‹ Maladies du système nerveuxChapitre 5 sur 35 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

mettre au point l'histoire clinique et anatomo-pathologique de cette maladie. Si j'en juge par un fait que je viens d'observer, et qui m'a semblé être des plus nets, — l'hérédosyphilis parait jouer, dans l'étiologie de cette curieuse maladie, un rôle, mais dont il convient de ne pas exagérer l'importance. J'ai montré aussi qu'on a eu tort de représenter le processus histologique comme étant d'une nature absolument dissemblable dans les cas de maladie de Friedreich et dans les cas de tabès dorsalis. Une notion reste acquise, c'est que, dans les deux maladies, la lésion spinale ressortit aux scléroses systématiques combinées. Le processus histologique diffère dans les deux cas, non point eu égard à sa nature intime, mais seulement eu égard aux systèmes fasciculés qu'il intéresse.

La transition qui m'a conduit à l'étude du tabei< spasinodique est facile à saisir. A l'époque où le tabès spasmodique a fait son entrée dans les cadres de la pathologie, on avait cru pouvoir en faire une entité morbide ayant pour substratum anatomo-pathologique une sclérose primitive des cordons latéraux et, plus exactement, des faisceaux pyramidaux de la moelle. Dès 1883, dans mon article tabès spasmodique du Dictionfiaire enc//r/opéd'/çite, j'avais entrepris la critique des faits publiés jusqu'alors, pour aboutir à cette conclusion : il n'existe pas une entité morbide dont l'autonomie repose sur cette égalité, tabès spasmodique = lésion primitive des faisceaux pyramidaux. Les quelques faits nouveaux, publiés depuis dix ans, n'ont fait que me confirmer dans mon opinion; je n'ai donc eu qu'à reprendre ma première démonstration, pour la compléter. Par contre, il semble aujourd'hui démontré que certaines formes de sclérose systématique combinée de la moelle peuvent évoluer sous les traits du tabès spasmodique. Ainsi, l'étude du tabès spasmodique se rattache à celle du tabès dorsalis et de la maladie de Friedreich.

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