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CHAPITRE IV

RHINITES

Les rhinites peuvent être réparties, d’après leur marche, en rhinites aiguës et rhinites chroniques.

Parmi les premières, nous disting-uerons la rhinile aiguë simple du coryza, et la rhinile spasmodique ou asthme des foins. Dans les rhinites chi'oniques, nous décrirons à part la rhinite hypertrophique et la rhinile atrophique ou ozène.

l. — RHINITES AIGUES.

1. RHINITE AIGUE SIMPLE (coryza). — Sous ce nom, on désig-ne l’inflammation catarrhale aig'uë de la muqueuse pituitaire.

Cette affection porte encore le nom de coryza aigu simple, de rhume de cerveau, expression rappelant Terreur des anciens pathologistes qui faisaient provenir du cerveau les humeurs sécrétées par les fosses nasales.

Tantôt le coryza est un épiphénomène constituant soit un symptôme d’une maladie générale en évolution, soit une complication d’une infection locale; tantôt au contraire le coryza est primitif ; il se développe chez un individu indemne de toute affection générale ou locale ; il constitue à lui seul toute la maladie en évolution, ou au moins la partie principale de cette maladie, car il est rare que le coryza aigu ne s’accompagne pas de laryngite et de bronchite catarrhales simples.

Symptomatique dans le premier cas, le coryza est idio-

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pathlque dans le second cas. C’est de ce dernier seulement que nous allons nous occuper ici, nous réservant d’indiquer, à propos du diagnostic, les conditions dans lesquelles survient le coryza symptomatique et d’en préciser la valeur sémiologique.

Étiologie et pathogénie. — Pour bien comprendre la patbogénie du coryza, il faut avoir présentes à l’esprit un certain nombre de notions que des études récentes ont mises en relief.

A la surface de la pituitaire se trouvent, dans les conditions les plus normales, des microorganismes apportés par l’air et qui vivent là à l’état d’hôtes inoffensifs. Si ces divers microbes (pneumocoque, staphylocoque, streptocoque, pneumobacille de- Friedlaender, etc.) vivent . dans le nez à l’état de saprophytes, c’est que le pouvoir bactéricide du mucus nasal (Wurtz et Iiermoyez) atténue leur virulence, les empêche de devenir pathogènes, ou même les tue peu après leur introduction. Ce moyen de défense naturelle du nez peut faire défaut dans certaines circonstances. On connaît la facilité et la fréquence des réactions vaso-motrices de la pituitaire sous des influences multiples, i“éactions qui tarissent momentanément la sécrétion nasale. Les saprophytes peuvent alors devenir pathogènes, et l’on comprend dès lors que l’étiologie du coryza est comparable à celle de toutes les maladies microbiennes, des angines notamment.

L’apport dans le nez de microorganismes à virulence exaltée a le même résultat que l’affaiblissement des moyens de défense naturelle. En clinique, ces deux ordres de facteurs, exaltation de la virulence du germe, diminution de la résistance du terrain sont souvent réunis, et ainsi s’explique l’influence des diverses conditions étiologiques.

1“ Age. — Très fréquent chez l’enfant dont les réactions vaso-motrices sont intenses, le coryza l’est moins chez l’adulte ; il devient rare chez le vieillard.

2° Tempérament. — Les adultes arthritiques, les enfants lymphatiques sont plus exposés que les autres individus de leur âge à contracter le coryza.

3° Saisons, — Variations thermiques. — Refroidissement. — Cette affection s’observe de pi’éférence à la fin

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de l’automne et au début du printemps, quand les chan- «■ements de température sont brusques ; elle est plus rare en hiver, car le froid prolong'é est loin d'avoir la même influence que le refroidissement brusque.

Les rayons solaires peuvent également produire un rhume de cerveau, soit en agissant directement sur la pituitaire, soit en provoquant un réflexe nasal, dont le point de départ-est l’irritation de la rétine.

4“ Irritation de la pituitaire. — Sont encore capables de provoquer le coryza : le séjour dans une atmosphère surchauffée, la pénétration dans les fosses nasales de poussières, de vapeurs irritantes, l’ingestion de certains médicaments (iodures et bromures). Mais ces diverses variétés étiologiques de coryza affectent le plus souvent une marche subaiguë, et atteignent de préférence les gens les plus prédisposés.

Que faut-il penser de la contagiosité et de l’épidémicité du coryza? Bien que les tentatives expérimentales d’inoculation n’aient donné que des résultats négatifs, il est difficile de ne pas admettre la contagiosité. Ne voit-on pas les enfants d’une même famille contracter tous successivement le rhume de cerveau ? Il est vrai que ces petites épidémies peuvenl' être considérées comme des grippes frustes.

