‹ Maladies du système nerveux; leçons faites à la Faculté de médecine de Montpellier (volume 2)Chapitre 37 sur 52 · MÉNINGITE AIGUË · texte numérisé non relu

MÉNINGITE AIGUË

La méningite aiguë était confondue autrefois dans ce que les anciens appelaient phrenitis^ phrénésie ; c'était le délire, et plus spécialement tout délire fébrile.

L'École anatomo- pathologique du xviii© siècle, avec Meibomius, Willis et MorgagDi, décrit avec plus de soin ces altérations, que les chirurgiens étudient mieux ensuite. C'est Herpin qui baptise la maladie, après l'avoir étudiée dans les blessures du crâne à l'armée du Rhin, et qui la distingue de l'encéphalite.

On tente alors des divisions qui ne doivent pas rester, en arachnitis, piitis, etc. On confond au contraire, jusque dans ces derniers temps, la méningite simple et la méningite tuberculeuse. Enfin, cette dernière distinction se fait, et la méningite pure se dégage telle qu'on la conçoit aujourd'hui*.

En tète de I'Étiologie, il faut placer les traumatismes ^ convulsions, fractures du crâne, etc., sans que la méningite soit du reste en rapport avec l'intensité de la lésion directe .

* Voy. les art. de Laveran, Jaccoud et Labadie-Lagrave.

004 (JUAKANTlBMIf LEÇO.N.

A côté de cette causeilfautplacer l'insolation. Yousconnaissez le &it classique deGuersant : un eofaatde sbc mois exposé en plein soleil dans son berceau, au milieu d'un jardin, meurt de méningite. Le plus souvent, il se produit dans ces cas- là une simplecongestion cérébrale. La production de la maladie est facilitée par l'action simultanée du froid aux pieds. Hardycite une jeune femme qui, dans une excursion aux Pyrénées, les pieds dans la neige, fut prise d'insolation et de méningite à la suite.

La carie des os et les lésions de Voreille interne produisent fréquemment la méningite.

Seulement les lésions de l'oreille interne peuvent produire la méningite sans qu'il y ait de carie des os. On admet alors, bypotbétiquement, une transmission de l'inflammation par le conduit de Fallope ou par le conduit auditif. Souvent la méningite apparaît en même temps que cesse un écoulement externe ; dans ce cas, elle est justiciable d'un autre mode palhogénique sur lequel nous reviendrons dans la prochaine leçon.

Méningite «tlgne (suite).

MâNiNGUE AIGUË. — Éttologie (suita). — SympUnus : Prodromes, 1™ et 2« périodes. — Uarcke, durée, lermittaUon. — Formes particuliàres. — Diagnostic et Pronoïiic. — Traitement.

Nous avons à peine commeacé, Messieurs, l'étude étiolûgique de la méningite aiguë, et nous n'avons pu encore mentionner que les traumatismes, l'insolation et les lésions de l'oreille interne parmi les causes de cette maladie.

L'érj/sipéle de la face produit aussi la méningite. Il ne faut pas attribuer à cette complication tous les cas de délire que l'on observe dans cette maladie, mais il y a des faits de méningite vraie. On admet, pour expliquer la propagation de l'inflammation de la peau aux méninges, des voies très-hypothfttiques. Depuis longtemps on sait {Charcot et Hayem 1' encore constaté récemment) que la méninppe notamment quand l'érysipèle tend à disune cause ou pour une autre. La méningite 1 plutôt justiciable d'un transport, d'un déluxion, que d'une transmission anatomique

gite se â( paraître p est dans placemen d'inflamr

D'une des mér manifest ladie ge de procl

rien assez fr décrit !

cérébra

re générale, il faut considérer l'inflammation et l'altération cutanée plutôt comme deux successives ou simultanées de la même maque comme le résultat d'une propagation ■oche.

uème du rhumatisme. C'est là ime cause de méningite, et c'est sous ce nom qu'on lui la plupart des anciennes métastases Btte diathèse. Nous y reviendrons en nous

occupant des localisations des maladies générales sur le système nerveux.

