MORVE DU NEZ
par cette mauvaise habitude, tandis qu’elle soignait sa belle-sœur atteinte de tuberculose pulmonaire.
Symptômes. — L’affection débute le plus souvent dans l’intérieur des narines ou à la partie inférieure de la cloison.
On.y constate de petites fongosités rougeâtres et dures,
f)ouvant former des tumeurs polypiformes (Schmiegeow). Les lésions peuvent s’étendre aux cornets, mais, en général^ elles restent limitées à la partie antérieure des fosses nasales. La cloison finit par présenter une perforation à bords épais, irréguliers, mais elle est moins grande que la perforation syphilitique. Détail à signaler : l’altération lupique respecte le tissu osseux.
L'évolution en est essentiellement lente. Les traumatismes et les grossesses activent parfois la marche.
Complications. — Celles qui sont le plus souvent signalées sont les poussées éi'ysipélateuses et les dégénérescences épithéliomateuses (Raulin).
Diagnostic. — Il est facile et ce n’est guère qu’avec la syphilis qu’il serait possible de faire une confusion. On l’évitera en considérant que la syphilis envahit une plus
frande partie de la cloison nasale, d’où l’effondrement u nez, tandis que le lupus, suivant l’expression du Fournier, est casanier, ne s’étendant que lentement aux parties voisines. Selon la remarque de Gerber, il est souvent difficile d’établir une démarcation entre la tuberculose et le lupus du nez, à moins qu’il n’y ait lupus cutané.
Traitement. — Il s’effectue avec les moyens employés pour la tuberculose nasale (curetage, galvanocautérisations, pansements iodoformés, scarifications, photothérapie et thérapeutique générale). Schultze propose le traitement chirurgical suivant : fendre le nez en son milieu, enlever les parties lupiques, suturer.