IV. ExBmen des diverses parties. — En examinant
méthodiquement, de l'entrée vers le fond, on voit :
i^ Les dents, altérées quelquefois par l'hérédo-syphilis (cuspidéesy crénelées). Divers liserés peuvent se montrer à leur sertissure : liseré gris bleuâtre des saturnins, liseré verdàtre des intoxications par le cuivre ou des abus d'acide borique (liseré boracique de Lemoine).
2* La langue peut présenter la syphilis secondaire sur ses bords ou tertiaire sur sa face supérieure (fissures, nodosités). Des zonas s'y montrent aussi. Chez quelques névropathes ou neurasthéniques, il existe en un point précis une douleur de tvpe variable (ulcération imaginaire).
3° A la face interne des joues ^ on cherchera la syphilis, la leucoplasie, les varices lymphatiques (du Castel, Tenneson).
4* La voûte palatine est très ogivale chez les adénoïdiens. Parfois elle présente une exostose antéro-postérieure [torus l>(klatinus) qui serait un signe de dégénérescence comparable au rachitisme (Nacke). Les perforations syphilitiques ou tu-
iO MALADIES DU PHARYNX
bcrculcuses n'y sont point rares et, quand elles siégeant sur côtés, elles peuvent n'être que le mal perforant buccal sign par le P' Fournier et Hudelo. Si la voix est nasonnée, peut constater de la brièveté palatine, la longueur anté postérieure normale étant de 61 millimètres.
50 Le voile du palais est pâle chez les tuberculeux. ^ paralysies ne se voient pas toujours à première vue, mais les reconnaît facilement en demandant au sujet d'émettre son aigu qui ne soulève que la moitié indemne. Les neun théniques peuvent présenter la parésie intermittente du vo (Garel) ; on y voit encore des cicatrisations vicieuses, des a kyloscs staphylicnnes. Chez les fumeurs, le voile du palais montre d'une rougeur sombre et comme granité.
On a signalé, chez les saturnins, une pigmentation de muqueuse buccale, formant une sorte de tatouage. Si cet pigmentation est intense, le diagnostic pourrait devenir en barrassant avQC la maladie d'Addison, mais on a, pour i guider, le liseré gingival de Burton (1).
6û La luette peut être bifide, procidente, porter de peti papillomcs ou présenter à son extrémité des épaississemeni épithéliaux qui font croire à la syphilis secondaire (pseud( plaque muqueuse).
7® Les piliers du voile sont puis ou moins maigres selo l'état de la santé générale. Ils sont un siège de prédilectio pour la sj'philis secondaire et présentent quelquefois des pei forations congénitales (Tœplitz). Raoult (de Nancy) et Fine ont fait connaître un cas rare de perforation congénitale, où i y avait une perforation médiane, triangulaire, sur le raphé et deux autres fissuraires, sur les piliers postérieurs. Lf déglutition et la phonation n'étaient que peu gênées (2).
Jalaguier a présenté à la Société de chirurgie (16 avril 1902 une jeune malade atteinte de fistule branchiale avec orifice i la partie supérieure du pilier droit.
On donne le nom de faux piliers ou troisièmes piliers à
({) Communication à la Soc. fr. de laryn^olo;:çie {Archives inter, de lart/ng,, juillet-août 1898, p. 395).
(2) Galliard, Chauffard, Soc. méd. des Hôpitaux, 15 mai i903.
EXAMEN OE LA BOUC i!i-s tmiiiôes de ^granulations ilispogéi
ET ou PHARYNX
Séries viT[iiaIc«
ilt'dai)!! drs pilirrs posiérieui
8" Les amygdale» ne ilépaHscut pas t.'» deilnns te nivruu Hi-s piliers quand elles sont normales. Kilos peuvcitl i^in^ .-idhérenles aux piliers, erratiques surtout vers le b.i.idu phni-vnx, cofileDir dans leurs cryptes des dépôts pullaci's onde mvcosis, se couvrir de fausses membranes difihlitrilîques. Parfois l'évolution difficile de la dent de sagesse détermine une fausse ainy^alite,
y Le phartjnx, s'il «si normal, doit fitre rose et humide. A l'état palhologifjue, il présente : une coloration roii^ sombre chez les arthritiques et les fumeurs, des varicosîtés chei lea buveurs, des granulations souvent. En cas de pharyngite atrophique, il est parcheminé, vernissé. A noter encorr des ulcérations diverses (svpbilis, scrofule, tuberculose, lupus, scorbut, iiifluenza), quelques diverticules cong^énitaux (Albrecht), divers troubles nerveux, anesthésies qui ne sont pas exclusives aux hystériques (Pitres, Mosséj. hypcreslbésie* (sensations de piqûres d'épingle ou de brûlures), aérophagies (Bouveret), lies ou nysla^mus (Dieulafoy), téoesmes (Lennox Brcin~nc).
Par le toucher, on peut explorer la face antérieure des srpt vertèbres cervicales. J'ai vu chez un jeune homme l'arc antérieur de l'atlas ac^-user une saillie proéminente, à la hauteur de la voiUe palatine.
L'examen chimique peut révéler dans In salive In présence d'acide urique, etc., comme ta baclérioscopie y montrera le streptocoque et autres microbes à l'état normal fWîdal et Bezançon).
Le pharynx peut être le siégp de troubles nerveux divers. Signalons eo particulier le manque do gustation (affueusie), phénomène bien étudié par Vascbidc.
r.et aperçu nous montre qu'il importe d'examiner surtout, dan» la palholoyie du pharynx, les pharyngites, les ulcérnlion» du pharynx, rinfeclion des amyijdnles et l<^ur hypertrophie, le myeosia du pharvnx. En traitant de leur diagnostic, noua parlerons de la plupa^' *!("* ^utn-s afforlions pharyngiennes.