Garrod admet également une méningite goutteuse^ et la plupart des auteurs reconnaissent une méningite syphilitique^ qui-est, il est vrai, plus souvent chronique, mais enfin qui peut aussi être aiguë * .

D'autres maladies chroniques non diathésiques, comme le mal de Bright, ont aussi été accusées de pouvoir produire cette lésion ; mais la chose n'est pas bien démontrée.

La méningite a été couramment notée dans certains cas de fièvre typhoïde depuis Bouillaud ; Thomas l'a observée dans la variole^ Gurschmann dans la scarlatine; d'autres dans la pyokémie^ l'infection purulente ; c'est dans ce dernier cas une méningite métastatique.

Danielssen et Bœck l'ont notée dans la lèpre anesthésique de Norwége et à la dernière période de la pellagre. Ce sont là des faits encore rares et que je vous cite à titre de simple curiosité.

Jaccoud et Labadie-Lagrave discutent enfin l'existence et la pathogénie de la méningite comme complication de la pneimwnie. Briquet, sur 9 cas de pneumonie avec délire, trouve 6 méningites ; Grisolle en trouve 8 sur 27 ; Immermann et Heller observent 9 pneumonies avec méningite cérébro-spinale; Verneuil, 8 ; Surugue, 7. — Lofait de la coïncidence fréquente semble donc établi.

Goname théorie pathogénique, Gubler admet une paralysie réflexe des vaso-moteurs. D'autres admettent une cause mécanique par stase sanguine, veineuse, sous la dépendance de l'imperméabilité pulmonaire. Grisolle admet une résorption purulente, explication qui ne peut pas s'appliquer aux méningites développées dans les premières périodes de la pneumonie. — La théorie paraît donc difficile à établir.

N'a-t-on pas afTaire, dans beaucoup de cas, simplement

* Voy. le fait de Barthélémy. Soc. anat,, 1877. Progr. méd,, 1877, 29.

à une double localisation, à une double manifestation anatomique de la même maladie, de la même cause ? H y aurait simultanéité d'une pneumonie et d'une méningite, indépendantea anatomiquement et reliées par leur cause ' .

A.NATOMIE PATHOLOGIQUE. — Les léslous quï sont rarement généralisées siègent à la convexité ou à la base.

L'aspect est celui de la congestion ; on trouve des vaisseaux injectés et turgescents à la surface des circonvolutions.

L'arachnoïde peut être dépolie, friable, pîlteuse et épaissie ; mais, dans les cas les plus fréquents, elle reste transparente et mince. Les principales lésions sont en général dans le tissu sous-arachnoîdien et dans la pie-mère. Dans le tissu cellulaire sous-arachnoîdien, il y a une sérosité lactescente , des dépôts membraneux composés de ûbrine granulée, du pus. Le pus, quand il existe, est concret, mêlé à la fibrine, forme des plaques verdâtres, disséminées en points, en flocons ou en membranes, quelquefois en cylindres autour des nerfs crâniens, autour du bulbe, etc. Cette couche de pus, de lymphe eoagulable, est sous l'arachnoide, qu'elle presse contre la dure-mère et qui est ainsi plus sèche que jamais.

La pie-mère est violacée ou d'un rouge vif. D'après Rindfleisch, on observerait sur cette pie-mère enflammée le type de la " ' lèse de Gohnheim. Déjà, à la loupe, on voit le pus for ae traînée d'un blanc jaunâtre le long des

!)ie-mère. Au microscope, on voit les gaines remplies de globules purulents, ous-jacent peut participer à la lésion. Du juième jour, c'est une simple injection. est plus ancienne, la substance grise prend leuâtre et présente à la coupe im fin poin-

1 Cette a d'autant plus de chance d'être acceptée qu'on feit

moios di jourd'hui pour admettre que la pneumonie est la ma-

DÎfbelAti ]e maladie générale. Voy. Montp. méd., 1877.

vaisseaux périvascu Le ce' premier Mais si 1 une col<

tiUé rouge. Souvent il y a des adhérences avec les méninges, surtout si la lésion est ancienne ou s'est répétée, c'està-dire dans les formes chroniques et spécialement dans la méningite tuberculeuse.