Symptômes. — 1° Symptômes fonctionnels. — Après un refroidissement, survient dans les fosses nasales une sensation de sécheresse, d’obstruction . Le malade éprouve le besoin de se moucher; il est pris d’éternuements et bientôt la rhinorrhée apparaît. Cet écoulement nasal, qui constitue le symptôme capital du coryza, et qui lui a valu son nom, est séreuxau début, pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures ; il devient ensuite muqueux, et enfin muco-purulent, quand la maladie est arrivée à la phase de maturité. Pendant le sommeil, l’écoulement nasal cesse. Il est rare que le coryza aigu simple donne lieu à des épistaxis ; d’après certains auteurs, un écoulement de sang abondant, au début du coryza, peut enrayer le développement ultérieur de l'affection. Sokolowski a signalé des épistaxis fréquentes dans les rhinites aiguës de l’influenza (1890).

Outre la rhinorrhée, nous devons signaler comme

Castex, — Maladies du larynx. 2° ed. la

Maladies dü nez

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symptômes fonctionnels ; les éternuements fréquénts, surtout dans les deux premiers jours ; la céphalalgie frontale ; l’anosmie.

2“ Symptômes physiques. — Si l’on pratique l’examen rhinoscopique, on verra au début la muqueuse rouge, tendue, luisante, tuméfiée. Plus tard, une couche de mucus ou de muco-pus tapisse la cloison et les cornets et s’étend de l’une aux autres, sous forme de filaments.

Il n’est pas rare que l’orifice des narines, et la lèvre supérieure présentent de la rougeur et des excoriations chez les individus à peau délicate, à cause de l’irritation que détermine le contact de la sécrétion séreuse qui s’écoule des fosses nasales.

En même temps que la rhinite catarrhale, il est fréquent de constater les signes d’origine de laryngite et de bronchite simples. Le rhume de cerveau, suivant l’expression vulgaire, est tombé sur la poitrine. Beaucoup plus rarement, la laryngite et la bronchite précèdent le coryza.

3“ Symptômes généraux. — Dans le coryza aigu, même de moyenne intensité, l’état général peut être atteint, mais il ne l’est jamais d’une façon intense : un très léger mouvement fébrile, un état saburral des voies digestives peuvent exister dans les premiers jours. Au moment où ces symptômes généraux cèdent, il n’est pas rare d’observer .une ou deux vésicules d’herpès labial.

Le coryza aigu dure une semaine au plus ; encore n’est-il pénible que pendant les quatre premiers jours, car au bout de ce temps les symptômes généraux et la laryngo-broncbite ont cessé ; il persiste seulement un écoulement muco-purulent, , qui ne tarde pas à se tarir, et tout rentre dans l’ordre.

Le coryza aigu des nourrissons mérite une mention spéciale. Chez eux, à cause de l’étroitesse particulière des méats, une fluxion nasale même légère obstrue complètement les fosses nasales et rend impossible la respiration par le nez. Or, comme la succion ne peut se faire sans la respiration par le nez, l’enfant suffoque dès qu’il prend le sein ; aussi, chez le nouveau-né, le coryza aigu peut devenir une cause d’inanition, si l’on ne peut nourrir l’enfant à la cuiller.

RHINlTËS AIGUËS

Complications. — Elles sont immédiates ou tardives.

Les premières sont dues à la propag-ation du coryza aux muqueuses voisines : c’est ainsi que le rhume de cerveau peut se compliquer de conjonctivite, de catarrhe tubaire, <^tite moyenne, d’ajig-ine, de bronchite des moyennes et des petites bronches, de sinusites diverses. La conjonctivite est si fréquente qu’elle peut être considérée aussi bien comme un symptôme que comme une complication. Quant à la propagation aux sinus, elle est considérée comme la règle par certains auteurs, mais sans preuves suffisantes. Paulin a signalé des cas de coryza pseudo-membraneux, dont la nature n’est pas encore bien déterminée. Hartmann (de Berlin) a observé un abcès de l’orbite consécutif à un coryza aigu.

Comme complications tardives, signalons la tendance aux récidives, qui elles-mêmes peuvent amener la rhinite hypertrophique, l’anosmie, les polypes.

Anatomie et physiologie pathologiques. — Dans les rares examens qu’on a eu l’occasion de pratiquer, on a trouvé une disparition des cils vibratils de l’épithélium, une infiltration de cellules rondes dans les couches .supperficielles du chorion muqueux, une dilatation des vaisseaux sanguins avec extravasation de quelques globules rouges. Ce sont là d’ailleurs les lésions de toute inflammation muqueuse catarrhale.

L’examen histologique des sécrétions montre une augmentation du nombre des globules blancs, d’autant plus marquée que la sécrétion se rapproche davantage de la purulence.

Au point de vue de la physiologie pathologique, on peut considérer l’hypersécrétion muqueuse qui caractérise la phase d’état du coryza comme une exagération de la sécrétion normale destinée à enrayer la pullulation des microorganismes.

