‹ Maladies du larynx, du nez, et des oreilles (volume 2)Chapitre 207 sur 282 · III. — OTALGIE ou OTODYNFE · texte numérisé non relu

III. — OTALGIE ou OTODYNFE

Cette variété de névralgie a pour siège les diverses branches du trijumeau, du glosso-pharyngien et du grand sympathique qui vont innerver Toreille. Elle peut être circonscrite à la cavité tympanique ou s'étendre à tout Tappareil auditif: en ce cas, elle se rattache à une névralgie diffuse des deuxième ou troisième branches de la cinquième paire (trijumeau).

Etiologie. — Les causes se trouvent quelquefois dans Tor-

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j^ane même (périnévfites par compressions), plus .souvent ^lans le ' voisinage : tumeurs cérébrales, inflamniations du g'anglion de Qasser, rhumatisme temporo-maxillaire. C'est surtout au cours dés diverses affections siégeant dans Tarriére'bouche, le larynx et les régions connexes que se déclarent les douleurs d'oreille à type discontinu ou continu : caries dentaires, sortie difficile de la dent de sagesse, amygdalites, tumeurs ulcérées ou non de la langue, du pharynx, du larynx, de l'extrémité supérieure de l'œsophage. Le D*" A. Bloch a récemment rapporté, dans la Revue de stomatologie , le cas •d'une malade qui, souffrant de douleurs intolérables dans Toreille droite, fit craindre à un spécialiste consulté l'existence d'une mastoïdite. En effet la pression à la pointe de la mastoïde, au iiTveau de l'antre, déterminait une vive douleur.

Pendant quinze jours le diagnostic restait en suspens, lorsque apparut une douleur très vive au niveau de la 2<^ pré- .molaire supérieure droite qui était malade.-

La dent soignée, les douleurs otiques disparurent immédiatement.

La douleur qu'éprouvent dans l'oreille, sous forme d'élancements, les malades atteints de tuberculose laryngée, est un des symptômes les plus graves de cette redoutable affection. Parmi les otalgies réflexes, il faut rappeler celles de l'anévrysme aortique et des maladies de l'appareil sexuel. Quelques autres formes d'otalgies ne sont explicables que par une cause générale (hystérie, chloro-anémie, neurasthénie, syphilis, malaria).

Symptômes. — Les symptômes de Totalgie sont : des crises de douleurs très vives pouvant apparaître brusquement, durer uneou plusieurs heures et qui s'accompagnent de bruits entotiqucs (bourdonnements), d'hyperesthésies auditives, tandis que le pavillon de l'oreille et les parties environnantes présentent une rougeur plus ou moins accentuée.

L'affection peut prendre les trois marches : aiguC, intermittente, chronique.

Diagnostic. — Il est facile à établir. On ne peut guère confondre Totalgie qu'avec une variété d'otite. L'èxamèn direct permet de faire la différenciation et de déterminer ce qui

(Jiins un i:

MALADIES DES OREILLES donné, appartient & la névralgie pure o

processus indammatoire aiitt^rleur. Dans la nèrral^îe du villon. l'effleurement est douloureux, mais non In pre&sio forlc (Cozzolino). L'important est de déceler la cause, e cherchant dans le sjslëine dentaire. Garnault fait juslemei remarquer qu'après l'eKlraclIon des racines un cal peut s former dans le fond de l'alvëole, qui, en enserrant les fibre nerveuses, entretiendra l'otalgie. On cherchera tout partielle lièrement dans les régions respiratoires supérieures, par b rhinoscupie, la phuryngoscopie et la larvngoscopie. On n'iM bliern pas de voir si l'otalgie ne se rattacherait pasii une ni vralgic trifacîalcou cervîco-occïpilale.

La notion de cause prime le pronostic, comme le diagndl tic. L'otaiffîe ne sera cutahlc que dans les affectious de l'aj pareil dentaire, les névral{^ies faciales et les états g'énéraffi sur lesquels a prise un ti-aiti'ment conforme.

Traitement. — Il doil avant tout s'adresser à la causa^ L'examen fuît par un dentiste et son înlervention pourroot s'imposer d'abord. On a^ira pour le mieux contre les afîcc lions chroniques des premièi-es voies, s'il en existe. A défaut de ces indications, on aura recours aux instillations chaudes dans l'oreille, à l'application de pointes de feu ou de vésii-a- Joiressur la région mastoïdienne ou dans le haut de la région carotidicnne, au massag'e local.

Garnault recommande spécialement le massag;e par la thode de Kellgren (vibrations et frictions). Les couranU galvaniques sont encore un bon moven. On mettra le pdlq positif dans le conduit auditif et le p6le négatif sur la nuquA.

Les médicaments les plus recommandables en l'e: sont : les sulfate, broinhj'drate. chlorhvdrate, valériauale^^ quiniques, l'iodure de potassium à haute dose, l'anlipyrioe, fl l'aconitine.

L'rbantschîlsch recommande les inhalations de nitrïtf d'ample, dont II s'est très bien trouvé. Il a également obtenOj de bons résultats avec la suggestion hvpnotique.

EnHn, quand les crises sont tri^s violentes, on a r au\ injections sous-cutances de morphine, ou on instille d le conduit auditif quelques gouttes de la solution :

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Extrait d'opium 1 gramme.

Chlorhydrate de cocaïne .... 1 — Eau distillée 20 grammes.

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