Dans les ventricules, il y a une sérosité floconneuse et louche, ou même du pus. Les plexus choroïdes sont habituellement congestionnés.

Symptomatologie. — On divise classiquement la maladie en deux périodes : une période d'excitation et une période de dépression. On doit accepter cette division, quoique Ton voie souvent ime des deux périodes manquer, ou bien l'excitation faire tout d'un coup place à la dépression pour reparaître ensuite.

On attribue la première période à l'excitation des couches corticales du cerveau, et la seconde, ou à la désorganisation du cerveau quand il y a méningo-encéphalite, ou à la compression de cet organe par un exsudât quand cet exsudât est suffisant, ou mieux encore (l'explication est plus générale) à un simple épuisement, à une paralysie par fatigue, qui frappe habituellement toute partie du système nerveux qui a été trop fortement excitée.

Parfois il y a des prodromes, qui peuvent durer quelques heures ou quelques jours : céphalalgie, vertiges, vomissements, agitation.

Première période, — La maladie débute souvent commeune vraie maladie inflammatoire, à la façon d'une pneimionie, par exemple. Il y a quelquefois un frisson; en tout cas il s'allume une fièvre violente, atteignant et dépassant vite 40'*, sans rémission sensible le matin ; puis vient la céphalalgie^ qui est l'analogue du point de côté pneumonique et qui a une grande importance. Avec cette céphalalgie trèsviolente surviennent souvent des vomissements alimentaires ou bilieux. — Tels sont les phénomènes du début.

Ensuite on observe les phénomènes d'excitation, soit du côté de l'intelligence (délire), soit du côté de la motilité

(convulsions et Contractures) , soit dans les deux domaines simultanément.

Le délire est bruyant, furieux parfois, avec des hallucinations, des illusions, un besoin énergique de mouvement. On est souvent obligé de maintenir le malade de force par des liens ou la camisole. — Ce symptôme appartient surtout à la méningite de la convexité ; il est rare dans la méningite de la base, et ne se présente pas si la méningite entoure simplement le mésocépbale.

Les signes d'excitation motrice sont les convulsions immédiatement ou très-rapidement toniques et les contraciweï. Ces phénomènes sontengénéral bilatéraux; ladiffusion est toujours le caractère général des symptômes de méningite. Aux membres, ils occupent surtout les fléchisseurs de l'avant-bras et de la jambe. Les tentatives d'extension augmentent les contractures, et pour les vaincre il faut agir brutalement et violemment.

Les contractures dans les muscles de l'œil entraînent le strabisme ; dans la mâchoire inférieure et à la face, elles produisent le trismus, le grincement des dents, l'expression sardonique et raltération des traits ; dans les muscles de la nuque, elles produisentl'opisthotonos avec saillie du cou en avant ; au pharynx, à l'œsophage, c'est la dysphagie spasmodique ; h la langue et aux cordes vocales, ce sont le tremblement de la langue, le bégaiement, les modiUcations dans la tonalité de la voix.

Toujours du côté des nerfs crâniens, on a parfois des troubles de la vue et de l'ouie. On a noté aussi le rétrécissement pupillaire.

Une accélération notable peut alors survenir dans les mouvements respiratoires ; on l'attribue à l'excitation des nerfs vagues.

Les contractures qui suivant les cas affectent principalement tel ou tel des sièges indiqués, ont une importance variable pour le diagnostic du siège de la lésion. Ainsi, on dit que les troubles dans les nerfs crâniens font penser sur-

tout à la méningite de la base ; les troubles du côté des menibres ont une moindre valeur et seraient plutôt en rapport avec la convexité.

Toutefois ces déductions ne peuvent plus être prises en grande considération depuis les derniers travaux sur les localisations corticales. Les lésions de la convexité produisent des paralysies crâniennes aussi dissociées et plus dissociées encore que les lésions de la base portant directement sur les nerfs. Ainsi, le fait que nous avons publié*, et un grand nombre d'autres depuis ^, ont bien montré que le ptosis, par exemple, ne prouvait nullement une lésion de la base, et pouvait être produit dans la méningite de la convexité par une lésion plus ou moins limitée.