Diagnostic. — Reconnaître l’existence d’une rhinite catarrhale aiguë est facile. Plus difficile et plus importante est la question de savoir si l’on se trouve en présence d’un coryza simple, idiopathique, qui une fois guéri, laissera les fosses nasales intactes, ou si le coryza est symptomatique d’une maladie générale ou locale. C’est par l’examen attentif des fosses nasales et de l’état

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général du sujet qu’on pourra résoudre la question.

Coryzas symptomatiques. — Nombreuses sont lés maladies au cours desquelles le coryza apparaît à titre de symptôme rare ou obligé ; mais il en est surtout deux dont le coryza, même le plus simple en apparence, doit toujours éveiller l’idée. Ce sont : la rougeole, s’il s’agit d’un enfant; la s’il s’agit d’un adulte.

Nous n’avons pas à indiquer ici quels sont les symptômes spéciaux de ces affections qui permettront de les reconnaître.

Rappelons seulement que la période d’invasion de la rougeole, qui dure quatre jours, est caractérisée par du catarrhe oculo-nasal etde la bronchite légère ; que, pendant ces quatre jours, et jusqu’à l’apparition de l’exanthème révélateur, le diagnostic peut rester en suspens.

Quant à la grippe, ses formes pulmonairés les plus graves peuvent commencer par un coryza d’apparence bénigne : aussi doit-on réserver le pronostic en cas d’épidémie grippale.

Les autres maladies infectieuses, qui peuvent compter le coryza au nombre de leurs symptômes ou de leurs complications, sont: la coqueluche, la. scarlatine, le typhus, la fièvre typhoïde, la variole, la morve. 11 est vrai que ces deux dernières affections donnent lieu à un coryza purulent, à cause des pustules dont la pituitaire est le siège.

Presque toutes les affections locales des fosses nasales peuvent produire du coryza. En pratiquant la rhinoscopie, on pourra constater suivant les cas : des polypes, des adénoïdites, des cornets hypertrophiés, un corps étranger, un abcès de la cloison, des érosions ou des ulcérations, syphilitiques ou, tuberculeuses, etc. Quelquefois c’est une affection de voisinage, de nature non catarrhale, qui se propage à la muqueuse nasale sous forme de coryza aigu : c’est un furoncle de la lèvre supérieure, une périostite suppurée des incisives supérieures, ou encore, chez les enfants à la mamelle, l’éruption des incisives supérieures. La diphtérie pharyngée peut se propager aux fosses nasales, sous forme d’un coryza pseudo-membraneux et ulcéreux, qui se traduit par un jetage caractéristique.

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II nous reste à dire un mot du coryza blennorragique. On sait combien est fréquente la conjonctivite blennorragique des nouveau-nés, qu’elle soit inoculée aux yeux de l’enfant au moment du passage de la tête dans un vagin infecté de gonocoques, ou qu’elle soit inoculée après la naissance par les éponges et les autres objets de toilette. Les rhinologistes, raisonnant par analogie, ont considéré le coryza purulent du nouveau-né comme de nature blennorragique : la propagation se ferait de l’œil au nez par le canal nasal, ou bien la blennorragie serait inoculée directement au nez, quand il n’y a pas coexistence de conjonctivite blennorragique. Mais cette opinion ne s’appuie pas sur des preuves bactériologiques suffisantes, et beaucoup d’auteurs se refusent à admettre un coryza blennorragique. Ainsi Moldenhauer dit que Crédé, dans son service d’accouchements, n’a jamais observé de rhinite par propagation d’une conjonctivite blennorragique ; Sigmund, à Vienne, a échoué dans une tentative d’inoculation. En somme, de nouvelles recherches sont nécessaires pour déterminer la fréquence exacte du coryza blennorragique.

Au nombre des infections nasales, il faut citer les abcès de la cloison, survenant surtout chez les enfants à la suite d’un traumatisme.

Traitement. — Nous n’aurons en vue que le traitement du coryza idiopathique, celui du coryza symptomatique consistant avant tout à faire disparaître la cause.

1® Traitement préventif. — Les enfants délicats, qui sont sujets à contracter le coryza au moindre refroidissement, devront être autant que possible habitués au froid, aux intempéries. Ceux qui ont de fréquents rhumes de cerveau peuvent en être débarrassés complètement si on les habitue au grand air.

2“ Moyens abortifs. — En 1885, Ruault a préconisé le henzoate de soude à l’intérieur (4 grammes chez l’enfant, 10 grammes chez Tadulte) comme capable d’arrêter la marche du coryza, ou au moins d’en abréger la durée. Cette médication réussirait une fois sur deux.

Comme autres médicaments internes abortifs, signalonsl’opiumjlateinture de belladone, l’alcoolature déracinés d’aconit; ces trois substances peuvent être associées.

