III. — TOUCHER NASO-PHARYNGIE-N
L’exploration du naso-pharynx par le toucher digital est le complément souvent nécessaire de la rhinoscopie par le miroir ; par exemple, si l’on veut établir le diagnostic de végétations adénoïdes, le toucher i-enseigne plus exactement encore.
Il existe des doigtiers variés, en caoutchouc vulcanisé ou en métal (articulés ou non), pour ceux qui redoutent d’être mordus pendant l’examen, mais on peut s’en passer et par conséquent simplifier l’examen, grâce aux quelques précautions que voici, indiquées surtout s’il g’agit d’un enfant, comme c’est le cas ordinaire.
Un aide — ce peut être le père ou la mère — s’assied, met l’enfant entre ses genoux et lui tient solidement les deux mains. Le chirurgien dispose son bras gauche autour de la tête qu’il applique fixement contre sa poitrine. Puis, l’enfant ouvrant la bouche, il insinue les parties molles de la joue gauche entre les arcades dentaires à l’aide de ses médius et index, qui, de la sorte, forment un coin écarteur très efficace.
Si l’enfant refusait d’ouvrir la bouche, on l’y forcerait en lui comprimant la trachée au cou.
L’index droit peut alors être introduit dans la bouche sans risque d’être mordu. La pulpe va toucher la paroi postérieure du pharynx, soulève le bord postérieur du voile et entre dans le cavum, sans que l’ongle ait éraillé les muqueuses. Promené dans les diverses directions, il a la sensation de tumeurs adénoïdes ou de cornets hypertrophiques à leur extrémité postérieure (queues de cornets) ; sur les parties latérales, il sent le pavillon de la trompe et en arrière le tubercule antérieur de l’atlas.
Il est bon de prévenir les parents, sitôt l’index retiré, que l’enfant wsl peut-être saigner un peu du nez.
Ce toucher doit être pratiqué vivement, mais avec
MALADIES DU NEZ -
douceur, ne fût-ce que pour éviter certains petits accidents d’effet fâcheux, tels, par exemple, que la chute de dents de lait faiblement implantées sur les arcades dentaires.
L’index, avant d’être introduit dans le naso-pharynx, doit être nettoyé, spécialement sous l’ong-le, et baigné dans une solution antiseptique (eau naphtolée par exemple) ; l’ohgle ne sera pas trop long-. L’oubli de cette précaution expose le malade à des tubo-tym panites supputées.
Chez les nourrissons, l’index pénètre difficilement dans le naso-pharynx, parce qu’il est relativement trop volumineux.