De plus, dans une maladie aiguë et violente comme celle-ci, il faut tenir grand compte des phénomènes de voisinage et des actions à distance. — Schultze a voulu récemment attribuer ces contractures à la participation des méninges spinales et de la moelle; Texplication ne doit pas être généralisée.

La mort peut survenir dans cette phase de la maladie sans que la deuxième période ait eu le temps de s'établir. Dans d'autres cas aussi, cette première période passe inaperçue tant elle est courte, et les phénomènes de dépression se développent alors d'emblée.

Deuxi^ms période. — Il faut se garder de prendre pour une amélioration la légère rémission qui sépare souvent la première de la deuxième période, ou le début même de cette deuxième période, qui est marqué par la disparition des spasmes, que vont remplacerla résolution ou les paralysies, et la disparition du délire, que va remplacer la somnolence.

Quand la deuxième période commence, elle ne s'établit pas toujours tout de suite d'une manière définitive: quelques accès de spasmes, d'excitation, surviennent par

^ Progr. méi., mai 1876.

* Voy. notamment de Boyer; Soc, anaL, 1877. Progr. méd^, 1877.29 elle travail de Landouzy, in Arch. gén, de méd,j 1877.

moments et interrompent les pnenomenes aa aepressiOQ ; âe même que ces derniers ont également traversé quelquefois la fin de la période d'excitatiou.

A la place du délire, surviennent Vengowdissement, la somnolence, le coma.

A. la place des contractures, c'est un état de résolution des muscles, seul phénomène constant. De plus, quelques paralysies limitées peuvent s'ajouter ; elles sont variables suivant le siège de la lésion. Les considérations que nous faisions valoir tout à l'heure pour les contractures s'appliquent ici de tous points, sauf les phénomènes d'irradiation et d'action à distance, qui sont beaucoup moins en cause quand il s'agit de paralysies.

Avec le coma croissant, ou a la dilatation des pupilles, la paralysie des sphincters et le ralentissement du pouls. Jaccoud tait remarquer que ce ralentissement du pouls ne veut pas dire diminution de la température, qui reste la même et peut s'élever jusqu'à la mort.

La Mabche de la maladie est plus ou moins rapide, et, à ce point de vue, Gintrac divise les méningites en méningite foudroyante, qui lue en quelques heures; méningite suraiguë, qui dure de un à quatre ou cinq jours; méningite aiguë, de deux à quatre sept' ires; subaiguë, jusqu'au quarantième jour.

Abercrombie a bien décrit le?' à marche insidieuse. Aulieude débuter, comme une e inflammatoire, avec

fièvre et frisson, la meningit' ence plutôt comme

une manie ou une hystérie, e. On remarque un

changement dans les mani( habitudes du sujet,

une loquacité continuelle ; passent rapidement

et sans cause d'une idée ' quelquefois ils ont

des hallucinations. Ordi' imnie est opiniâtre;

le pouls est petit et f ■ marche très-rapideme' habituels et caractéri' vulsions, par exemr

La lERHiNAisoN liaDitueiie ue la maladie est li mort, après un temps variable déjà indiqué. La guérison est exceptionnelle, et souvent elle n'est pas complète : il reste fréquemment quelque désordre intellectuel, quelque trouble moteur ou sensitif . De plus, le sujet reste sous le coup d'une récidive toujours imminente. Chez les enfants on peut voir persister une sorte d'état chronique, d'inûrmité : des paralysies variées et multiples, par exemple ; de l'idiotie ; une hydrocéphalie chronique, etc.

Labadie-Lagrave et Jaccoud disent encore quelques mots à part de certaines Formes cliniques distinctes.

La méningite des rhumatisants sera marquée surtout par l'invasion, dans le cours d'un rhumatisme aigu, d'un délire violent sans prodromes, avec augmentation de température, quelquefois de 1°. — C'est aussi par l'agitaliou et le délire que se manifestera le début de la méningite dans la fièvre typhoïde. — Mais les seules formes qui méritent réellement une description spéciale sont la méningite des enfants surtout et la méningite des vieillards.