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Des moyens locaux, sous forme d’inhalations, de poudres, ont, dans quelques cas, un effet utile. On peut em-

E loyer le mélange suivant, dont le malade respirera toutes ;s heures quelques gouttes versées sur un papier buvard ;

Acide phénique pur . ) „

. . > aa 5 orrammes.

Ammoniaque . ) °

Alcool à 90°, .

Eau distillée

Enfin la révulsion — bain de pied sinapisé, sudation générale énergique — peut, sinon faire avorter le coryza, du moins en modérer l’intensité.

3° Traitement palliatif. — C’est le traitement des symptômes, dont les plus pénibles sont la céphalalgie, l’obstruction nasale, l’érythème de l’orifice des narines.

Contre le mal de tête, on prescrira l’antipyrine, associée à la quinine s’il y a un léger mouvement fébrile.

L’obstruction nasale sera combattue par des pulvérisations tièdes d’une solution de cocaïne à 1 p. 100; ou d'adrénaline à 1 p. 1000. Moins efficaces sont les pommades ou les poudres à base de cocaïne ou de menthol. Le P"" Dieulafoy recommande la poudre :

Chlorhydrate de cocaïne, ... 5 centigr.

Camphre . 5 grammes.

Salicylate de bismuth. .... 15 —

Voici quelques autres formules qui pourront être conseillées dans le coryza au début :

' L Tannin . 1 gramme.

a) < Acide salicylique . 1 —

( Acide borique . 10 —

A priser six fois par jour.

iAIcoolature de racines fraîches

d’anémone . . 1 gramme.

Sucre pilé . 9 —

A priser six fois par jour.

i Bicarbonate de soude. . . 2 grammes.

c) < Eau oxygénée . 500 —

/ Eau distillée . 500 —

Pour injections, matin et soir.

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Enfin l’irritation des narines et de la lèvre supérieure sera prévenue par un peu de vaseline stérilisée.

Les rhinologistes sont d’accord pour proscrire les lavages du nez à la période aiguë du coryza. Ce n’est qu’à la période ultime, si l’écoulement muco-purulent tardait à cesser, que les injections trouveraient leur indication pourtarir cette sécrétion trop lente à disparaître et menaçant de se transformer en écoulement purulent chronique.

4“ Traitement du coryza du nouveau-né. — On préviendra le coryza du nouveau-né en ne laissant pas sortir l’enfant trop tôt après la naissance. Si la mère est suspecte de blennorragie, il sera prudent d’instiller dans les narines de l’enfant quelques gouttes d’une solution de nitrate d’argent à 1 p. 100. Quand le coryza est constitué, l’indication la plus urgente est de rétablir la perméabilité nasale. Le procédé le plus simple est la douche d’air donnée avec une poire de Politzer ; l’air, en sortant par l’autre côté, chasse devant lui les mucosités. On pourra compléter la désobstruction nasale par un lavage Doriqué du nez, fait à l’aide d’une poire à injections et sous faible pression, plutôt qu’avec le siphon de Weber qui doit être proscrit à cet âge. Après chaque lavage, on insufflera dans le nez un peu de poudre composée d’acide borique, de sucre de lait et de sous-nitrate de bismuth, (par parties égales).

BIBLIOGRAPHIE. — Moldenhauer, Mal. des fosses nas., trad. par PoTiQüET, 1888. — Cardone, Nature parasitaire du coryza aigu [Arch. ital. de laryng . , 1888). — Pasquale, Streptocoques des muqueuses en rapport avec le catarrhe nasal (/owr/i. of Laryng. and Rhin., 1890). — Sokolowski, Accidents et complications des organes respiratoires pendant Pinfluenza {Intern. klinische Rundtchau, 1890, nos 12 à 15). — Raulin, Du coryza pseudo-membraneux (Revue de laryng., l®'" mai 1890). — Scheinmann, Rhinite fibrineuse [Berlin, klin. Wochenschr., 1892, n° 2). — Wcrtz et Lermoyez, Pouvoir bactéricide du mucus nasal [Ann. des mal. de For. et du lar., 1893). — Lermoyez, Traitement du coryza (Journ. rfesprat., 1895). — Hey.man-n (P), Traité de laryngologie etrhinologie, 1896). — Gougüenheim, Des abcès chauds de la cloison nasale (-4nn. des mal. de l’or, et du lar., 1897, p. 1). — Rice, Catarrhe nasal chez les enfants [Académie de médecine de Nexc-York, 26 octobre 1898.

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II. RHINITE SPASMODIQUE (asthme des foins).— Affection survenant chaque année, à date à peu près fixe, au printemps et à l’automne, mais surtout entre le 15 mai et le 15 juillet, caractérisée par du catarrhe oculo-nasal, auquel peut se joindre de la dyspnée asthmatique.

La synonymie est multiple : hay-fever, asthme des foins (Gordon) ; catarrhe d’été (Bostock) ; asthme d’été (Parrot, Leflaive); rhino-bronchite spasmodique (Gueneau de Mussy) ; rhinite hyperesthésique périodique (Sajous) ; rhinite prurigineuse (Rumbold).

