‹ Maladies du larynx, du nez, et des oreilles (volume 2)Chapitre 9 sur 282 · I. Pharyngite primitive simple (catarrbale · texte numérisé non relu

I. Pharyngite primitive simple (catarrbale

Causes. — Elle reconnaît pour causes : surtout les transitio: brusques de température, la propa|°^ation d'un coryza ( d'une broncho-laryngite, les abus de fonctionnement par parole ou les excès de tabac. L'intervention de ces caus< occasionnelles est favorisée par l'obstruction nasale hab tuelle et par le tempérament arthritique.

Symptômes. — Les symptômes locaux sont bien connus sensation de corps étrangers ou d'ardeur dans la gorge, odj nophagie ctotalgie, toussotement, voix sourde et cotonneuse Si on examine avec Tabaisse-langue, on voit un pharynx plu ou moins rouge, un voile du palais œdématié. La cavité assez desséchée d'abord, sécrète bientôt des mucosités vis queuses.

Les symptômes généraux sont rares. C'est seulement che: l'enfant qu'on peut observer de la fièvre en disproportioi: avec l'état guttural.

Diagnostic. — Le diagnostic est facile. L'erreur pourrai! être commise cependant avec les congestions transitoires que l'on observe chez les arthritiques et surtout avec Vangiue rhumatismale aiguë. Cette pharyngite, bien étudiée par Lasègue et par Fernct, précède généralement de deux ou

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trois joDrs les Ouxions articulaires. C'est une rougeur diffuse, s'accompagnaat d'élévation de la température )^éaérale (de 38* à 39*) et disparaissant peu à peu quand les articulations sont envahies.

Il but aussi ne pas ntéconoattre la pharyngite diabétique. Ou dirait un érvsipéle du pharjnx, mais il n'y a ni tuméfao tion, ni fièvre. En présence de ces conditions, on examinera les urines.

Pronostic. — Le pnmoitîc est sans gravité. Tout au plus peut-on craindre l'apparition d'une lar^ngo-broochite. Les phar^rogites hémorragiques signalées par Natier sont sans conséquences sévères.

Traitement. — Le traitement se composera de moyetis loeavx et généraux.

Fig. 4. — Bocalrhioe Fig. 5. — Inhalateur

du b' Moura. de Nicolay.

Parmi Us premiers, se recommandent : les pulvûrisations aoliseptiques chaudes (boriquées, phéniqui-cs, mcnlholL-cs) ou les irrii^ations pharyngées antiseptiques â 3r>°.

Le meilleur moyen nous paraît être l'inhalation, car elle est mieux supportée par les malades et pénètre peu A peu profondi-menl dans les voies respiratoires.

Un 'peut la pratiquer en mettant dans l'eau de l'inhalateur

«AkADIES DU PHARYNX

. . V « («.^xvviv cuillerées à café d*une solution alcool i

, ,,, •iu»àolo* les plus souvent employés sont l'inhala! ^^ V' «.«i^ ^t celui de Nicolay (fig. 4 et 5) qui a l'avanta o&i luêtal émaillé, d* aller sur le feu. Un simple , .^. ^^ 4. .'^utHre à la rigueur» en couvrant le visaf^e d"*une i

^ ^ • iohaUtîon durera de 5 à iO minutes. L*cau doit fui ^^^ ^^ i -^ MOU bouillit* pour ne pas brûler le visage. ^^' oîoi une formule usuelle :

Kau oxygénée médicinale 20 gr.

Teinture de benjoin 10

Kucalyptol 3

Alcool à 90« gQ

4:.:: o*»^*"® moyens généraux abortifs, les plus usités soi 1 ^- :-* 1> *J rgatifs, bains de vapeur, sulfate de quinine (Fraenkc ->«m i=t^i ti^s de gaïac [un gramme dans les vingt-quatre heu f 2V ï: «^» <^I<enzie)], enfin Tantipyrine :

Antipyrine

o- , 3 gp.

