TROUBLES DE L’ODORAT
Ua coup d’œil d’abord sur l’appareil olfactif.
Les recherches des frères Ramon y Cajal, de Golgi, venant après celles de Schültze, nous ont renseignés sur les dispositions principales dans les deux parties périphérique et centrale.
Portion périphérique. — Dans le locus luteus de Told, qui occupe la partie haute de la fosse nasale, sont disposées les: cellules olfactives entre les cellules épithéliales de soutien. Les premières sont formées par un neurone d’où se détachentles poils olfactifs qui s’agitent à la surface de la muqueuse.
Portion centrale. — Elle se compose du bulbe olfactif, des bandelettes et des racines olfactives. On suppose que celles-ci aboutissent à l’extrémité antérieure du lobe temporal où se trouveraient des neurones centraux.
Le sens de l’odorat peut présenter des troubles qui ont bien leur importance, puisque ce sont les malades euxmêmes qui viennent nous demander de les guérir. Les principaux types de cette altération sont : Yhyperosmie, Vhyposmie et la parosmie.
I. HYPEROSMIE. — Elle s’observe assez rai'ement, chez des sujets qui sont affligés d’un odorat trop subtil. Ce sont des nerveux. Ils s’en plaignent beaucoup, mais il est peu fréquent que ce trouble aille jusqu’à produire des lypothymies ou des syncopes. Cette exagération de l’odorat ne doit pas être confondue avec l’hyperesthésie non sensorielle de la muqueuse nasale qui se traduitpar des prurits, des éternuements faciles.
Traitement. — Il consiste dans l’emploi local de la cocaïne, en poudre ou en solution.
IL HYPOSMIE. — Symptômes. — Elle est habituellement complète. Aussi est-elle plus connue sous le nom d!anosmie. La disparition de l’odorat peut être unilatérale ou bilatérale ; on la recherche au moyen de