LUPUS DU LARYNX
Cette variété de laryngopathie s’observe plus rarement que la tuberculose laryngée. Elle est d’ailleurs considérée par la plupart des auteurs comme une tuberculose à bacilles rares, une « tuberculose atténuée » (Marty), bien moins contagieuse que la tuberculose du larynx. Masse! n’a pas réussi dans ses inoculations de lupus aux cobayes (Société laryngologique de Londres, 4 novembre 1898).
Selon qu’il apparaît d’emblée ou comme complication d’un lupus préexistant, le lupus du larynx est dit primitif ou secondaire. La forme primitive est particulièrement rare. Garel n’en a trouvé que 7 cas publiés. Sur un total de 90 lupiques, Holm (de Copenhague) a compté 6 cas de détermination laryngée, soit 5,5 p. 100. Lennox Browne indique comme moyenne générale 8 p. 100.
Etiologie. — Elle est insuffisamment connue; on sait seulement que l’affection se montre surtout de quinze à trente ans et qu’elle est un peu plus fréquente chez la femme que chez l’homme (statistiques de Chiari et Riel, d’Isabel).
Anatomie pathologique. — Les parties envahies sont, par ordre de fréquence : l’épiglotte, les replis aryténoépiglottiques, la région des aryténoïdes, enfin exceptionnellement (fig. 42 et 43) les cordes. Le microscope révèle des proliférations cellulaires autour des canalicules glandulaii'es et dans la gangue péri-acineuse. On y a trouvé des cellules géantes et même le bacille tuberculeux de Koch (Gottstein).
Symptômes. — Le début de l’affection est insidieux. Le malade n’a pas de douleur, pas de raucité vocale, à moins que des cordes soient atteintes, ce qui est assez i*are. La toux manque souvent, même quand les lésions sont bien déclarées sur l’épiglotte ou les replis aryténoépiglottiques.