Sirop de punch ... ,^ *

Kau disUllée .

trois fois dans la journée, j "'dconil :

Alcoolature de fonîn.^» j.

Sirop de codéine ' ^^^ «"""''

Sirop de tolu . " ' " ' 20 gr.

Infusion pectorale ''*'•••• ^^ —

■randcs cuillerées H »or<l. puis de demi h^ *'"*'"^ d'heure en quart u...:u

•. -p»«-w9ite «i'-.rj/" ^';""-''«»-

^é^tieuse. — Cette f P^legmoneuse, suppuréi

itjlis, chez les m" ^"^^ survient chez les surmenés, 1( ^.^ngienne, signalée^^*^^' ^^^ exemple. La blennorrh^ ^^x-ôtions superficielles?^^ ^^^"^*^^" ^^^^ (phlegmon, pui ^l-lniq^^^ent^ c'est ''^^^re dans cette catégorie.

phlegmon pharyngien avec ôIé

ï'^V-S.ra

PHARYNGITES i5

iréoéral septique. C'est surtout par les complications possibles qu'il a de rîmporiance.

Comme complicaiions locales, on a signalé : les abcès péripharjogiens, les fusées purulentes dans le médiastin,* l*angine de Ludwig* (phlegmon sus-hyoTdien), l'ouverture des gros vaisseaux du cou, l'œdème du larynx, les paralysies du nerf phrénique et du nerf vague (i). En fait de coni' plications générales: des éruptions, comme le rash (Holsti), des endocardites, pleurésies, néphrites (Bouchard), arthrites, orchites et ovarites (Joal).

Traitement. — Irrigations antiseptiques chaudes, toutes les heures, dans l'arrière-bouche (acides phénique ou salicylique à i : 500). Les attouchements au bleu de méthylène figurent parmi les moyens à recommander. A l'intérieur, les toniques (grogs) et l'antisepsie intestinale. L'incision sera précoce quand elle est indiquée et on la pratiquera avec des bistouris engainés de gaze aseptique ou avec un pharyngotomc spécial qui laisse saillir la lame au point désigné. Parfois rincision devra se faire par l'extérieur à travers la peau.

III. Angine de Vincent. ^ Les recherches bactériologiques ont permis de distinguer quelques angines qui étaient antérieurement toutes confondues entre elles. C'est le cas pour Tanicine spéciale qu'a décrite en 1898 M. Vincent, professeur agrégé du Val-de-Grâce.

Il s agit d'une affection spécifique, épidémique et contagieuse, caractérisée par l'apparition d'une fausse membrane suivie d'une ulcération et d'engorgement ganglionnaire sousangulo-maxilla,ire, les lésions étant unilatérales.

La bactériologie y révèle comme agents spécifiques : un bacille fusiforme et un spirille qui se trouvent principalement dans la fausse membrane.

L'affection s'observe surtout dans 'les hôpitaux et chez les sujets qui vivent dans de mauvaises conditions hygiéniques.

Symptômes. — Au début ce sont des phénomènes généraux : fièvre, céphalalgie, pendant 4 à 5 jours.

Puis le malade accuse une gêne de la déglutition. Le fond

(i) RcNDtT, Sac. méd,de» Hôp., 28 mai 1891.

*■*--•-- ^^..0^ ic 1 . bouche i.Vc.u bo..«.. ^,„„»pl»'r"

perte cedômTTK

PHURTHeiTES I-;

PhnrjujritM : aphteuse, du muguet, nieri-urioUe.aaluUe (1 ), pempliîçoide — qui simulerait la liiphléric, irétaîl un chroiiKilû, — ortiée, de la raricelle, €Îe la nibéole (Cbnnt^messc, Talamon). hprpi^tîcjne, i^fou llousc, de rinllucnza, de la rougeole, de la scarlatine (3), de la variole, de T^rysipèle. — In plus fréquente, — g:angr«>neuse, Irphique, — avec de» wIctîrnlion« ovalsirps et ilc mauvsis pronostic, — scorbiitlr|UB (Sehech), cholérique (Cosie), diphtérique.