De toutes les dénominations qu’a reçues cette affection, celle de rhinite spasmodique nous paraît être la meilleure, car les autres définitions, nubien tiennent compte d’un symptôme à l’exclusion des autres, ou bien font intervenir l’élément pathog'énique, sur lequel on n’est pas encore fixé.

Symptômes. — 1° Symptômes locaux. — Deux formes: la forme oculo-nasale ou catarrhale (type facial); la forme dyspnéique ou asthmatique (type thoracique).

A. Forme oculo-nasale ou catarrhale (Gueneau de Mussy). — Au moment des premières chaleurs, vers le 15 ou 20 mai, quand le temps est sec et beau, on est pris, sans cause bien évidente, de rougeur conjonctivale avec prurit et de coryza. Ces symptômes oculaires et nasaux, peuvent constituer à eux seuls toute l’affection.

a. Symptômes oculaires. — Les yeux sont toujours atteints ; parfois même ils semblent être la localisation principale de la maladie.

Le malade ressent, surtout au grand angle de l’œil, des démangeaisons très vives, qui l’incitent à se frotter les paupières. S’il obéit à cette tentation, les yeux deviennent plus douloureux encore, rouges et tuméfiés. Outre ce prurit, qui est la particularité dominante, il peut exister du larmoiement, de l’épiphora, de la photophobie, des céphalalgies.

Tous ces symptômes oculaires présentent ce caractère spécial qu’ils s’apaisent durant la nuit, ainsi que les jours de pluie et si le malade séjourne à l’omôre ; au contraire, ils s’exaspèrent quand le malade est obligé de séjourner en plein soleil, à Tair libre. Dans l’intervalle des crises, le malade est tout à fait bien.

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b. Symptômes nasaux. — Du côté du nez, on note le même prurit, aussi désagréable pour le malade que le prurit oculaire, cessant comme lui pendant la nuit, pour s’exaspérer sous l’influence des rayons solaires. Ce prurit nasal peut s’accompagner de démangeaisons du côté de la voûte palatine et du voile. D’autre part, il existe un écoulement nasal séreux, assez abondant pour nécessiter chaque jour l’emploi de plusieurs mouchoirs. Ce prurit et cet écoulement nasal déterminent des éternuements qui présentent ce caractère singulier de survenir par crises, par séries, rappelant en quelque sorte les quintes de toux de la coqueluche. Le malade a souvent coup sur coup dix, vingt, trente éternuements, qui produisent une fatigue extrême, et qui ne cessent que lorsque la sensibilité de la muqueuse nasale est en quelque sorte épuisée par leur répétition. Si l’on examine au spéculum le nez du sujet, on constate simplement de la rougeur de la pituitaire, avec un léger degré de tuméfaction. Au bout d’un certain temps, après des alternatives d’aggravation et d’amélioration qui constituent de véritables intermittences, surviennent dans les symptômes des modifications qui accusent une guérison prochaine : le prurit nasal et oculaire diminue, les accès d’éternuement s’espacent, l’écoulement nasal devient épais, jaunâtre, en même temps que son abondance diminue, enfin tout rentre dans l’ordre, et le malade est guéri jusqu’à l’année suivante.

B. Forme dyspnéique ou asthmatique. — Dans cette forme, aux symptômes précédents s’ajoutent des troubles respii'atoires, de telle sorte que c’est plutôt un degré

§lus accentué de la maladie qu’une forme'véritablement istincte.

Ce qui caractérise cette forme, ce sont des accès de dyspnée asthmatique., d’ou le nom de forme asthmatique, sous lequel elle est pai'fois décrite, d’où encore le nom d’asthme d’été donné à la rhino-bronchite annuelle. Il est rare que l’accès d’asthme éclate brusquement sans signe précurseur. Le plus souvent les choses se passent ainsi : les symptômes oculaires et nasaux existent depuis une ou deux semaines quand un certain degré d’oppression, d’anxiété, de gêne respiratoire, annonce que la Castex. — Maladies du lanmx. 2e éd. 15.

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maladie va passer de la première à la seconde forme. Alors surviennent des accès d’asthme de plus en plus typiques, ne différant pas de ceux de l’asthme vulgaire, mais en présentant tous les caractères, c’est-à-dire inspiration courte et facile, expiration longue, pénible, produisant à elle seule la dyspnée par les efforts qu’elle nécessite. Le malade reste assis, et cherche avec ses bras un point d’appui pour favoriser l’action de ses muscles respirateurs. Le nombre des respirations n’est pas augmenté. Ces accès peuvent survenir aussi bien le jour que la nuit. G. Sée a signalé l’asystolie comme complication exceptionnelle.