Chez les plus jeunes enfants, le début est subit et se fait par une violente attaque de convulsions avec fièvre violente ; puis viennent la somnolence, l'accablement et le coma; après quelques heures de suspension, les convulsions se reproduisent et se répètent coup sur coup. A la suite des convulsions, les contractures persistent (strabisme, trismus), quelquefois aussi des paralysies partielles ou de l'hémiplégie. La mort arrive dans le coma ou dans une attaque de convulsions.

De 5 à 15 ans, l'enfant a, au début, un frisson violent, une forte fièvre avec des maux de tête, de la photophobie, des cris, de l'agitation et des vomissements. L'intelligence se trouble après trois jours au plus tard; puis viennent le délire et les convulsions. La constipation est constante, le délire devient violent. L'enfant tombe ensuite dans le collapsus ; la sensibilité devient obtuse, la respiration est stertoreuse, et la mort arrive par asphyxie, dans le coma

MËmNGirE AIQUE. b^i

ou dans une attaque de convulsions. Quelquefois, au milieu de la maladie, il y a de courts moments de rémission, pendant lesquels l'enfant reconnaît ceux qui l'entourent.

Chez les vieillards, la marche est plus lente et toujours plus insidieuse. Les symptômes sont moins bruyants, moins développés. Quelquefois la latence est presque complète. Dans certains cas il n'existe que de la céphalalgie, puis la mort survient dans le coma.

Le plus souvent le début est insidieux ; la maladie ne se révèle qu'un certain temps après le début. On note seulement quelques changements de caractère : le vieillard est maussade, triste, irritable et chagrin ; les idées sont confuses, l'attention distraite, la mémoire inSdèle et paresseuse. Ce sont là des symptômes déjà décrits dans certaines formes d'anémie cérébrale ou de ramollissement.

Après deux ou trois jours, fièvre légère que le thermomètre accuse seul, sans altération du pouls; les troubles intellectuels s'accentuent, sub-délire léger, jactitation, stupeur, puis coma.

La céphalalgie peut passer inaperçue du sujet lui-même, si l'on n'attire spécialement l'attention du vieillard sur ce point. Pas vomissements, de photophobie, de contractures ou d iibresauts des tendons.

Les conjon sont rouges, injectées; la température

du cuir chevf augmentée à la main. L'appétit est nul,

la soif très-v . mort arrive dans le coma.

Nous rési les détails que Jaccoud et Labadie-

I^agrave do lativement au DrAQNOSTic, qui est du

reste souvt î.

Uencépl îtive est rare, mais l'encéphalite se-* condaire f mêmes causes que la méningite {carie des os, lé aille interne). Le diagnostic est d'autant plus les deux ordres de lésions coexistent souvent. et la longueur des prodromes dans l'encépt )u plus grande et plus rapide de

température (40® et au-delà) dans la méningite, la diffusion des phénomènes, plus grande aussi dans cette dernière maladie, sont des signes d'une certaine valeur.

Lgs tumeurs céréhroles, les abcès,... se distingueront surtout par la marche des accidents.

Le diagnostic du delirium tremens est important, parc« que la méningite peut succéder au deliriv/in et en modifier singulièrement le pronostic. La température a dans ce cas une importance capitale, à tel point que l'élévation thermométrique peut montrer le moment où la méningite vient compliquer. 11 faut seulement se méfier des pneunomies ou autres maladies fébriles qui peuvent coexister avec le ddirium tremeyis. D'autre part, vous avez aussi le tremblement des mains, l'absence de céphalalgie, les hallucinations spéciales, les caractères du délire, les anamnestiques, qui vous feront aussi reconnaître l'alcoolisme.

Venccplialopathie saturnine, dans sa forme délirante ou convulsive, se distinguera par les autres signes ordinaires de l'intoxication : profession, liséré, paralysie des extenseurs, anamnestiques, lenteur du pouls, et aussi par Tapyrexie, la température normale.

Les anamnestiques et la température suffiront aussi pour distinguer Vurémie, le cornu épileptiqvs, Véclampsie. 11 faut se rappeler seulement que les convulsions peuvent élever la température ; il faut se servir surtout des indications thermométriques dans l'intervalle des accès convulsifs, et encore l'hyperthermie se rencontre-t-elle dans l'état de malépileptique.

