‹ Maladies du larynx, du nez et des oreillesChapitre 78 sur 229 · CHIRURGIE INTRA.-NASALE · texte numérisé non relu

CHIRURGIE INTRA.-NASALE

surtout quand on a à traiter des enfants. La méthode est peu douloureuse, n’expose guère aux pertes de sang, aux perforations septales, aux synéchies consécutives. Par contre, elle a l’inconvénient de prolonger beaucou P la cure et d’exposer à certains réflexes, céphal ées , pseudo- asthmes, etc.

h) Bistouri boutonné. — 11 a été d’abord employé dansles méthodes sanglantes. Puis on l’a remplacé par des pinces coupantes (de Laurens), des septotomes ou couteaux annulaires, des fraises ou scies circulaires mises en mouvement par le tour à pédale deWhite ou par letourélectrique(Astier, Suarez de Mendoza).

Ce dernier place d’abord uné lame métallique pour protéger le cornet inférieur, puis pousse la scie circulaire jusqu’au pharynx pour la remplacer ensuite par un tube métallique qui maintient le forage exécuté.

c) Scie coudée de Bosworth (fig.

H6). — C’est un excellent instrument pour les cas simples où l’éperon proémine régulièrement. i

d) Gouge et maillet. — Ce soàk les instruments auxquels j’ai ac-,^^, tuellement recours dans ma prat^ ils donnent un résultat prompt et dbi

Fig. 116. — Deux scies de Bosworth pour sectionner les éperons de la cloison nasale. L’une agit de haut en bas, l’autre de bas en haut.

e personnelle, car hplet.

maladies du nez

Selon l’importance du cas et le courage du sujet, je me contente de la cocaïnisation en surface très souvent suffisante, ou je fais administrer le chloroforme. La fosse nasale étant antisepsiée par une injection chaude derésorcineàl p. 1000, je place le spéculum de Palmer très utile en l’espèce, car il maintient dilaté l’orifice narinaire. La saillie septale étant bien en vue, j’applique la gouge courbe contre sa base et j’assène un coup, de maillet qui la détache d’avant en airière. Avec une pince coudée et coupante, j’extrais de la fosse nasale le fx’agment que la gouge a détaché et je régularise la perte de substance en me renseignant surtout au moyen de mon index gauche. Le doigt, enfoncé ensuite dans la fosse nasale, constate si la voie est bien libre et désigne telle saillie que la pince coupante doit encore prendre. Je bourre la fosse nasale avec une mèche de gaze iodoforméebien tassée, qui reste en place pendant quarante-huit heures, et quand elle est retirée, de simples injections à l’eau résorcinée suffisent. La cicatrisation doit être très surveillée pour prévenir les adhérences qui pourraient compromettre le résultat opératoire. C’est sous le contrôle de la vue que les pansements seront faits.

Souvent ce mode d’intervention détermine une perforation de la cloison, mais elle est sans importance, car elle n’entraîne pas l’affaissement de l’auvent nasal, ainsi qu’il arrive dans les perforations syphilitiques. Pour éviter cette communication des deux fosses, Escat a recoui's à l’hydrotomie de la muqueuse. Avant d’opérer il injecte sous les parties molles, du côté de la concavité, deux ou trois centimètres cubes d’eau distillée ; la muqueuse est ainsi éloignée du squelette cartilagineux et reste en dehors de la section, si bien que remise en place elle assure la continuité de la cloison.

Il est plus rare d’avoir affaire à une simple inflexion de la cloison. Pour la redresser, on peut employer la pince d’Adams, qui perfore le septum cartilagineux ou le compresseur de Delstanche qui brise la cloison.

Les procédés sanglants applicables à ce type de difformité sont :

Le procédé de Asch, qui consiste à pratiquer une incision en forme de croix .ou de T. renversé .sur la saillie et

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à refouler les quatre ou trois lambeaux ainsi formés vers la narine opposée à Faid e d’un dilatateur en ébonite qu’on laisse en place.

Hajek, Gleason taillent un lambeau en U, qui reste adhérent en haut et dont la partie inférieure est refoulée du côté opposé avec le dilatateur d’ébonite.

Moure (de Bordeaux) propose deux incisions sur la cloison. La première, parallèle au plancher des fosses nasales près de la base de cette cloison, commençant derrière la sous-cloison et s’étendant aussi loin que possible en arrière; la deuxième, le long du dos du nez. Il en résulte un lambeau triangulaire tenant en avant à la sous-cloison et qu’on peut refouler avec un tube dilatateur laissé en planche.

Sur la cloison se montrent encore des hématômes bilatéraux, des périchondrites séreuses, des kystes séreux (Lacoarret, Jurasz, Rousseaux). Ces diverses collections peuvent, ainsi que le propose Garel, être ouvertes avec le galvano-cautère.

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