Ce qui contribue à augmenter la ressemblance avec l’asthme vulgaire, c’est que bientôt la poitrine se remplit de râles sibilants, avec expectoration perlée, et la toux, d’abord sèche et quinteuse, devient bientôt grasse, facile. L’expectoration ne tarde pas à se modifier, pour devenir celle de la bronchite vulgaire. Les accès de dyspnée diminuent; les symptômes oculaires et nasaux, rejetés au second plan pendant l’évolution des phénomènes thora-, ciques, persistent encore quelque temps ; puis tout rentre dans l’ordre, après une durée de trois, quatre, six semaines, jusqu’à l’année suivante.

Si vous faites l’examen rhinoscopique de ces malades, vous trouverez de grandes variétés, tantôt rhinite hypertrophique, tantôt rhinite atrophique, tantôt crêtes sur la cloison. C’est dire que le type de la lésion n’a pas de rapport étroit avec les crises de la rhinite spasmodique.

2° Symptômes généraux. — Si nous n’avons pas parlé jusqu’ici des phénomènes généraux, c’est qu’ils sont peu intenses, pour ne pas dire nuis, aussi bien dans la première que dans la seconde forme. En effet, la fièvre, que beaucoup d’auteurs ont admise à priori (ce qui a valu à la maladie le nom de hay-fever), n’a jamais été constatée par Leflaive. Ce même auteur a porté son attention sur l’état de la nutrition dans la rhino-bronchite annuelle, à cause des relations de cette affection avec l’arthritisme et la goutte. D’après les recherches qu’il a faites sur l’élimination urinaire, il existerait: 1° une diminution de la quantité des urines et de la quantité de l’urée ; 2“ une augmentation de l’excrétion de l’àcide urique ; 3“ la pré-

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sence de l’indican dans l’urine en quantité notable.

Évolution et complications. — Dans la majorité des cas, la rhino-bronchite annuelle commence par la forme oculo-nasale. Tous les ans, à date à peu près fixe, le malade est pris des symptômes oculaires et nasaux qui durent quatre ou six semaines. Dans une même saison, les rechutes sont possibles ; la maladie, qui semblait s’améliorer, peut subir des poussées nouvelles, tant que la période défavorable (20 mai au 15 juillet) n’est pas terminée. On peut même observer des rechutes en automne, moins fréquentes il est vrai dans nos pays qu’en Amérique. Puis, au bout de quelques années, la seconde forme succède à la première, et la maladie reparaît chaque année pendant dix, ving-t, trente ans, et même davantage. Dans des cas plus rares, la seconde formes’associe à la première exceptionnellement dès le début ; enfin, la seconde forme se montre seule d’emblée ; la maladie atteint la poitrine sans avoir préalablement touché ni les yeux ni le nez. Malgré sa répétition annuelle tenace, il est rare que l’asthme d’été donne lieu à des lésions pulmonaires et cardiaques persistantes. Jamais les auteurs qui ont observé la rhino-bronchite annuelle n’ont vu cette maladie conduire à l’asystolie ; seul, G. Sée croit devoir faire quelques réserves au sujet de la possibilité de cette complication.

Étiologie et pathogénie. — Cette partie de l’histoire de la rhino-bronchite spasmodique est encore obscure et discutée ; il y a presque autant d’opinions que d’auteurs qui ont écrit sur la matière.

On peut distinguer les causes en prédisposantes et déterminantes; sur les premières, l’accord est fait; sur les secondes seules, portent les divergences.

1° Causes prédisposantes. — L’asthme d’été commence en général de quinze à vingt-cinq ans ; il persiste dans l’âge mûr, mais rarement dans la vieillesse. Sous l’influence des années, les attaques perdent de leur acuité. Les hommes sont plus souvent frappés que les femmes, dans la proportion de 3 à 1 (Phœbus, Beard). L’affection atteint de préférence les gens qui appartiennent à une souche arthritique, qui ont eux-mêmes ou dont les parents ont eu des n^raines, de la gravelle, de l’eczéma.

C’est ainsi qu’il faut expliquer sa fréquence en Ang-leterre et en Amérique, car la race ang-lo-saxonne est sujette aux manifestations arthritiques. John Mackenzie l’a signalée chez les nègres. Elle est aussi fréquente chez les nerveux. En France, la maladie existe, mais elle est plus rare. C’est ainsi encore qu’il faut expliquer pourquoi la rhino-bronchite, tout comme la goutte, est très rare dans la classe ouvrière qui fréquente l’hôpital, et s’observe à peu près exclusivement dans la clientèle riche, chez les gens à profession sédentaire, à nutrition ralentie. L’affection est héréditaire dans un grand nombre de cas.

2» Causes déterminantes. — A. Théorie pollinique. — Pendant les mois de mai, juin, juillet, les graminées fleurissent, et leur pollen se répand dans l’atmosphère. Ce pollen pénètre dans les fosses nasales, et l’irritation de la pituitaire qui en résulte donne lieu aux différents symptômes de la rhino-bronchite.

