NÉVROSES DU LARYNX I. — SYSTEME NERVEUX DU LARYNX
Quelques considérations d’anatomie sont utiles avant d’examiner les diverses névropathies laryng-ées. Elles facilitent l’intelligence de certains troubles qu’on s’expliquerait mal sans elles. Les parties du système nerveux
M.S. Centres des membres supérieurs. — M. I. Centres des membres inférieurs. — C. V. Cécité verbale. — 0' 0- 0’ Circonvolutions occipitales. — C. A. Centre du langage articulé. — Circon¬
volutions frontales. — S. S. Scissure de Sylvius. — S. V. Surdité verbale. — S. P. Scissure parallèle. — T’ T= Circonvolutions temporales (en T’ se trouve le centre auditif).
qui actionnent le fonctionnement du larynx sont centrales ou ‘périphériques.
I. SYSTÈME NERVEUX CENTRAL. — Le larynx a deux fonctions antagonistes, vocale et respiratoire (fig- 86).
La première a son centre dans le cerveau et la deuxième dans le bulbe rachidien,
а) Dans le cerveau, il n’y a pas lieu de chercher, comme Font fait les premiers expérimentateurs, le « centre delà voix » ; on ne trouverait pas, car la voix se compose d’un ensemble trop complexe de mouvements thoraciques, layngiens, buccaux. Les investigations de Krause ont été plus heureuses, parce qu’il s’est borné à chercher sur l’écorce cérébrale le centre de V adduction glottique. Il l’a trouvé, sur le chien, à la partie inférieure de la circonvolution frontale ascendante, sur sa jonction avec la 3® frontale. Semon et Horsley sont arrivés au même résultat, en explorant sur un cerveau de macaque. L’excitation de ce centre produit V adduction bilatérale des cordes, ce qui explique comment on voit si rarement des hémiplégies laryngées corticales, car, si l’un des foyers est annulé, l’homologue lie manque pas à son rôle bilatéral.
Ultérieurement (1898), Onodi est venu démontrer que le centre cortical n’était pas indispensable au phénomène vocal. Si, sur des chiens, on enlève tranche par tranche la substance des hémisphères cérébraux, l’animal continue ses aboiements, tant qu’on a pas atteint les tubercules quadrijumeaux. Si on poursuit, il devient aphone, d’où Onodi conclut à l’existence d’un autre centre d’adduction, profondément situé entre les tubercules quadrijumeaux antérieurs et les postérieurs.
б) Dans le bulbe, nous connaissons, depuis les recherches de Claude Bernard, les deux colonnes de substance grise (noyaux du spinal et du pneumo-gastrique) d'où partent des racines formant un tronc commun, dans lequel le spinal représente la voix et le pneumogastrique la respiration. Cette description se trouve actuellement ébranlée quelque peu par les travaux de Schech et d’Onodi.
c) Des fibres cortico-bulbaires relient entre eux les centres cérébral et bulbaire, en passant par la capsule interne et le tiers moyen du pédoncule cérébral.
IL SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE. — Il est représenté par l’ensemble des nei'fs du larynx (fig. 87).
Le nerf laryngé supérieur assure la sensibilité à toute
MALADIES DU LARTNX
lement, comme s’il était nécessaire que ce muscle reçût l’influx nerveux avant les autres, pour se mettre le premier en mouvement dans l’acte de la phonation (A. Davies).
Le nerf laryngé inférieur ou récurrent donne la motilité à tous les autres muscles de l’org-ane. Il importe de remarquer que le récurrent gauche seul passe sous la crosse qe l’aorte, d’où la fréquence des paralysies de la corde gauche dans les anévrysmes de la crosse aortique. Risien Russel est parvenu à dissocier dans le récurrent des fibres abductrices et des fibres indifférentes, les premières occupant le côté interne du nerf.