La fièvre typhoïde à forme cérébrale présente assez souvent une vraie méningite. En dehors de ces cas, le mode de début ( lent, graduel, indéterminé ) et les autres symptômes de la dothiénentérie ( taches rosées, symptômes abdominaux, tuméfaction de la rate, etc. ) fixeront le diagnostic.

Les fièv7^es éruptives à la période d'invasion peuvent présenter quelques difficultés pour un diagnostic qui est

cependant capital au point de vue du traitement. Vous tiendrez compte des autres symptômes prodromiques des fièvres éruptives, et surtout de l'épidémie régnante.

Bouchut a observé un fait curieux relatif h la scarlatine. Une petite fille de 7 ans est prise de convulsions répétées, fièvre, vomissements sans diarrhée, et meurt en trois jours. Le dernier jour, une éruption indéterminée avait commencé à se montrer sur le dos de l'enfant ; mais une convulsion l'emporta, et on serait resté dans l'ignorance la plus complète sur la vraie nature de ce cas, si la sœur de la malade n'avait été atteinte au même moment de scarlatine maligne.

Il peut en être de môme pour la rougeole, la variole, et même pour d'autres maladies, comme iapnffwmonie, Vérysipèle, que la méningite peut du reste compliquer. Dans tous ces cas d'ailleurs, il y a au moins congestion des méninges, sinon méningite vraie au début, et, par suite, l'erreur clinique est facile à comprendre.

Le diagnostic de la fièvre intermittente pernicieuse est également capital pour le traitement. Ne cherchez pas les signes classiques de l'accès complet. Les anamnestiques, la saison et quelques rémissions thermiques avec tuméfaction de la rate, pourront suffire à indiquer une injection hypodermique de sulfate de quinine.

Les empoisonnements par les narcotiques ( opium, belladone, aconit ) se distingueront par le mode de début et les signes spéciaux de chaque intoxication particulière.

Le Pronostic est toujours très-grave. Il n'y a pas d'élément spécial pour en apprécier la gravité.

L'intensité même des divers f )mes et la marche

progressive desaccidentsvousser mais ne vous lais-

sez pas tromper par les fausse lissions dont nous

avons parlé.

Traitehbnt. — Dans une ïsi grave et aussi

rapide, il faut agir vite et fort. Beaucoup de médications ont été proposées ; nous dirons d'abord un mot de chacune, et nous les résumerons ensuite dans quelques formules générales de traitement.

Émissions sanguines. — La saignée a été vivement conseillée. Autrefois on précisait même le vaisseau à ouvrir : c'étaient T artère temporale ou la veine jugulaire, quelquefois même les veines occipitales ou les veines ranines. Aujourd'hui on ne saigne plus guère qu'au bras.

Les applications de sangsues se font ordinairement aux apophyses mastoïdes. On avait conseillé aussi de les mettre aux tempes, à la nuque, au front, sur le trajet de la suture sagittale. Gruveilhier, Gintrac, les ont appUquées à Touverture des narines. Mais vous vous rappelez tous un fait récent, raconté par tous les journaux (et qui n'est pas sans précédent), de mort occasionnée par le passage d'ime sangsue mal surveillée, à travers les fosses nasales, dans le pharynx ou le larynx.

Les ventouses scarifiées peuvent être appliquées à la nuque, ou à la région cervicale, ou même plus bas, le long du rachis.

En l'absence d'instruments pour pratiquer une émission sanguine, Blaud (de Beaucaire) comprima les carotides. On peut les comprimer, soit contre le larynx, soit contre la colonne vertébrale. La fièvre et la fréquence du pouls diminueraient immédiatement. Mais le moyen ne doit pas être continué plus de cinquante à soixante minutes, et cela avec des interruptions. C'est du reste un mode de traitement exceptionnel et que je ne vous conseille guère.

Les réfrigérants peuvent être appliqués de difierentes manières. On peut placer des compresses mouillées sur le front, des vessies remplies de glace. Seulement, il faut alors surveiller de très-près, autrement l'eau de fusion s'échauffe et devient un danger. L'irrigation continue est préférable quand on peut la réaliser.

