TUMEURS MALIGNES
pais qu'on intervient plus tôt. Voici les chiffres donnés par Schmiegelow (1893), d'après l'ensemble des faits publiés :
io 4 pharyngotomies, 3 morts opératoires, une survie sans guérison radicale ;
2<> 49 thvrotomies, 7 morts opératoires, 4â survies dont
7 guérisons radicales ;
30 50 larjngectomies partielles, 8 morts, 42 survies dont
8 guérisons radicales ;
40 50 laryngectomies totales, il décès, 39 survies dont 5 guérisons radicales.
En somme : sur 155 cas de cancers traités chirurgicalement, 29 morts par l'opération, 126 survies, dont 21 guérisons radicales.
Pourcentage de mortalité immédiate : 18,7 p. 100.
Pourcentage de guérison : 13,5 p. 100.
Au nombre des complications les plus redoutables, citons le shock opératoire et la bronchopneumonie.
En présence d'un sarcome du larynx, le seul traitement rationnel est l'intervention chirurgicale. On évite ainsi l'extension de la tumeur et il est même des cas où il ne se produit pas de récidive.
C'est ainsi que W. F. Mercier (1) a fait lathyrotomic après trachéotomie préalable chez un malade atteint de sarcome primitif interne du larynx situé au-dessous des cordes vocales et inséré par un pédicule sur la corde vocale droite. L'opération réussit parfaitement, il se produisit cependant au bout d'une semaine une nouvelle tumeur qui fut enlevée à Tanse froide.
Le point d'implantation de cette nouvelle tumeur ayant été cautérisé, la guérison futdéfinitive : larynx parfaitement sain, voix normale, augmentation de poids du malade.
2o Palliatif. — Lorsque l'âge avancé du malade ou les risques opératoires contre-indiquent l'intervention radicale, il reste les pulvérisations antiseptiques, un attouchement à l'adrénaline (Mahu), la mise en place d'une sonde œsophagienne contre les douleurs d'odynophagie.
(<> W.-F. Mbaocr, Virginia med, Semi-Monthly ^ 1902.
On laisse marcher les événements et le malade pourra finir ses jours sans les inconvénients d'une opération.
Si TétoufFement survient, on fait la trachéotomie qui peut assurer une survie relativement grande.
N'est-ce pas la lig'ne de conduite que nous demanderions pour nous-mêmes, si nous nous voyions atteints de cette redoutable afFection ? i
Rayons X. — Les rayons X qui ont déjà rendu tant de services en thérapeutique semblent devoir s'appliquer au traitement du cancer du larynx, affection qui ne relève le plus souvent que du domaine chirurg-ical.
Dans un cas de tumeur malif^ne, Scheppcgrell (i) a pratique pendant vingt jours des séances de dix minutes avec les rayons X. Voici la technique employée : il choisit une ampoule à rayons pénétrants, la face et le cou étant protégés par un papier spécial paraffiné. Le réflecteur de platine (anlicathode) fut placé à une distance de 30 centimètres, distance qui fut ultérieurement réduite de moitié.
La douleur disparut dès la seconde séance, mais la lésion ne subit aucun changement.
Le traitement fut interrompu et subitement de nouveaux symptômes apparurent (expectoration sanguine abondante, douleur).
Quelques jours plus tard, tout avait disparu, plus de douleur et plus de tumeur intra-laryngée.
Un mois après, le larynx était en parfait état et ne présentait aucun sienne de récidive.
Traitement médical, — Un ensemble de moyens sont compris sous la dénominalion de traitement médical. Ce sont les badigconnai^es à rorthoforme, à la cocaïne, à la stovaïne ou il Tadrénaline. Ils ne répondent qu'à quelques indications.
RadioUiérapie. — La radiothérapie avec les rayons X ne donne pas les résultats qu'on en attendait ; efficace dans certains épilhéliomes cutanés, elle aggrave plutôt ceux des membranes mufjueuscs.
(1) ScHEPPEr.nELL, Un cas de cancer du larynx guéri par rayons X (The Journal oflui^yngology, olology, rhinology, 1903, févriçr, p. 70).