‹ Maladies du larynx, du nez et des oreillesChapitre 30 sur 229 · VOIX · texte numérisé non relu

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le même laps de temps. Le premier n’utilise que trois 1 ou quatre notes du médium, l’autre les ménage, allant tantôt au grave, tantôt à l’aigu.

D’une manière générale, les phonopathies de la parole portent sur la quantité ou la qualité de la voix.

I. AFFAIBLISSEMENT DE LA VOIX. — Le professionnel de la parole, prédicateur, avocat, instituteur, artiste dramatique, se plaint que sa voix se voile vite, a perdu l’endurance, ne pouvant plus, comme avant, fonctionner pendant deux ou trois heures. Il a pu se rendre compte qu’elle s’entend moins et paraît détimbrée. Obligé de parler quand même, il éprouve bientôt une fatigue toute spéciale dans la gorge, le cou, la poitrine et même dans ; les membres. A la gorge, c’est une sensation de chaleur, ^ de gonflement, de contracture (crampe des orateurs), j

Le pis est que cette situation le trouble et lui fait perdre t le quart de ses moyens. Berryer, dit-on, ne s’inquiétait j que d’une chose : la voix. l

Faites l’examen médical de ces appareils vocaux, vous | n’y trouvez rién. Je crois, pour ma part, qu’il s’agit alors [ d’un affaiblissement, d’un vieillissement, précoce ou , non, de la fonction; et ce vieillissement prématuré m’a ' souvent paru tenir au manque de technique, l’orateur ' n’ayant pas suivi le précepte d’être « dicendi peritus ». Les ecclésiastiques, de tous les parleurs les moins préoe- i cupés par la technique, sont aussi les plus exposés aux altérations vocales. Comme il fallait s’y attendre, les excès vocaux sont une cause parfois évidente de cet affaiblissement dans la phonation.

Une de mes clientes avait fait de l’enseignement, durant vingt-cinq ans, quelquefois pendant quatre heures de suite, La nuit, elle éprouvait des douleurs cuisantes au pharynx et au larynx, elle avait des enrouements et même des aphonies. Tous ces troubles ont disparu depuis qu’elle n’est plus dans l’enseignement. Or, il y a quelque temps, elle eut à lire à haute voix une lettre de huit pages, et les troubles d’autrefois reparurent pour trois où quatre jours.

La pratique habituelle du téléphone est fatigante pour la voix. « C’est, me disait un de mes clients, comme si je donnais Vut dièze. » -

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