Les affusions froides sur la tête rentrent dans un ordre

MÉVlNfllTE AIGUE. 597

de moyens tout différents, s'adressant plutôt à rélémeot ataxique qu'à rinflammation et à la fièvre.

La principale indication des applications froides continues serait la céphalalgie, qui est souvent atroce. Dans ce même but, Jaccoud et Labadie-Lagrave préconisent les pulvérisations d'éther sur le front. Ce moyen agit en général par le refroidissement, à moins que par extraordinaire il n'agisse par un mécanisme précisément inverse, comme dans la curieuse histoire suivante. Un malade, en gesticulant, renverse le flacon d'éther, qui s'enflamme; voyant toute la chambre en feu, le malade se précipite, criant qu'on veilt le brûler, et la maladie, qui jusque-là avait résisté à tous les moyens essayés, s'améliora à partir de ce moment.

Les bains froids ont été préconisés notamment par MM. Raynaud,Féréol et autres, dans le rhumatisme cérébral.

Gomme révulsifs cutanés, les vésicatoires ont été employés sous toutes les formes et dans tous les sièges. On a même appliqué un grand vésicatoire en calotte sur le cuir chevelu rasé. C'est un moyen très-douloureux, qui entraîne des cystites, et qui n'a qu'une action douteuse sur la méningite elle-même.

Rilliel irthez préconisent surtout ces applications sur id la méningite a succédé à la rétrocession le de cette partie. Ils préfèrent dans ce cas )n tiglium : quinze à vingt gouttes répandues ir le cuir chevelu rasé, les yeux étant proindeau. On produit ainsi une pustulation de

le crâne d'un exfi l'huile d avec un

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rgaiifs ont été préconisés et sont utiles à fs. On choisit le plus souvent le calomel, ction propre une action antipblogistique et

■ux ne sont pas seulement donnés sous 1 et pour obtenir un effet purgatif. On sa- : calomel, frictions mercurielles souvent

LHodure de potassium est préconisé à haute dose, mais surtout dans la méningite tuberculeuse, pour laquelle nous le retrouverons (Fonssagrives) .

V opium a été employé surtout dans la méningite cérébrospinale épidémique (ChaufiFard). — A titre de sédatif simple, on peut préférer le chloral.

En somme, vous pouvez débuter par des émissions sanguines variées suivant le sujet et les indications : une saignée chez un adulte fort ou un grand nombre de sangsues derrière les oreilles, à la fois ou par la méthode de Gama. Chez un enfant, il faut beaucoup plus de prudence ; vous pourrez souvent commencer cependant par quelques sangsues, quatre au genou par exemple, comme le conseillent Rilliet et Barthez.

En même temps, vous commencerez le calomel, en donnant d'abord une prise purgative et en continuant à doses fractionnées. On peut associer les frictions mercurielles, notamment chez les enfants.

Si la douleur de tête est très- vive, vous appliquerez des réfrigérants sur la tête, dans le seul but de remplir cette indication particulière.

Si l'on emploie quelques révulsifs, on les placera aux jambes, sur les articulations s'il y a une origine rhumatismale, etc.

Plus tard, quand la maladie sera plus avancée, quand la période comateuse aura remplacé les phénomènes d'excitation, vous supprimerez les applications froides, vous soutiendrez les forces et domierez des excitants. Alors on emploiera les dérivatifs sur le cuir chevelu : vésicatoire ou huile de croton tiglium.

A cette période aussi, l'iodure de potassium peut être administré en arrivant d'emblée à de hautes doses.

MénlDglteaigaâ(&û). — Héalnglte cbronl<iiie. — 1 Sënérnl du Coar«.

AUningite AieuB. — Méningite aigui spinak. Ëliologie, logique , symptâmes , marche, terminaison, diagnostic , traitement.

IfËFHHGiTB CHROKionK. — MéningiU chronique eéribrale. Symptâmes, diagnostic, traitement. — Méningite chronique spinale. Pachyméningxle cervicale hypertrophiqite: aaatomie pathologique, symptômes, étiologie. diagnostic, irailement.

