CON&ESTIONS OU CORPS THYROÏDE
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|iaritiD:i des rË-;les. Cerlaîns ojit iiiciitiuiiiic lu lu infraction •.>iguC lie ce même organe, en coïncidence d'uno suppression forluile des menstrues. Les premiers rapjx'oclieiiients sexuels provoquent un gonflemcDC rapide de la Uij'i'oïde. C'est sunout, la grossesse qui entraîne, du côté de tappareil thyroïdien, des modifications imporlanles de volume. Freund a Irouvé une hypertrophie chez 45 femmes enceintes sur 50, etCazeuave interprétait le gonflement de la thvrolde, comme l'indice d'un début de grossesse.
L'absorption de certaines eaux naturelles, surtout de celles qui suai chorg'éesde sels calcaires, provoque parfois l'h^per- Iropbie active et subite de la thjroïde ; tes annules de la médeciae militaire contiennent le récit de nombreuses observalions confirmatives. parfois de véritables épidémies de çottre ai^u. Pareils faits onlété observés dan» les pays montagneux, on le gottr« chronique sévit à l'état endémique.
Au cours de certaines infeclions aiguf^s, en particulier du paludisme, on a pu constater une hypertrophie active du corps thyroïde.
La cong'estion passive de celle çlande apparaît k l'occasion des efforts violents, des cris prolongés (travail de l'accouchemeol, convulsions éclamptiqucs), du reste, à l'occasion de toute g(*ne marquée de la circulation de retour. Chez les cfaspleurs, chez les hommes, qui, par leur profession, sont ubiîgésà parler haut, chez les emphysémateux, la coageslïon passive du corps thyroïde se traduit par une tuméfaction coDStantc et très nette de la région cervicale aniérieurc. C'est la tuméfaction très fréquente do la tliyroïile. pendant l'accou- <.-hemcnt, qui a servi de base fi l'hypothèse du rôle tutélaire, attribué k cette g-hiode, comme organe régulateur de la cirrulalion cérébrale, soil comme réservoir de dérivation, soit comme masse de compression , en diminuant l'afllux du sang dans les carotides.
Symptômes. — Elle se réduit b l'apparition d'une luniifaction indolore, qui fait bomber la région cervicale onléro-Iatératc, et que la mensuration apprécie aisément. La peau conserve, le plus souvent, ù ce niveau, sa teinte normale, sans roujfcur, ni chaleur. La palpalion délimite foci-
lement cette tumeur, à surface rég'ulière, de consistance molle, et règle générale, de disposition symétrique. Elle suit les mouvements d*ascension et d'abaissement du larynx, pendant la déglutition. Constatation de haute valeur diagnostique, et qui permet d'affirmer que cette tumeur appartient au corps thyroïde.
Le volume de la tumeur reste, généralement, assez discret, pour n'éveiller aucune sensibilité douloureuse, et neprovoquer aucun phénomène de compression. Dans de rares cas, la tumeur acquiert des dimensions inquiétantes ; des accidents de compression aggravent son évolution : dysphagie, dysphonie, dyspnée, irradiations douloureuses vers la nuque ou la face, myosis.
Presque toujours, la tuméfaction thyroïdienne se résout, et s'affaisse complètement, après un temps relativement court. D'autres fois, le retour au volume antérieur ne s'efiFectue pas; il persiste, un léger état d'engouement.Chez certaines malades, la congestion thyroïdienne se répète à chaque grossesse ; l'hypertrophie devient permanente et aboutit à la constitution d'un goître parenchymaleux.
Le goftre aigu des montagnards s'accompagne, durant les premiers jours, de fièvre et de rougeur avec chaleur de la peau du cou.
Traitement. — La congestion thyroïdienne disparaît souvent, sans traitement. Toutefois, certaines médications topiques peuvent activer la guérison, peut-être même enrayer rhyperhémie : application répétée de teinture d'iode, enveloppement du cou dans un mouchoir de ouate, application d'un vésicatoire. Dans les cas graves, où la gêne respiratoire devient menaçante, la trachéotomie est indiquée. Bonnaire dut recourir, chez une femme enceinte, prise d'un goître aigu suffocant, à raccouchement prématuré.
