VI. — NÉOPLASMES DU THYMUS {CARClNOMESy SARCOMES
Les anciens auteurs pensaient que toutes les tumeurs du médiastin se développaient aux dépens du thymus ou de ses vestiges anatomiques. Friedleben, en 1858, soumit à une cri-
(\) Paul Dubois, Gasetle médicale, 1850.
(2) Hangsted, The anatomy of the thymus gland, London.
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tique sévère tous les cas publiés de tumeur d'orifjifinc th\'miquc, et conclut qu'il faut rejeter la plupart d'entre eux. Rendu soutient la même opinion (i). Cependant. les observations de Birch-Hirschfeld, Brigidi, Soderbaum mettent hors de doute l'existence de néoplasmes, de nature conjonctive ou épithéliale, à point de départ thjmique ; Letulle, Vermorel, Michel Dansac, Paviot et Gërest ont plus récemment publié des faits confirmatifs.
Deux variétés de tumeurs peuvent se développer aux dépens du thymus : les tumeurs conjonctives et les tumeurs épithéliales.
Parmi les néoplasmes du type sarcome, c'est la variété Ijmphadénome, qui se rencontre le plus souvent ; le lymphosarcome est assez fréquent.
Les tumeurs épithéliales peuvent être divisées en trois g-roupes (Paviot et Gerest) :
Les tumeurs pseudo-sarcomateuses, formées d'un stroma fixe» contenant dans ses mailles des cellules rondes à peine épithélioTdes.
Les tumeurs à corps concentriques et à cellules géantes, formées d'un stroma alvéolaire, renfermant, dans son reticuium, des cellules polymorphes ; ces cellules, en certains points, s'aplatissaient et s'imbriquaient, de façon à constituer des corps concentriques assez comparables aux corpuscules de Hassall.
Les tumeurs dutypemalpighien et à globes épidermiques. Elles sont fort rares.
Le sarcome du thymus s'observe surtout chez le fœtus ou le nouveau-né ; les symptômes sont effacés, et la tumeur constitue une trouvaille d'autopsie.
Chez l'adulte, les signes relevés sont ceux des tumeurs solides du médiastin : matitéà la percussion, dans la région du sternum, dyspnée à forme continue ou paroxystique, signes de compression du côté du cœur et des gros vaisseaux, œdème delà moitié supérieure du corps, hydrothorax. Tous
(1) I\E?(Dt% Des tumeurs malignes du médiastin (^rc^A. gén, de méd.. t. XXVÏ).
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^uabl^^^^^^ ^"^^**-^^* s^r une douleur rétro-slernale, remarqua e par son intensité. Mais aucun symptôme n'autorise penser qu'il s'agit d'une tumeur d'origine thymique.
Londres 1832 Hangsted, Theanatomyofthe thymus gland,
lg47 ^ p- f* Hé«ARn, Du spasme de la glotte. Thèse de Paris, mort* chez le ^ ^**» Gazette médicale, 1850. — J. Mussy, De la
ISgjx ^ enfants par hypertrophie du thymus (Méd. mod.^ janvier
pertronhiP .i^*!k^' ^"'' "^ ^** d'asphyxie suraigué mortelle par hymai 1894i ^^"^^s> c*>ez une fillette de 2 mois 1/2 {Bull, méd., hitP Haa Jl /^OMMB, Dc l 'hypertrophie du thymus dans la mort su-
Rabé Hvn r^^u*"* '^«^- *^^- ^* "ï^- ^' ^* <^*'>" "^«^i *894). - 3 jours f^f // c ^^ thymus, chez un enfant de 2 mois 1/2, mort en ranaiomi «naf., 1897), — Roger et Ghika. Recherches sur
de chi^ ^oj^male.et pathologique du thymus ( Xf/P Congrès intern. Ghika p* a ''®"'*'*«' de physiologie et de path, gén., sept. 1900). — Des tiîrn ^^^ *® thymus, Thèse de Paris, juillet 1901. — Renlu.
RorKft P ^u^i"*^^'^*^®* ^" médiastin {Arrh gén.deméd., t. XXVI). — r V ^^^'^otogie du thymus, Traité de méd. Bouchard et Brissaud, Bd CLX'J**"^***'^"' ^^^^^ ^'® Thymusdampfung (Virchow's Archiv,,