CHAPITRE VIII
RÉTRÉCISSEIVIENTS DU LARYNX
Etiologie. — Quelques rétrécissements sont congénitaux, telles les palraatures qui réunissent les extrémités antérieures des cordes vocales, ou certaines lésions de rhérédosyphilis (Capart, Poyet). La plupart sont qçguis et parmi eux on distingue tout d’abord ceux qui sont traumatiques par leur origine (plaies, brûlures, fractures), puis les rétrécissements cicatriciels qui surviennent après les ulcérations syphilitiques, typhiques, diphtéritiques. Une autre catégorie résulte d’altérations, diverses dans les parties constituantes du larynx : périchondrites, choudrites, ankylosés des aryténoïdes, laryngites chroniques, laryn^o-sclérome (Ganghofner), infiltration leucémique (Stieda, Ebstein). Il y a même des
Fig. 48. — Rétrécissement sous-glottique (d’après Castex et Collinet).
rétrécissements consécutifs à la tuberculose laryngée ; en ce cas la dilatation avec les sondes peut réveiller la vitalité des microbes (Héryng).
Anatomie pathologique. — Leur calibre varie beaucoup. Il peut être réduit à un tout petit pertuis. Il y a C.4STEX. — Mal. du Larynx. 2® édit. S
même des oblitérations complètes lorsqu’à la suite d’une plaie du cou, la peau est rentrée et soudée à la muqueuse. Assez souvent ils sièg-ent dans la région sousglottique où la muqueuse se laisse facilement distendre.
Nous en avons observé un exemple (fig. 48).
Une variété assez caractéristique consiste dans les palmatures glottiques, malformations généralement congénitales consistant en une membrane mince qui réunit les deux bords libres des cordes vocales inférieures dans pres- Fig. 49. — Palmature que toute leur portion fibreuse glottique. et dont nous montrons ici un
exemple observé à notre clinique (fig. 49).
Symptômes. — Le début passe souvent inaperçu. Survient la dysphonie et la dyspnée laryngée qui s’accuse si le malade fait un effort, monte un escalier. Puis vient du cornage ; le larynx est abaissé à chaque inspiration par l’air qui fait efert contre le rétrécissement. Ultérieurement, la respiration se ralentit et des spasmes glottiques produisent des accès de suffocation. La mort peut survenir par asphyxie ou par syncope inhibitoire sur le bulbe (Brown-Séquard).
Diagnostic. — Il est établi au moyen du laryngoscope. Sinon on cherche autour du larjmx si quelque tumeur du voisinage ne déterminerait pas un rétrécissement extrinsèque.
Traitement. — On combat le rétrécissement du larynx par des moyens d’autant plus compliqués qu’il est plus rebelle.
1" On aura recours d’abord à la dilatation simple par la voie naturelle, au moyen de la série croissante des dilatateurs creux en métal de Schrôtter (fig. 37). On se dirige au moyen du petit miroir, après cocaïnisation du larynx dans les cas où c’est indispensable à cause de l’intolérance du sujet. L’intubation trouve aussi parfois