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CONVULSIONS DU TRIJUMEAU

le grincement des dents, qui est un signe fâcheux dans beaucoup de lésions intracrâniennes, mais qui peut aussi se produire à titre de phénomène nerveux, sans signification aucune. — Enfin, le maxillaire peut être agité de convulsions irrégulières non rhythmiques ; c'est ce que l'on observe dans quelques grandes névroses, comme l'hystérie ou l'épilepsie.

On peut observer en même temps d'autres phénomènes concomitants, qui ne dépendent pas delà convulsion ellemême : la névralgie trifaciale, par exemple, des douleurs dentaires, etc.

Consécutivement on a noté des troubles variés, tels que : inflammation, ulcérations de la langue, des lèvres ou de la bouche, et toutes les conséquences ultérieures d'une nutrition insuffisante .

Etiologie. — Il y a d'abord une série de maladies, comme les lésions cérébrales et certaines névroses, qui produisent le trismus ou les convulsions cloniques du trijumeau, mais au milieu d'un tableau symptomatique complexe. Je citerai : la méningite, l'apoplexie, les tumeurs cérébrales; l'épilepsie, l'hystérie, la chorée, le tétanos, la fièvre à son premier stade, etc.

En dehors de ces faits, le nerf peut être périphériquement et directement irrité par diverses causes : névrite, compression, tumeurs ; plus souvent refroidissement.

Enfin, l'origine réflexe semble être plus fréquente encore : le point de départ est alors dans un nerf sensitif quelconque, mais plus spécialement dans le trijumeau et la troisième branche du trijumeau : on a vu le trismus sympathique d'une névralgie dentaire et disparaissant après l'avulsion de la dent; le même phénomène se produit dans la dentition, dans les maladies du maxillaire inférieur (os ou périoste), etc. Le point de départ peut être aussi dans des parties plus éloignées : trismus après blessure d'un doigt, symptomatique de vers intestinaux, etc.

4 "2 4 vi\r,T-sixiÈM!: leçon.

Duplay a vu une contractuie du facial et du trijumeau après un coup de pied de cheval sur l'os malaire du même côté, et Terrier une contracture des mêmes muscles et du sterno-mastoïdien , à la suite d'une plaie siégeant au niveau de la protubérance occipitale externe.

Le Diagnostic est en général facile. Le trismus peut être confondu avec l'ankylose temporo-maxillaire : les antécédents et l'état des muscles permettent la distinction que le chloroforme trancherait définitivement.

Le Pronostic dépend de la cause : bénin, si la convulsion est d'origine rhumatismale ou à frigore; grave, si elle dépend d'une lésion cérébrale ou du tétanos.

Le Traitement s'adressera bien à la cause quand la névrose sera réflexe (dent cariée, vers intestinaux). S'il s'agit de rhumatisme, les sudorifîques, les révulsions cutanées, etc., seront indiqués.

Directement, contre la convulsion on a employé l'électrisation ; mais il faut agir avec une grande prudence et préférer le courant continu. On peut employer les excitants cutanés (sinapismes, vésicatoires), les narcotiques à l'intérieur (opium, morphine, Cannabis indica, atropine, etc.); les injections sous-cutanées (morphine, etc.); l'iodure de potassium, le valérianate de zinc, etc.

Dans les cas qui se prolongent, on peut essayer des moyens mécaniques et progressifs pour écarter les Clients; mais cela ne réussit pas toujours et on peut même augmenter ainsi le trismus. — On fait prendre au malade des aliments liquides concentrés (lait, œuf, jus de viande, soupe) ; on les introduit par la sonde que l'on fait passer par un interstice dentaire ou par le nez, ou bien on fait prendre des lavements alimentaires.

Gon^'ulsions du Facial, de l'Hypoglosse et du Spinal. — Convulsions des IVerfs raeMdîens.

Convulsions du facial. — l. Convulsions toniques. — 2. Convulsions cloniques ■■ A. Diffuses (tic convulsif non douloureux) : Causes, symptômes ; B. Partielles: Blépharospasme, etc. — Marche. Durée, etc. — Traitement.

Convulsions de l'hypoglosse.

Convulsions du spinal. — Causes, symptômes ; marche, durée et terminaisons ; diagnostic, pronostic et traitement.

Convulsions des nerfs rachidiens. — Nerfs du tronc : muscles de la nuque, rhomboïde, etc. — Nerfs du &m.?. — Nerfs du membre inférieur-. hanche, triceps, adducteurs, etc. ; long péronier latéral.

Nous avons commencé, Messieurs, l'étude des hyperkinésies dans les nerfs moteurs crâniens par la description des convulsions du trijumeau. Nous devons continuer aujourd'hui par un groupe plus important : les convulsions

du FACIAL* .

Nous dirons d'abord un mot des convulsions toniques, qui dans le domaine de la septième paire sont plus rares que les convulsions cloniques.

La contracture unilatérale du facial est assez fréquente après la paralysie rhumatismale de ce nerf ; elle a été bien décrite par Duchenne dans ce cas, mais elle se présente bien rarement dans d'autres circonstances". — Cette contracture apparaît graduellement et envahit successivement les divers muscles de la face, et peu à peu elle dévie ainsi

1 Duchenne ; Électr. local. — Erb ; Hdb. Ziemssem. — Troisier, Dict. encycl. — Gintrac ; Nouv. Dict. mécl. et chir. prat. — Rosenthal ; Mal. si/si. nerv- — Eulenburg ; Lehrb. d. Nervkrank., tom. IL

■^ Nous avons déjà cité un fait de Duplay et un fait de Terrier de contracture traumatique du facial (leçon XXVI).

42B vinTtT-se:'TIème leçon.

la figure du (-ôlé opposé à celui de la déviation primitive produite par la paralysie.

Quand cette contracture est complète, on observe la raideur ou la déviation d'une moitié de la face, qui reste immobile dans la mimique, dans le jeu de la physionomie; l'œil est plus fermé que l'autre, etc.

Dans les convulsions clo7iiques, Erb étudie à part la convulsion diffuse et la convulsion partielle. C'est une division utile à garder, au moins pour la description symptomatique.

La convulsion diffuse de la face constitue le tic convulsif non douloureux des auteurs. Signalé déjà par Arétée et observé par tous les anciens, il a été étudié à part à notre époque. Nous citerons le travail de François de Louvain en 1843, qui a été le point de départ d'une série de Mémoires parus depuis.

Les Causes en sont souvent inconnues et la maladie paraît spontanée. D'autres fois on retrouve l'influence des éléments pathogéniques généraux des affections nerveuses ; ce qui le prouve notamment, ce sont les cas où l'on constate une hérédité manifeste. Ainsi, Blache a observé trois enfants dans la même famille ; Piédagnel a vu la mère et la fille; Delasiauve, le frère et la sœur; Gintrac, deux frères; Rosenthal, la mère, un fils, une fille et deux autres parents du côté maternel, frappés de la même maladie. — Les émotions et l'imitation ont aussi une influence pathogénique reconnue par tout le monde.

Les causes peuvent encore agir directement ou par voie réflexe sur le facial. — Directement, ce sont les mêmes genres d'agents que pour la paralysie du facial, tels que plaies, contusion de la face, surtout à la région orbitaire (peut-être y a-t-il alors action réflexe); les traumatismes chirurgicaux, compression par une tumeur, etc. — Ainsi, Schuh a vu ces convulsions produites par un cholestéatome à la base du cerveau ; Romberg, par une inflammation des ganglions lymphatiques au-devant du tronc du facial ;

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