CHAPITHE II IHFLAIIHATION DD CORPS THYROÏDE
Le terme de thyroiilile aîgue doit Sire réservé aux cas oii riiiflammalioD alleinl un orçane jui;(|ue-Ià indemne. L'in- QainmalioD qui se développe dans une çlandedéjit frappée de d^Ki^ né restée II ce kj'slii|Lie, déjii i^oltrcuse, prend le nom de afivmke.
Etiologie, — Cause» pridiaposanles. — L'existence d'un goitre aalérieur coDstitue, paur la plande kystique, un Slat maairesle de moindre résistance, vis-à-vis des agressions microbiennes. Les statistiques montrent, en effet, la vuluêmbilité des thyroïdes goitreuses, au courant des mnladies in* fecliousos. Lebert(l), en particulier, a rapporté, dans un mémoire important, 30 cas de tliyroTditcs aij^uës : dans H cas, il y avait frottre, antérieurement.
Oe cette première donnéeétioloi^ique, en découle une outre. La dégéDéresceuce goitreuse est Fréquente, chez la femme, relativementà sa rareté, che« l'homme. Aussi les thyroïdiles aiffuCs s'observent- elles, de préférence, chez ta femme. Dans one statistique donnée par Holtfcr-Mygird, sur 18 observations, 7 seulement se rapportent h des hommes.
L'âge moyen de la vie semble exercer une influence favorisante ; le maximum de fréquence s'observe, en elFel, entre 30 et 40 ans.
Cansesea«e)ilîe/lc8. — Qu'elle fioit ou non, influencée, dans son apparition, la ihyroïdile reconnaît toujours pour origine l'infei-tion du purcncliymc, par un germe microbien. Ln
(1) Lkbekt, Die Krsukheilen dcr ScliiUrûse und ilirc llcl.andlung. Breslau. I8U2.
C«îEi. — Mal. (lu Laryni. 3= édit. **
trauma^*^"^®' avec déchirure du tég-ument, une piqûre, faite CD pl^"^ ****" glandulaire, dans un but thérapeutique, peuvent infeÇ*®^ directement le parenchyme. Presque toujours, rapp<>r^ *"^®^!^^^^ s'opère par Tintermédiaire de la circulation sanguine, et la thyroïdite constitue une localisation organîqtt® d'une infection générale, plus ou moins nettement caractérisée ; il s'ag-it d'une inflammation d origine interne, ou vasculaire.
Deux maladies infectieuses occupent la première place dans rétioloçie de ces thyroïdites secondaires : la fièvre typhoïde et Tinfection purulente, surtout Tinfection puerpérale. Le bacille d'Eberth a été trouvé, bien des fois, dans le pus de thyroïdites, apparues pendant la convalescence d'une fièvre typhoïde, soit à Télat de pureté (Colzi, Kocher, Dupraz, Tavel, Bastarellé), soit associé à des microbes pyogènes (Chantemesse), à un bacille non pathogène (Jeanselme). Dans le liquide des abcès thyroïdiens développés à l'occasion d'une septicémie, d'une pyohémie post-opératoire ou post-traumatique, d'une septicémie puerpérale, c'est le streptocoque, quia été décelé. D'autres variétés microbiennes ont été trouvées. G. Marchant, Tavel, Lion et Bensaude, Durante ont mis en évidence le pneumocoque à l'état de pureté, dans des thyroïdites post-pneumoniques. La grippe provoque des thyroïdites (Galliard) (1), Bar (de Nice).
Les maladies éruptives, rougeole, diphtérie, scarlatine, érysipèle, peuvent provoquer des métastases purulentes, dans le parenchyme thyroïdien. Il en est de môme, pour le paludisme, l'infection ourlicnne ; toutefois, il s'agit, dans ces deux cas, de thyroïdites, qui se terminent toujours par résolution. L'abcès thyroïdien peut encore s'observer, à la suite d'une inflammation, qui a pour siè^ce un organe voisin, d'une amygdalite (Détrieux, Tavel), d'une bronchite, d'un coryza. Jeanselme et Navarre ont décelé le streptocoque dans une thyroïdite, apparue au cours d'une laryn go-trachéite (2). Ta-
(1) Galliard, Thyroïdite grippale terminée parguérison (Soc, méd. des hôpitaux, 21 juin 1895).
(2) Jeanselme et Navarro, Thyroïdite à streptocoques {Journal des Praticiens ^1 septembre 1895).
