‹ Maladies du larynx, du nez, et des oreilles (volume 2)Chapitre 75 sur 282 · II. — SARCOMES · texte numérisé non relu

II. — SARCOMES

La seule variété de tumeur conjonctive qui mérite d'Ûlrc signalée, c'est le sarcome.

demi-lobc de corps thyroïde), ou bien les tablettes d'iodothyrine de Bauniann ou de Bayer, titrées à 0 gr. 25 centigr. à la dose de 2 gr. par jour).

Il faut surveiller l'arrivée, toujours à redouter, des accidents d'intoxication thyroïdienne (agitation, insomnie, tremblement, tachycardie, fièvre, albuminurie).

La guérison peut s'observer, après une quinzaine de jours de traitement.

L*ingestion de thymus a été tentée dans certains cas, rebelles à la médication thyroïdienne et cela avec succès.

Traitement chirurgical. — La thyroïdectomie est indiquée dans deux cas : le traitement médical a échoué, la tumeur grossit. Elle sera d'autant plus béni/^ne qu'elle aura été plus hàlive.

Il faut rejeter absolument la thyroïdectomie totale, qui aboutit au myxœdème opératoire et respecter, suivant les conseils dcWolflcr et d'Eiselberg, au moins un quart de la glande.

Thyroidectomies partielles. — L'extirpation partielle s'accomplit suivant deux procédés: le procédé extra-capsulaire, au cours duquel on enlève le lobe malade avec sa capsule propre; le procédé sous-capsulaire ou intraglandulaire, qui comprend ces trois temps : section du parenchyme, atteinte des noyaux adénomatcux, extirpation de ces noyaux.

Lorsque la thyroïde est bourrelée de nodosités, on répète rénuclcalion autant de fois qu'il est nécessaire. Si le grand nombre de ces foyers adénomatcux, leur fusion, si la multiplicité des kystes rend ce procédé inapplicable, on peut recourir au procédé de Poncet,à l'énucléation massive, c'est-àdire à la décorllcation sous-capsulaire de toute la masse altérée.

Ligature des artères afférentes, — Nous devons mentionner encore deux procédés de traitement sanglant des tumeurs goitreuses.

La ligature des artères afférentes a pour but de provoquer l'atrophie du goitre ; ce procédé peut donner de bons résultats dans les tumeurs vasculaires. Mais la recherche des artères est très souvent difficile ; le résultat visé n'est pas tou-

jours obtenu, et le myxœdëme opératoire peut succéder à ce traitement.

Exoihyropexie. — L'exothjropexie a été imaginée par Jaboulav. Elle consiste à exposer ou à luxer à l'extérieur et ù Vj maintenir, une partie ou la totalité du corps thyroïde atteint de gottre.dans le but d'obtenir Tatrophie de celui-ci (1). Certaines formes très vasculaires, ou certains accidents aigus de suffocation représentent les indications de ce traitement. * Mais la lenteur de la cicatrisation, la possibilité de complications septiques rendent ce procédé opératoire inférieur à ceux d extirpation sus-indiqués.

(1) BiaAaD, Thèse de Lyon, 4893.

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