PRÉFACE IX
ches consacrées, dans cet intervalle de temps, à l'étude du tabès dorsalis. Je crois avoir dressé consciencieusement le bilan de ces résultats :
L'étude de la symptomatolog 'te me parait être bien près de son achèvement. Le nombre des symptômes connus du tabès dorsalis est très considérable ; ces symptômes peuvent s'associer de façons très diverses ; néanmoins, le tableau clinique qui résulte de ces associations a quelque chose de si caractéristique que, pour un médecin instruit, le diagnostic du tabès dorsalis est relativement facile à faire. C'est ce que je me suis particulièrement attaché à mettre en évidence.
Uétiologie est sortie du domaine des banalités courantes. Une notion, qui est presque unanimement acceptée maintenant et que nous devons au professeur Fournier, est celle du rôle prépondérant que parait jouer la syphilis, parmi les causes présumées du tabès dorsalis. Il faut, bien entendu, et le fait est démontré aujourd'hui, que la syphilis évolue sur un terrain prédisposé par l'hérédité.
Uanalomie pathologique de cette maladie est entrée depuis quelques années dans une voie de progrès qui nous fait entrevoir, comme prochain, le jour où nous aurons la solution définitive du problème que soulève la nature du tabès dorsalis. Déjà, nous savons que le tabès dorsalis n'est pas simplement une maladie de la moelle, mais que c'est à la fois une affection cérébro-spinale, — autre notion dont le professeur Fournier a été le promoteur — et une affection des nerfs périphériques.
Nous connaissons, d'une façon exacte, la topographie des lésions spinales à leur début, leur mode de propagation. Nous connaissons moins bien l'importance des lésions périphériques; nous connaissons à peine les lésions encéphaliques du tabès dorsalis ; nous ne savons encore rien de précis des rapports de dépendance de ces localisations encéphaliques, spinales et périphériques.