II. — SYPHILIS LARYNGÉE SECONDAIRE
Elle apparaît entre les troisième et sixième mois et se montre beaucoup plus fréquente que la syphilis tertiaire, dans la proportion de 7 p. 1. Sui* 135 femmes de son service de Lourcine, Bouchereau avait trouvé 59 cas, mais étaient-ce bien toujours des accidents spécifiques? A. Fournier estime à 5 p. 100 la proportion des syphilitiques qui ont des manifestations secondaires au larynx.
Causes. — Comme causes d’appel, il y a lieu de noter : une affection laryngée antérieure (laryngite chronique ou tuberculeuse), les variations de la température, les excès de voix, les abus d’alcool ou de tabac. 11 est difficile de guérir définitivement un malade qui ne renonce pas à fumer.
Symptômes. — Les symptômes fonctionnels sont à peu près ceux de toutes les laryngites. L’organe se fatigue vite quand il fonctionne. La raucité vocale qu’on a dit être caractéristique {raucedo syphilitica) ne se distingue guère par son timbre. Peut-être est-elle un peu plus grave et sèche. On rencontre quelques cas d’aphonie complète. Souvent la syphilis n’est pas seule cause de l’altération vocale, les excès de voix ou de boisson ayant installé dès longtemps dans le lar^mx la « voix de rogomme ». Le malade éprouve le besoin de hemmer pour débarrasser son organe des mucosités qui l’encombrent.
Les signes physiques nous sont fournis par le laryngoscope. Ils varient selon les cas et l’ancienneté de l’infection.
1° Ce peut être d’abord un érythème vermillon, scarlatin, à évolution froide, comme le fait remarquer Mendel.
2° Le plus ordinaii'ement, il s’agit de plaques muqueuses siégeant sur les parties les plus exposées aux