, analogue à celui des personnes atteintes de division congénitale du voile. Le nasonoeroent, quand il est très prononcé, s*accompagne peu de reflux par le nez, car le voile, inerte et flasque, obture passivement rorîfice du naso-pharynx pendant la déglutition. L'articulation des labiales devient impossible^ la colonne d*air, qui provient de la trachée, s'échappant en majeure partie par le nez et ne parvenant que faiblement à séparer les lèvres. Le malade est obligé à des efforts considérables pour se faire comprendre, la voix faiblit rapidement ;. toute conversation un peu longue devient impossible. ^
La respiration reste normale. Rarement une ou deux gouttes de liquide pénètrent jusqu'au larynx et déterminent des accès de toux convulsive. Le sommeil s*accompagne de ronflement. Le malade « n'a pas de souffle >, et se trouve incapable d'éteindre une bougie, de gonfler ses joues, sauf si on lui fait obturer les narines avec les doigts. Cette expérience constitue un excellent moyen de diagnostic.
Les troubles généraux doivent être recherchés ; à peine faul-il noter une légère pâleur du visage, un peu de ralentissèment du pouls.
L'examen de la gorge, d'après les classiques, montre le voile du palais immobile et flasque, pendant comme un rideau flottant dans l'arrière-bouche. Cette description ne saurait s'appliquer à la majorité des cas. Il y a évidemment rontraste avec la mobilité excessive que présente le voile chez la plupart des personnes. La prononciation de la voyelle A ne détermine pas de soulèvement énergique du voile. Mais rarement la mobilité est complètement abolie ; il y a plutôt parésie. De même la sensibilité persiste dans ses divers modes (tactile, douloureuse, thermique), quoique émoussée ; habituellement on ne saurait impunément piquer ou cautériser le voile, contrairement à l'opinion classique. Le réflexe pharyn-
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