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MALADIES DE LA TROMPE D’EUSTACHE

Aperçu anatomique. — La trompe d’Eustache, bien étudiée par cet auteur (1), se dirige en arrière, en dehors et en haut. Elle présente une portion interne fihro-cartilagineuse et une portion externe osseuse qui forment entre elles un angle très obtus, ouvert eii haset en avant. Ce coude dans la direction condamne d’avance le cathétérisme forcé que quelques auristes cas de rétrécissement Infranchissable.

La forme du conduit représente deux

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La radiographie ci-jointe (fîg. 256) montre la disposition de la trompe d’Eustache, de la caisse et des cavités maâtoïdiennes.

Sa long-nfiur est de 4 centimètres en moyenne. Le calibre au niveau de l’isthme est de 2 millimètres en hauteur et de 1 millimètre en largeur.

L’orifice pharyngien ou pavillon de la trompe est ordinairement de forme triangulaire, mais on rencontre des variétés où il est elliptique, réniforme, fissuraire. Quand il est triangulaire, il offre à étudier ; une lèvre postérieure (ou bourrelet) continuée en bas par le pli salpingo-pharyngien de Zaufal qui recouvre un petit faisceau musculaire et en arrière de laquelle est la fo.ssette de Rosenmiiller où le bec de la sonde s’enclave facilement ; une lèvre antérieure (pli salpingo-palatin de Zaufal) qui assez souvent est aplatie, mais qui d’autre part peut être assez développée pour gêner le cathétérisme (Kostanecki). En avant de cette lèvre antérieure se trouve une gouttière verticale. Cet orifice pharyngien de la trompe présente enfin une lèvre inférieure, inclinée en bas et en arrière, et que soulève le muscle péristaphylin interne ou releveur du voile du palais.

Le pavillon de la trompe occupe à peu près le centre de la paroi latérale du cavum, mais ce siège varie sensiblement. même d’un côté à l’autre chez un même sujet. Chez le fœtus, il se trouve au-dessous du palais ; à son niveau, chez le nouveau-né, puis il s’élève de plus en plus parce que les fosses nasales se développent de haut en bas (Kunkel).

L’orifice e.xterne ou tympanique, ovalaire, est situé à la partie supérieure de la paroi antérieure de la caisse, au-dessous de l’orifice de sortie de la corde du tympan et en face de l’aditus, de sorte qu’une bougie arrivant dans la caisse à travers la trompe se dirige naturellement vei's lui.

La muqueuse de la trompe adhère entièrement au périchondre et au périoste, moins cependant dans la poi'tioii cartilagineuse qui est en dedans et en arrière. Entre les deux existe un tissu celluleux sous-jacent favorable aux infiltrations. Cette - muqueuse s’amincit de dedans en dehoi's. Dans le cône pharyngien, elle forme

des plis loiiffitudinaux particulièrement accusés en bas; l’un d’eux, débordant du pavillon, le fermerait à la façon d’une valvule (Moos). Chez l’enfant, des follicules clos accumulés dans la trompe, non loin du pavillon, constituent V amygdale tubaire (de Gerlach) qui disparaît chez l’adulte.

La trompeest fermée à l’état de repos, mais elle s’ouvre à chaque mouvement de déglutition, sous l’action du muscle péristaphjlin externe qui attire en bas et en avant sa paroi antérieure, la seule mobile. L’ouverture , de la trompe fait entrer l’air dans la caisse. A ce moment se produisent deux bruits qui se confondent, l’un dû à la séparation des parois tubaires, l’autre au claquement de la membrane tympanique refoulée en dehors.

Pour examiner les diverses affections de la trompe, je les répartirai en : traumatiques, inflammatoires, organiques.

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