V. - POLYACOUSIES
Les polyacousies consistent généralement en dip^aco teste.
Dans certains états morbides de l'oreille, d'ordres assez divers, il arrive que le sujet, au lieu de percevoir semblable* mentà droite et à gauche un son unique qui résonne près de lui. entend deux sons distincts.
On peut distinguer deux variétés, selon qu'il y a consonance ou dissonance entre les deux notes perçues : diplacoti' sies harmonique et anharmonique {ou dysharmonique).
Duplay, Gellé, Hartmann en touchent quelques mots; mais nous sommes loin d'avoir une étude complète, notamment sur les causes. Ce desideratum tient sans doute à nos incertitudes sur le mécanisme réel de Taudition.
Voilà donc les faits. Comment les expliquer? Pourquoi d'abord le phénomène est-il si rarement signalé ? Parce qu'il est rare en lui-même et parce que, pour le constater, il faut être assez bon musicien. Des artistes, des chefs d*orchestre se sofït déclarés très incommodés par ce trouble auditif. Ils sa-
v(iieul|)ourUintlaqueU(r de leurs tlf^nx oreilles cntoadnîtjin
Les esplïcaliona se soot modcltVs sur les théories df l'.in dilion. Si l'on adopte celle d'HclmholU:, c'esl-à-dire YUh :t.OOU fibres de Corti accordées pour uo son détcrroiat-: ' puisque co système de Cortî n'existe pas chez lesoîscauf, l'idée de la membrane basilaire formant uu svstème tlecordM juxtaposées, on doit admettre, pour expliquer la diplncouïie, une perturbation labjrinlhique ijuelcon<]ue.
Une autre théorie, développée par P. Ronnier, admet pnur l'audition une phase positive où le liquide Hue vers la fi-ii^trc ronde e! une phase négative où il refliiL' vers la fenêtre ovale, Dans la phase positive, la membrane de Reisscncrs'infl^cbit vers la papille, cl, en fin décompte, un tiraillemenld'inlnisité et de durée variables selon celles de l'oscillation.
Cette théorie me paraît plus conciliable avec les faits (pi i' nous avons enregistrés. Je remarque que bion souvent In liiplacousic se montre dons des lésions de l'oroille moveniic et surtout qu'elle se révèle par le diapason an méat i voie aérienne] et non par le diapason vertes ^voie osseuse) cl je mf demande alors s'il ne faut pas faire jouer un l'Ole k la chaîne des osselets; it^- aurait ralentissement, alourdissement de^s mouvements, d"où vibrations moins nombreuses, ébranlements lab^yrinthi^ues moins précipités, d'où va dernier lieu production d'un son un peu plus bas et un peu plus raibk Je ne suis pas le seul à penser ainsi, car Urbantschitsch ndni«[ que In diplacousie peut appartenir à l'oreille movenne ou il l'oreille interne et qu'on en fait la distinction par la voie osseuse. Hartmann écrit que le plus souvent le phénomène e&l consécutif & une olite moyenne ai^uS, mais on peut admcllre pour quelques-unes l'origine labyrinthique ou centi-nle. Témoin un de mes malades qui a en m^me temps le sons auditif el le sensopliquc nETaiblis. ■ Mes observations ne s'appliquent qu'à des cas de didhÉJ cousie bi-auriculaire, mais il y a aussi une diplacousie nfl no-auriculairc, bien étudiée par Eliévaul idoLvonj. En f cas, un même son est perçu dens fois (diplacousie échotî-i' et le sujet croit entendre deux interlocuteurs parlant pres'p simultanément. Celle élude est basée sur une observattou 4
Bressicr, deux de Gradenigo et deux inédites de Lannois. L'explication pathog'énique n'est pas plus aisée que pour la diplacousie bi-auriculaire.
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