‹ Maladies du larynx, du nez et des oreillesChapitre 28 sur 229 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

MALADIES DE LA VOIX

Les maladies de la voix ont été étudiées par Moura- Bourouillou, Cari Michel, E. Fournier, Stôrk, Morell- Mackenzie, Botey, Holbrook Curtis.

Comme l’art de la parole et du chant n’emploie pas jusqu’à présent de termes techniques d’une signification acceptée par tous, le laryngologiste a de la peine pour comprendre les doléances de son client. Que deux chanteurs lui parlent, Tun après l’autre, de leurs regiistres médium, passages, ils n’auront peut-être pas eu en vue les mêmes particularités vocales. J’ai cherché à débrouiller cette confusion, résultat de la diversité des écoles, et j’ai pu arranger pour mon usage personnel une technique d’examen spécial qui permet d’aller au diagnostic sans plus d’erreur que les autres méthodes usitées en médecine.

Ôn peut dire qü’il y a « maladie de la voix » lorsque l’altération de cette fonction est de beaucoup le symptôme I dominant, celui pour lequel le spécialiste est consulté. | S’agit-il, au contraire, d’une affection véritable du larynx, cancer, tuberculose, etc., ce sont les autres troubles qui importent : douleur, oppression, etc. La question voix devient en ces cas négligeable, et il s’agit plutôt d’une maladie du larynx.

C’est surtout le diagnostic d’une maladie vocale qui i est embarrassant.

Le traitement qui en découle est simple et facile. Mais, avant d’entreprendre le traitement d’une voix, le spécialiste doit bien s’assurer qu’elle existe réellement. Une personne viendra nous trouver parce qu’elle n’est pas satisfaite de son larynx. Elle subit, plusieurs années durant, chez nous ou chez d’autres, cautérisations, résections d’éperons ou de cornets, électrisations et massages du larynx, saisons aux eaux. Puis elle viendra se plaindre que toute cette thérapeutique n’y a rien fait. Eh bien, mais s’il .s’agit simplement d’une voix finie par l’âge ou

VOIX PARXÂNTE

qui même n’a jamais existé! Le cas peut se produire si un professeur n’a pas été consulté, et de la meilleure foi du monde ces personnes demanderont au médecin de réparer des moyens vocaux que la nature ne leur a pas donnés.

La méthode exige que je mette à part les maladies de la voix parlante et de la voix chantante. Pourtant, parleurs et chanteurs doivent s’intéresser aux deux. Celle q^ui n’est pas de leur usage habituel les concerne aussi. Car parler et chanter ne sont que les deux modalités d’une fonction unique.

Page 1