‹ Maladies du larynx, du nez, et des oreilles (volume 2)Chapitre 241 sur 282 · I- — OREILLES · texte numérisé non relu

I- — OREILLES

Les relevés publiés jusqu'ici ne mentionnent aucunement les acc.denis survenus aux oreilles et l'embarras est erand pour I aunste qui cherche à étaver ses conclusions sur une jurisprudence au moins esquissée.

J'ai relu attentivement mes dive« rapports déposés à litre de médecin-expert près les tribunaux. J'ai fait le possible pour savoir ce qu'il était advenu des blessés examinés et ce sont les enseignements recueillis que je consigne ici

Les médecins experts sont désignés par un jugement du Tribunal c.vi et doivent préalablement préterserm^t devant le Président du Tribunal, à moins qu'ils n'en soient dispens^-s par les parlies. '

'->-'« d'^Xa™"- ''"''•'"'^''" '--"• "''^''•o"' 190«. i vol. •"-le de oÏpa'Ts"" ^"''*""' '•" '"'^•«''- ^' *''"■'"•' *906. I vol.

MÉDECINE LÉGALE ET EXPERTISES lt45

Etiologie. — ' L*acciclent de travail aux oreilles se produit dans des circonstances assez diverses qui ont cependant quelque analog'ie entre elles.

Souvent ils'ag'it de cochers renversés de leur siège par le heurt d'une voiture venant derrière la leur, de charretiers tombés sur le pavé ou ayant reçu des coups de pied de che* val à la tète, de palefreniers recevant un coup de bat-flanc sur la tempe. Ce seront encore des ouvriers du bâtiment : maçons, charpentiers, couvreurs qui ont fait une chute ou reçu un madrier sur la tète ; des employés de chemin de fer tamponnés par un wag'on, des mécaniciens d'automobiles projetés sur la route. Souvent encore il s'agit d'ouvriers mineurs.

Les troubles auditifs chez les plongeurs nous sont connus grâce aux observations de Koch (i). A 2 mètres de descente, commencent des sensations de pression qui peuvent aller jusqu'à de la douleur lancinante, mais qui cessent dès que l'ouvrier touche le fond. Â la sortie, une des deux oreilles ou les deux oreilles peuvent èlre sourdes. Koch a noté des hyperémies et transsudations dans la caisse, voire même des ruptures de la membrane tympanique. Cet auteur conclut de ses remarques que le métier doit être interdit aux ouvriers qui ont de l'obstruction tubaire ou de Tatrophie de la membrane tympanique, à ceux aussi qui sont pris de bourdonnements après chaque im^lersion.

J'ai eu l'occasion d'étudier les accidents par dynamite.

A la suite de l'explosion du restaurant Véry, j'ai pu examiner les cinq victimes. Deux moururent: Véry et Ilamonod.

Chez \évy^ à gauche, le tympan avait disparu : ses débris étaient accolés au cercle tympanique ; les osselets étaient disjoints et mobiles. A droite, le tympan était déchiré dans sa moitié postérieure. Surdité pendant la vie.

Chez Hamonod, du c<)té gauche, rupture de la moitié postérieure du tympan, épanchement sanguin abondant dans la caisse ; à droite, rupture tympanique dans la moitié posté* rieure.

(I) Koch, Arch, of otology, no 3, 1890.

Page 1