CARIE DU ROCHER
Elle expose le malade à de grands dangers, soit du côté de la voûte de la caisse (tegmen tympani), mince cloison qui la sépare de la cavité cérébrale, soit du côté de la veine jugulaire (thromboses, hémorragies foudroyantes), soit aussi du côté des diverses artères dont l’ulcération peut être suivie d’hémorragie mortelle (artère carotide, méningée moyenne, stylo-mastoïdienne). Quant au labyrinthe, il résiste assez bien à l’envahissement. La suppuration se fait jour, le plus souvent, à la surface de l’apophyse mastoïde, mais on doit aussi surveiller l’extrémité supérieure du muscle sterno-cléido-mastoïdien ; le pus s’y présente, et si une incision ne vient le détourner au dehors, il fuse tout le long du cou dans le médias tin.
MALADIES DES OllElLLES
Le pus peut fuser au loin, sans même que la membrane du tympan soit perforée. Emilie de Rossi cite un cas où le pus, après avoir forcé la paroi osseuse du sinus latéral et formé un foyer sous-dural, sortait ensuite par le trou déchiré postérieur, pour fuser le long du paquet vasculo-nerveux du cou.
La carie du rocher se traduit symptomatiquement par les séquestres que le stylet reconnaît, par la fétidité du pus et par l’élimination de petites esquilles. On peut môme trouver dans ces rejets une portion du labyrinthe, le limaçon par exemple. La pàralysie faciale est presque de règle. Un torticolis se déclare quelquefois. D’après Radsach, il indiquerait la participation de l’apophyse mastoïde à la suppuration. j
L’ouverture de l’apophyse et l’évidement pétro-mastoïdien s’imposent en pareille circonstance. Chaput a j
réséqué les deux tiers externes du rocher, respectant la i
carotide, mais intéressant forcément le facial.