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vel a observé trois cas de thyroïdite, au cours d'afiFectious du tube digestif.
L'inflammation thyroïdienne d'origine rhumatismale a été observée par maints auteurs, et se termine toujours par résolution.
Certaines thyroîdites semblent éclore spontanément, en dehors de toute maladie infectieuse antérieure, et mériter, ainsi, Tépithète de primitives. La pathogénie de ces faits s'éclaire aisément, aujourd'hui, avec la conception du microbisme latent ; il s'agit de thyroîdites, développées à la faveur d*un état infectieux très atténué de diagnostic insoupçonné. Anatomie pathologique. — Lebert a pu observer deux glandes, atteintes de thyroTdite, à la période présuppurativc; il a noté l'hypertrophie en masse de la glande, la teinte hortensia générale du parenchyme, avec piqueté hémorragique. La suppuration peut être diffuse et le tissu, tacheté d'abcès miliaires, ou bien l'abcès occupe un lobe, une portion de lobe. La capsule se montre épaissie, perforée à sa face antérieure en cas d'ouverture à la peau. Le tissu conjonctif périglandulaire est souvent infiltré de sérosité, oedémateux, et dans les cas graves, strié de traînées purulentes. Cette péritbyroTdite envahit parfois les deux faces de la glande qui baigne dans le pus. C'est la thyroTdite disséquante de Lebert, qui se propage au loin, vers le cou, la face, le long des gaînes vasculaires, vers le médiastin ou les plèvres.
Les organes voisins, trachée, larynx, œsophage, ont été parfois ulcérés et perforés; dans un cas de Lejars, il y eut ulcération de la carotide et de la jugulaire interne, et le malade succomba à une hémorragie foudroyante.
Symptômes. — Ce sont les troubles généraux qui, dans les formes caractérisées, ouvrent la scène : frissons, fièvre, céphalée, malaise général.
Fresque en même temps, le malade accuse une sensation douloureuse, à la région antérieure du cou ; cette douleur devient rapidement continue, avec exacerbations spontanées ou provoquées par la pression, et les mouvements de déglutition. Elle peut être étendue à toute la région thyroïdienne, le plus souvent, elle se localise au niveau d'un lobe, presque
toujours le droit. Les mouvements du cou, surtout ceux d*extension, exacerbent cette douleur, et le malade a tendance à immobiliser sa tête, en flexion antéro-latérale, comme dans le torticolis. Les douleurs irradient parfois vers la nuque ou vers la face.
Vers la fin du premier jour, ou au début du deuxième (Roger), la tuméfaction du cou devient appréciable ; elle est uni ou bilatérale, et, dans ce dernier cas, il persiste sur la ligne médiane un sillon, séparant les deux lobes hypertrophiés. L'inspection fait constater Tascension de la tumeur, pendant les mouvements de déglutition, et la palpation limite assez nettement une tumeur de consistance élastique, assez dure, adhérente aux parties profondes, souple vis-à-vis de la peau qui la recouvre. Celle-ci conserve sa teinte normale ; elle est sillonnée de marbrures veineuses.
Le gonflement thyroïdien peut acquérir, après 3 ou 4 jours, un volume suffisant pour comprimer les organes voisins; la compression de la trachée provoque une toux sèche quintcuse, une expectoration sanguinolente, quelquefois de franches hémoptysies, de la dyspnée; des accès de spasme glottique peuvent éclater, avec respiration sifflante ; la mort subite a été observée. L'irritation des nerfs récurrents se traduit par de l'enrouement, de la raucité de la voix, de l'aphonie,celle des nerfs pneumogastriques, par un état nauséeux et des vomissements. Les vertiges, les bourdonnements d'oreille indiquent une compression veineuse.
Évolution. — La thyroïdite se termine par résolution ou par suppuration.
Dans la première alternative, le gonflement thyroïdien persiste durant 5 à 6 jours, puis la détente se produit. La tumeur rétrocède en général, assez lentement, et la guérison est consommée en dix à quinze jours, quelquefois retardée par une reprise du gonflement thyroïdien. Dans certains cas, la résolution ne s'opère jamais complètement ; la glande se maintient plus volumineuse qu'avant, ou bien la palpation dénote un ou plusieurs points d'induration, dans son parenchyme.
La suppuration est la terminaison la plus fréquente : 60 à