‹ Maladies du larynx, du nez, et des oreilles (volume 2)Chapitre 74 sur 282 · II. — SARCOMES · texte numérisé non relu

II. — SARCOMES

La seule variété ile tumeur conjonctive qui mérite d'être signalée, c'est le sarcome.

i]i-vcloppeme!ildc bojaux, remplis de cellules de tjpcsdi et Wôlflera tlislingué le carcinome alvéolaire, le carciootn» à cellules cylindriques, l'épi ihélî orna pavlmenteux.

Symptômes. — I^e ddbut du eaoeer Ihyroïdien esl, presque toujours, impossible à prériser; l'affection se développe dans un orjfane d^jà g^oftreu.t, et la tumeur mali^oe évolue, durant les premiers mois, sous le masque de ta lésion snlécédente. L'augmentation rapide du volume du lettre, d'une part, et d'autre pari l'Açe du sujet (de W à 50 ans), doivent fveilleraussîtdt l'attention, et faire suspecter la di ni'Tesccnce maligne. Bientôt en effet, des troubles fonctionnels importants, relativement rares, dans l'évolution du gottre, font leur apparition.

Bard et ses élèves (1) ont attiré l'attention sur certains sjmptômcs précoces, qui permettent tic dépister le début du cancer thyroïdien, cl intérc^ssent soit le système cardîo-vasculaire, soit le système vaso-moteur, soit la sécrétion urina ire.

Les signes cardio-vasculaires se rapprochent do ceux do fçotlre exophtalmique (palpitations, tachycardie, tremblement) ; ou bien il s'ajifitde sensations dechaleur. de bouffées cong;estivcs, quelquefois d'une véritable ascension fébrile à.

38» ou aa»,

D'autres fois, on observe, au début du cancer, des troubles urînaires (polyazolurie, albuminurie, glycosurie).

Quoi qu'il en soit, l'intensité des douleurs locales ou irradiées domine la .scène(doulcurs de nuque, douleurs ressenties vers la mâchoire inférieure, les oreilles, ou vers la main).

Des accidents respiratoires éclatent (dyspnée paroxystique, cornage, louxcoqucluchoïde, tirage inspiratoire), traduction de la compression de la trachée, quelquefois de la formation de végétations intrairnchéales ; les nerfs récurrents sont fréquemment comprimés ou irrités.

Les veines sous-cutanées se dilatent et forment un lacis variqueux au-devant du cou et de la partie supérieure du>

(1) Gmii;. Kormrs médicales ilu cancer thyroïdien. Thèse ds' Lyon, IHinJ— C*nnEL,Du c.inccr thyroïdien \Oa:-,U>hôp.,iW0).

CKKCERS DE LA OLIINDE THYROÏDE 3:13

thorax. La peau, qui lecouvre la tumeur, rougfit par places et devient œdémateuse. C'est le Iflbteau de la Ih^roïdite aig;u{<. Des bosselures, dures ou fluctuaDtes, font saillie à la sui'fac« du i^oltre ; In peau perd sa mobilité cl adhère uux tissus profonds. L'adénopalbie constitue un cxcclleut sig'fie de l'épîthélioma thyroïdien.

Le malade succombe rarement aux progrès de la cachexie cancéreuse ordinaire. La marche de l'affeclion est trop rapide «t la mort survicul au milieu d'un accès de sufTocation. Ce peut flre encore une bronchopneumonie, l'ulcération dos vaisseaux carotidieus, qui cause la mort.

La terminaison fatale se produit après 10 uu là mois, quelquefois après 6 mois.

Diagnostic. — Le cancer, dans sa phase de début, est impossible àdifférencier du goitre bénin. Mais il fautsi' rappeler qu'il y a toujours lieu de suspecter la nature d'un goitre, considéré comme simple, si, brusquement, il subit une augmentation de volume. Certaines ifayroldiles d'allure subaîguC en imposent pour le cancer ; de même, la marche rapide de certains épîihéliumas, au niveau desquels la peau rougit et ac tuméfie, fait croire ùrévoluliou d'une thyroîdite aiguë,

L'adénopathieest un excellent signe de cancer. La ponction exploratrice, avec esamen cjtologïque des produits retirés, peut donner des indications milos.

Traitement. — Le seul traitement utile, c'est l'éradication de la glande canccreusc ; et, pour être efficace, il faut que la résection soit précoce, accomplie avant l'extension de Pépithélioma,en dehors de la capsule. La médication thyroïdienne pr< et post-opératoire pourra prévenir ou atténuer les accidents d'însufBsancc ihyroTdicnne.

En face de cancers étendus, une intervention palliative seule «fit autorisée (trachéotomie, grandes incisions circumthyroldiennes (Poucet) destinées à faire cesser lo douleur, par la section des filets nerveux).

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