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AFFECTIONS DU SINUS MAXILLAIRE

Considérations anatomiques. — Le sinus maxillaire ou antre d' Higlimore, du nom de l’anatomiste qui le

Fig. 16D. — Les deux sinus maxillaires. — Coupe verticale et transversale. Moitié antérieure de la coupe. S. M. et S' M', Sinus maxillaires. M.et M', Dents molaires O et O', Cavités orbitaires.

affections du sinus maxillaire

premier en donna une bonne description, est creusé dans le corps du maxillaire supérieur, entre Torbite et l’arcade alvéolaire supérieure , entre la fosse canine et la fente ptéryg'o-maxillaire, entre la fosse ZTsromatiuue et la paroi externe des fosses nasales (%• 160)

Il n’est représenté à la naissance que par une log'ette à direction antéro-postérieure (Moure). Il s’amplifie notablement au moment de là deuxième dentition, puis il s’accroît sans cesse au point qu’on le trouve très vaste chez le vieillard.

Sa forme rappelle le plus ordinairement une pyramide triangulaire à base supérieure(orbitaire), et à sommet inférieur (alvéolaire), qui correspond aux dents molaires.

Mais que de variétés révèle l’examen des cadavres puisque, même chez un seul sujet,les deux an très peuventêtre très dissemblables. Sou vent il est parcouru par des cloisons osseuses incomplètes qui forment des recoins difficiles à dé- Fig. 161. — Coupe antéro-postérieure du sinfecter. C’est par sinus gauche, montrant ses rapports exception rare qu’on avec les dents molaires supérieures,

l'a trouvé complètement subdivisé par un cloisonnement vertical ou horizontal (1).

(1) Boulay, Compter rendus de la Société française d’O.R. L.,

MALADIES DU XEZ

Parfois réduit aux dimensions d’une noisette, il peut, au contraire, reculer de beaucoup ses limites.

Zuckerkandl décrit à ce sinus cinq prolongements:

1° Le prolongement alvéolaire, dans l’arcade alvéolaire, le plus important au point de vue pathologique, puisqu’il explique l’infection facile du sinus par la carie des dents molaires (fig. 161).

2“ Le prolongement palatin, entre les deux lames de l’apophyse palatine du maxillaire supérieur.

3® Le prolongement sous-orbitaire, dans l’apophyse montante du maxillaire supérieur.

4° Le prolongement zygomatique, s’avançant dans l’apophyse de ce nom.

5® Le prolongement postérieur ou orbitaire, qui peut aller jusque derrière l’orbite.

La paroi antérieure du sinus, qui correspond à lafosse canine, est mince et offre un accès facile pour pénétrer largement dans le sinus. Le périoste, assez adhérent dans la moitié postérieure, se laisse facilement décoller en avant, au niveau de la fosse canine.

C’est sur la paroi interne ou nasale que se trouvent les orifices qui mettent en communication l’antre d’Highmore avec la fosse nasale. L’orifice principal, qui est constant, s’ouvre à la partie antérieure du méat moyen. Il est de direction descendante, mais se trouve placé dans la partie haute du sinus. C’est Vostium maxillaire, le plus ordinairement allongé d’avant en arrière, à contour elliptique ou réniforme. Dans la majorité des cas, d’après Zuckerkandl, sa longueur varie entre 7 et H millimètres et sa largeur entre 2 et 6 millimètres. Il en est d’acce-ssoires et non constants qui sont situés plus bas et en arrière. Le plus fréquent (ostium maxillaire accessoire) a été signalé par Giraldès et retrouvé par Zuckerkandl une fois sur dix. Compris entre l’apophyse uneiforme et l’os palatin, il se prête bien à l’écoulement du pus sinusien. Killian a même pu l’utiliser pour des lavages dans le sinus, au moyen d’une sonde. Cette paroi, mince au niveau du méat moyen, s’épaissit peu à peu vers l’inférieur.

La muqueuse de ce sinus, pâle et mince, ressemble plutôt à une séreuse, mais les infections prolongées la

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transforment aisément en tissu fongueux et myxomateux.

Les grosses molaires proéminent par leurs racines dans la partie basse du sinus. Parfois il existe entre le sommet de la racine et la cavité d’Highmore une couche

162. — Paroi externe de la fosse nasale droite montrant l’ostium maxillaire (O. M.), le canal fronto-nasal (F. O. et le canal lacrymo-nasal (L. N.).

osseuse épaisse que les perforateurs ont de la peine à franchir.

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