On n’a pas manqué d’objecter à cette théorie que la maladie se rencontre fréquemment chez les habitants des grandes villes, à Paris, par exemple, lorsqu’on séjourne dans les grands magasins.

D’ailleurs Blackley a démontré en 1880, par une série d’expériences rigoureuses et bien conduites, que les inhalations de pollen des diverses graminées produisent les symptômes caractéristiques de l’asthme des foins. D’autre part, en Amérique, Wyman a fait pour le pollen de l'absinthe romaine la même démonstration que Blackley pour le pollen des graminées. Cette plante fleurit en août et septembre, ce qui explique pourquoi en Amérique cette affection sévit avec la plus grande intensité durant ces deux mois.

B. Théorie microbienne. — Helmholtz, en 1869, a trouvé dans le mucus nasal, au moment des accès, des microorganismes, et il a pensé faire de l’asthme des foins une maladie parasitaire. Cette théorie est conciliable avec la précédente, si l’on admet que le pollen des graminées, en pénétrant dans les fosses nasales, agit non par luimême, mais par les microorganismes qu’il entraîne à sa suite.

E. Théorie réflexe. — Elle est la plus récente, et peut se formuler ainsi : certaines altérations préexistantes de

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la muqueuse nasale produisent par un mécanisme réflexe les symptômes de la rhino-bronchite annuelle. Cette théorie s’appuie sur deux arguments :

a. Chez certains individus atteints d’asthme d’été, on a trouvé des polypes muqueux, des cornets hypertrophiés ou quelque lésion analogue ;

h. La guérison de ces lésions par un traitement local approprié a amené la guérison de la rhino-bronchite.

Brown-Séquard, le premier, a montré qu’une irritation, même légère, portant sur les terminaisons du nerf trijumeau, peut arrêter une fonction importante comme les mouvements du thorax et du cœur. En 1889, François- Franck a institué des expériences sur les névroses réflexes d’origine nasale. Ses recherches ont été faites sur des lapins, des chats et des chiens. Par l’excitation de la mu-

Jueuse pituitaire, il a obtenu : des congestions oculaires, es éternuements, des spasmes laryngiens et bronchiques, un ralentissement progressif des mouvements du cœur. Toutes les régions de la fosse nasale ne sont pas également susceptibles de donner lieu à ces phénomènes réactionnels, l’expérience démontre que les régions spasmogènes sont les cornets inférieurs et moyens, surtout dans leur extrémité antérieure et leur bord libre. .

F. Théorie atmosphérique (Bostock). — Certains auteurs ont invoqué l’influence de causes météorologiques et atmosphériques. Leur opinion, à laquelle s’est rallié Leflaive, s’appuie sur ce fait que la maladie survient aux

fuemiers beaux jours, qu’elle est exaspérée par la chaeur et la lumière, qu’elle est calmée par l’ombre, la fraîcheur, l’obscurité.

Si cette théorie rend compte de certaines particularités étiologiques de l’asthme d’été, d’autre part la manière d’agir de ces causes atmosphériques est bien difficile à expliquer.

G. Théorie diathésique. — Gueneau de Mussy, considérant l’importance du terrain diathésique pour le développement de l’asthme d’été, a voulu faire de cette affection une arthritide muqueuse. Les localisations oculo-naso-thoraciques représenteraient l’équivalent des manifestations cutanées qu’on observe si fréquemment chez les goutteux et les rhumatisants. L’hypothèse de Gueneau

MALADIES DU NEZ

de Mussy est assurément ing-énieuse, mais les faits ne lui donnent raison que dans un nombre très restreint de cas.

Enfin certaines formes seraient des toxi-rhinites (Jacobson) amenées par diverses intoxications. De même Mahu a observé un cas d’origine paludéenne.

Von Stein propose une explication encore plus particulière. L’état pathologique de la muqueuse nasale diminue l’évaporation d’eau qui normalement se fait à la surface des cornets; alors le système circulatoire estsurchargé, d’où augmentation du travail du cœur.

En résumé, de toutes ces opinions, la théorie pollinique seule s’appuie sur des preuves expérimentales sérieuses ; seule, elle tient compte des différentes particularités étiologiques de l’affection, et s’applique à l’universalité.des cas. Elle est d’ailleurs la plus généralement adoptée aujourd’hui, et, jusqu’à preuve du contraire, l’action du pollqn et des diverses autres poussières sur la muqueuse nasale doit être considérée comme la véritable cause déterminante de la rhinite spasmodique, en tenant largement cômpte de la prédisposition spéciale des arthritiques.

