‹ Maladies du larynx, du nez et des oreillesChapitre 182 sur 229 · II. — INFLAMMATIONS · texte numérisé non relu

II. — INFLAMMATIONS

EV\es se présentent sous les deux modes ordinaires aigu, chronique.

1“ Salpingite aigue ou catarrhale. — Elle complique habituellement la tympanite aiguë [catarrhe Uibo-tympanique) et surtout la rhino-pharyngite, dans le cours d’uncoryza, par exemple, à la suite d’un refroidissement de la tête ou des pieds.

Symptômes- — Le malade a la sensation d'un tension entre son pharynx et son oreille. Il la signale sous l’angle de la mâchoire. La douleur augmente s’il déglutit ou s’il se mouche. L’oreille même a la sensation d’être pleine et elle bourdonne. La surdité est très accusée de ce côté. La douche d’air est douloureuse. Le malade peut percevoir un petit bruit sec et spasmodique dans son oreille ; c'est le bruit de Leudet, également perceptible par Eauriste au moyen du tube otoscope. Ce bruit s’explique par un spasme ré£le.xe du muscle péristaphylin externe. Si on regarde la membrane tympanique, on comstate qu’au même moment elle éprouve une petite secousse révélée par le déplacement du manche du marteau et du triangle lumineux.

La rhinoscopie postérieure montre le pavillon rouge, ettuméfié, tandis qu’avec le spéculum de Toynbee on constate un peu de dépression de ta membrane et de la rougeur dans la paroi profonde de la caisse. L’air traverse avec peine l’étendue de la trompe, mais, s’il y parvient, l’ouïe s’améliore et la sensation de tension diminue.

Pronostic. — Il est en rapport avec le degré de perméabilité tubaire. Il est surtout grave si la caisse se trouvait antérieurement atteinte.

Traitement. — Ne pouvant pas atteindre directement l’intérieur de la trompe, il faut se contenter d’agir sur

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la rhino-pharyog-ite causale, au moyen de pédiluves, sudations, fumig-ations aromatiques, chlorhydrate de quinine. La douche d’air ne doit être donnée que lorsque l’état aig-u est tombé. Laker (de Grâtz) introduit divers médicaments dans les trompes, au moyen d’une serinffue de Pravaz armée d’un cathéter.

2“ Salpingite chronique. — Symptômes. — Elle est caractérisée par des lésions plus profondes qui amènent une diminution de calibre d’abord au niveau de l’isthme. L’épithélium vibratile a disparu par places, le chorion muqueux est très épaissi. La surface présente des élevures papillomateuses ou conoïdes qui sont produites par l’hypertrophie des glandes en grappe. La lumière de la trompe est encombrée d’une sécrétion vi.squeuse {engouement tubaire). Si du pus s’écoule par le pavillon, on dit qu’il y a otorrhée tubaire.

Traitement. — 11 consiste dans la douche d’air qui désobstrue et au besoin dans l’introduction de bougies. S’il existe en même temps de la pharyngite ou de la rhinite chronique, il convient d’en faire le traitement.

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