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I. LÉSIONS TRAUMATIQUES

P’ Contusions. — Qu’il y ait chute ou heurt violent sur la tête, le pavillon est appliqué fortement contre la rég'ion temporale très résistante, d’où lésions d’importance variable ; ecchymoses, bosses sanguines, fracture des cartilages. Celle-ci s’observe principalement chez les vieillards dont l’âge ou l’arthritisme ont rendu cassantes les pièces cartilagineuses.

Certaines professions (lutteurs) entraînent des contusions chroniques. Le pavillon prend alors le caractère éléphantiasique avec rougeur des téguments. Cette altération n’est point rare chez les fous, qui ont la manie de tirailler constamment leurs pavillons.

Le traitement ne comporte pas d’indications particulières à la région. S’il y a fracture des cartilages, on les immobilise entre des plaques de ouate et une bande mouillée de tarlatane qui enserre la tête, Jarjavay a mentionné le cas d’un blessé chez lequel la consolidation n’avait pas eu lieu et dont les deux parties pouvaient se superposer comme les deux parties d’un livre.

2° Plaies. — Les piqûres sont sans gravité.

Parmi elles, cependant, le percement du lobe peut être l’origine de quelques accidents. Ce sont les bijoutiers qui pratiquent généralement cette petite opération. Si leurs poinçons ne sont pas propres ou si la plaie n’est pas surveillée, quelques accidents peuvent se montrer (érythème, érysipèle, impétigo). Chez les femmes lymphatiques, le crochet de la boucle d’oreille élargit parfois la perforation et arrive même à sectionner le lobule en deux languettes. Ces personnes sont astreintes à de grands soins de propreté. Les unes, en déposant leurs pendants quelques jours, arrivent à les supporter. D’autres sont obligées de renoncer à les mettre.

Lescoupures peuvent détacher une portion du pavillon.

MALADIES DU PAVILLON

On doit, en ce cas, procéder à la suture, puisque Bérençer-Féraud a mentionné sept cas de réunion parfaite. Dans quatre cas même, il a vu la réunion se faire, bien que l’appendice eût été complètement détaché. Beck cite un cas de ce genre.

Si le pavillon est totalement coupé ou arraché de la tête, le méat auditif se resserre sous forme d’un petit

fertuis. C’est ce que j’ai observé chez un homme dont ouïe n’était pourtant pas mauvaise. Une opération peut être alors de mise pour refaire un méat de largeur suffisante.

3'’ Gelures. — Le pavillon est facilement le siège de gelures qui le laissent rouge et difforme. Urbantschitsch conseille comme préventif l’enduit d’une solution de ffutta-percha dans le chloroforme.

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