Les phénomènes peuvent s’expliquer comme suit :

1° Une excitation variable se produit à la surface de la pituitaire; 2“ L’action se produit sur les nerfs, d’autant plus énergique que la muqueuse est à l’état pathologique ce qui exalte sa sensibilité, ou que le sujet est plus nerveux. 3" La vaso-dilatation se produit, ainsi que le spasme laryngo-bronchique. C’est un réflexe défensif. La muqueuse nasale nous apparaît ici comme un gardien qui donne l’alarme et met les voies respiratoires en état de défense lorsque des corps nuisibles tentent de s’y introduire.

Diagnostic. — Le diagnostic de l’asthme d’été est en général facile. Les principaux éléments de diagnostic sont : l’époque de l’année où l’affection débute ; les conditions particulières où les accès surviennent; l’existence du prurit oculaire qu’on n’observe pas à un égal degré dans les autres variétés de rhume ; enfin l’évolution cyclique de l’affection.

Le diagnostic différentiel doit être fait avec les affeciions suivantes :

RHINITES AIGUES

1® Les poussées de coryza aigu, qui peuvent survenir à n'importe quelle époque de Tannée, sous l’influence de l’irritation de la pituitaire par des poussières, des odeurs, etc.

2® Uasthme vrai, et surtout Vaslhme réflexe, produit par dès lésions nasales. Cette dernière variété d’asthme symptomatique peut être souvent difficile à distinguer de la rhino-bronchite annuelle. Quant un malade porteur de polypes muqueux ou atteint d’hypertrophie des cornets présente les divers symptômes de la rhino-bronchite, notamment les accès d’asthme, il y a lieu de traiter d’ahord les lésions nasales. Si leur disparition amène la guérison de Tasthme, on peut en conclure qu’il ne s’agissait pas de rhino-bronchite vraie.

3“ Les accès d’hypérémie réflexe de la pituitaire, dont le point de départ peut être une influence psychique (vue d’une rose artificielle), ou une excitation périphérique qui se répercute sur le nez.

L’ensemble des rhinites spasmodiques provoquées par des causes autres que l’influence saisonnière (printemps ou automne) constitue un groupe particulier signalé déjà par Trousseau et bien étudié après lui par Mac Donald, Sajous, Molinié, Garel. Les attaques rappellent exactement les crises de Hay-fever. Elles en diffèrent uniquement par le fait qu’on peut les observer en toute saison. L’identité des faits et l’analogie des facteurs étiologiques doivent faire admettre l’unité morbide de cette rhinite spasmodique ou hypéresthésique avec Tasthme des foins. Ce sont là deux formes d’une affection unique : forme périodique et forme apériodique de la rhinite spasmodique.

Pronostic. — La rhino-bronchite est une affection, bénigne, ne donnant jamais lieu à des complications sérieuses. Malheureusement, sa répétition annuelle à peu près fatale en fait une affection très désagréable. Il arrive qu’on nous consulte pour une affection quelconque de notre spécialité et qu’incidemment on se plaint de Tasthme des foins, comme si on était persuadé qu’il n’est pas en notre pouvoir d’én atténuer les effets.

Traitement. — 1° Trait emext prophylactique. — Il doit viser un triple but : .

MALADIES DU NEZ

A. Modifier le terrain arthritique sur lequel se développe la rhino-bronchite. Dans ce but on prescrira les alcalins, et, si l’on peut, on enverra le malade faire une saison au Mont-Dore, à Royat, à Néris.

B. Supprimer ou diminuer l’hyperesthésie nasale, point de départ des accidents réflexes. Pour cela ou traitera les lésions nasales dont le malade peut être porteur. On commence par chercher avec un stylet quelles sont les zones spasmogènes et c’est sur elles que l’on applique le gaivano-cautère. Sajous (de Philadelphie) fait remarquer que, pour être efficaces, les cautérisations doivent s’étendre à toute la muqueuse et il les pratique avec l’acide acétique. A. Robin a vu dans un cas les

falvanocautérisations faire reparaître des accès de paluisme disparus. D’autre part, on donnera à l'intérieur des modérateurs nervins : antipyrine, belladone, valériane, assa fœtida. Rixa a prôné la terpine à haute dose, jusqu’à 5 grammes par jour. Sajous aurait obtenu d’excellents résultats par le sulfate d’atropine administré au moment des crises. Ne pas oublier le sulfate de quinine dans les formes paludiques mises en lumière par Chappell. L’adrénaline a rendu service.

G. Empêcher l’action irritante du pollen, par le' séjour à la ville, à la montagne, à la mer. Le malade aura soin de mettre du coton à l’entrée de ses fosses nasales, pour filtrer l’air.

2® Traitement palliatif. — Il .consistera en pulvérisations intranasales d’une solution de cocaïne à 1 p. 100, ou d’huile de vaseline mentholée pour former à la surface de la pituitaire un vernis qui la défende contre les particules irritantes. On a recommandé des aspirations

Menthol . . . 1 gramme.

Chloroforme . 15 grammes.

Rixa recommande l’eau oxygénée.

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RHTNITES CHRONIQUES

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