Celle énuméralion poami serstr pour le dingnostic.

J'appelle ici l'aMeniian sur quelques cas spéciaux.

Il exi<ite une variété d'angines à têlragénet primitives qui «e produisent surtout pemlaot l'aa tomoe et afTectenl les caractères d'une épidémie.

L'étiolot^ie sVxpliquc par la ir^ grande fréquence du léiratrène dans la cavité bucco-pharTiigienne puisqu'on l'a trouvé sur 100 cas. 10 fois dans le pharynx. 12 fois sur les amjrçdales et 1 1 fois dans la boucbe.

Ces angines m présentent sons deux tvp^s principaux : i'ielvpc érjtfaémato-puttacé, 3" la type dipIitéroTde-pullacé.

Comme Iraitemenl : lavages de la çorttre avec uuc soluliuri de carbonate de soude au çentiémn ; badiK«i)niiagi's !» IVnu oxygénée à 10 volumes, désinfection du nez avec l'huile mentholée it I, 50.

L'angine pBe*tdo-membraneuae aecondiire <h la »'ji<h\- Ut (3) débute généralement dans les deux oit trois premiers mois do l'infcclion, à In suite d'un refroidissement.

Le malade avale difUcileineot, il est très fallj^ué, ne durt pas : en même temps l'eudilion diminue

(Juanil on examine la gorge, oi* aperçoit deux amygdales très tuméfiées, recouvertes de plaques blanches qui enipièleiiL parfois sur les piliers. L'adénapalbîe est Ir^s ueeusée et occupe les ganglions péri pharyngés signalés par le 1" Pnur-

(!) Mon(i.-Liv iLÛii. Arfkivf inlrrii. d* laryngotogif, juin IHII (1) HoL-)iiies,Tb>'S(de I-aris. 1891.

i3) II. IJiw.*K, Angint pstudo-membntntm* '"■"••'11''-' ''' '" ' ;»>7it. Thèse, Paris. 1903.

Caitii. — Mal. 'lu lamix. 3' idil. -

A LADIE8 DU pu.^

hes abcès rel^<>^J^ / ^ [^^ Présentent snu^ a

- biea ils --/:«r nxra^« ' ^vZLÎ^P^

étoSffe. Non prévenu, on pouvait croirr, ^ p^T.^^fsyn.ptômes, at. oroup, mais a conservatCde t'' '^^ " u'n thnbre criard et n«s.Il«rd fera immédiatement son;" '" abcès rétro-pharyngien. ^ ™«°lsongerau

Quoique l'inspection de la gorge permette au.} . • voir l'abcès bomber dernère la luette. le vé LK"'^'*''^ ^ est fourni parle toucher pharj.ugie„, touchei oui , ^°^''°^'' comme pour les végétaUous adénoïdes. S'il^^'f ^''«'[1" rétro-pharyngien. 1 index sent une tuméfaction h"° t '*' tée. m'édiane. située dans le foud d« p, j;^. ^^^

luette. , .. M f ••

Le diagnostic fait il faut intervenir : l 'enfant bien r» • par un aide est placé dans la position du toK„ ™V°'*°' rurgien enfonce le doigt sur l'abcès et chlir??'] '^ '='''■ portera l'interyention c'est généralement la partie ^'^ ,*"" basse de la région médiane, puis il suitavecle b^sto . • ^ J* "' externe de son doigt, incise à fond et fait de hau ^^^ ^""'^ incision d'environ un centimètre. ®" "«« une

L'opérateur retire alors rapidement sa „„;„ , ,. l'aide incline la tête de l'enfant en avant Tur 1 î, "^V

pus tombe dans le larynx ou l'œsophage *ï"® ^^

De grands lavages de la gorge à l'eau naphfolée son. r • pendant une huitaine de jours et au bout de ri - f^"' on peut considérer l'enfant comme guéri Période

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