IV. — TUMEURS DU SINUS FRONTAL
On peut les classer en tumeurs bénignes et tumeurs malignes.
I. Tumeurs bénignes. — Elles comprennent d’abord les kystes, qui nous. sont surtout connus par les travaux de Garreau et de Bertheux en 1881. Il y a :
1° Des hydropisies enkystées du sinus par oblitération du canal d’excrétion.
2® Des kystes glandulaires enfermés dans une glande de la muqueuse, mais qui sont assez rares. Martin n'en mentionne que dix, en 1888. Ces deux variétés peuvent de temps en temps se vider dans les fosses nasales, produisant ainsi une variété de rhinorrhée. Leur contenu est filant.
3° Des kystes hématiques, suites de traumatismes (Steiner, Larrey).
Enfin des kystes hydatiques (Langenbeck, Keate). A mesure que ces kystes se développent, 'ils arrivent à user de préférence la paroi orbitaire.
La tuméfaction débute à la racine du nez ou à la tête du sourcil. Puis la coque osseuse cède et on peut avoir de la crépitation parcheminée. Il y a presque toujours alors de l’exophtalmie ; on a encore noté de l’œdème papillaire et des varicosités des veines rétiniennes (Panas).
5° Comme tumeurs bénignes figurent encore lesostéomes qui rappellent ceux du sinus maxillaire. La différence n’est que dans le siège.
IL Tumeurs malignes. — Ce sont principalement des sarcomes. Il semble qu’il faille considérer comme tels les cas de polypes fibreux consignés dans les auteurs : Levret (1725) et Caron du Villars (1858) qui observa un