RËscHÂ G&NÉaAL DD cooBS. PaoaaAHUB dd sbubstri psocHàni,

Nous sommes obligés, Messieurs, de condenser ce qui nous reste à dire sur les maladies des méninges dans cette dernière leçon, que je commencerai par l'étude de la

MÉNINGITE AJGUE SPINALE ' .

C'est li fondue avi cliniquemt spinale so spéciale, cérébro-s] principalt

Eadel culaires t lopeau c sur la l< Frericbs heures

laladie très-mai étudiée. Longtemps conmyélites, elle peut en être aujourd'hui arée. Mats la plupart des cas de méningite Tvés dans les épidémies de cette maladie lus étudierons plus tard, la méningite On peut dire que c'est là la premièro et ion éUologique.

■ela, on a noté l'influence des efforts musou prolongés, et l'action du froid. Halommo qui fut atteint après avoir couché un temps froid ; Jaccoud parle, d'après tant qui, étant reste assis pendant plusieurs pierre, fut pris de fièvre, de paraplégie,

in Nouv. Dicl. de jnéd. et de chir. prai. — Vulpiau; ^yi^. nerveux, pag. Itl-

et mourut; à l'autopsie, on trouva une méningite livG généralisée dans tout le canal vertébral.

Les traumatismes, l'ouverture d'un abcès dans la c sous-arachnoïdienne, sont encore dos causes à invo( Nous avons déjà dit, d'après Charcot, que les escbare crées profondes peuvent ouvrir le canal sacré, perfoi dure-mère, pénétrer sous l'arachnoïde et déterraint une méningite ascendante purulente simple ou icli(

On a encore observé cette lésion dans quelques générales, comme la scarlatine, la fièvre typhoïde,

Anatomiquement. la dure-mère est congestionnée

être enflammée ; mais le plus souvent, ici comme

méningite cérébrale, c'est dans le tissu sous-arachM ipae se trouvent les principales lésions.

Le liquide céphalo-rachidien est trouble ; la pie-mt le tissu sous-aractmoïdien sont infiltrés d'un exsudât ^ concret, blanchâtre, formé de leucocytes et de Ûbi ou moins résistant, qui peut se présenter en li La pie-mère est épaissie et indurée.

Les lésions sont en général beaucoup plus accei la partie postérieure. La plus riche innervation région n'est peut-être pas étrangère à, la produi fait. (Vulpian.)

La moelle paraît saine ou injectée. Elle peut pai l'inflammation. Dans les méningites ichoreuses, el une teinte ardoisée spéciale.

Lea douleurs rachidiennea et les contractures des du tronc sont les Symptômes essentiels de la mah

Les douleurs sont le symptôme méningitii excellence, comme la céphalalgie pour la méningît brale. Après un début plus ou moins insidieux, on ob; quelquefois un état de malaise général, des douleurs vi dans tout le corps, et une fièvre modérée. Puis survlei les douleurs caractéristiques le Ifing du rachis, exag par les mouvements du tronc, augmentées par lu pft d'ime éponge chaude ou froide le long de la colODl

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602 OUARANTE-DEUTlttra LEÇON.

aigus, la mort survient en deux ou trois jou; phyxie. Le plus souvent la mort arrive après u II y a souvent des rémissions dans la mard dents.

La maladie peut guérir, passer à l'état c mort sérail cependant la terminaison la plia quoiqpie moins frécpiente ([ue dans la ménir

Les éléments du Diagnostic se tireront surt leurs et des contractures décrites. L'hémato sente les mémos signes, mais sans fièvre, aiguë ne présente les symptômes de la méningile cette dernière lésion coexiste réellemont avec la Le tétanos n'a pas de âèvre initiale et présenta et les contractures périphériques. S

On reconnaîtra ensuite par les symptômes m et antérieurs, si la méningite ost primitive ou l

On peut obtenir quelque chose par le Tr-aitemt ment par des applications de ventouses scarifie du rachis, que Ton répète s'il y a lieu ; plus ta employer les vésicatoires. En même temps, on p révulsifs intestinaux, le calomel. Tout cela que les applications froides le long du rachisi

MBNIPiGITE CnRONlQLE.

Nous avons déjà décrit la méningite chroa paralysie générale ; nous avons d'autre part, chyméningite hémorrhagique. Le champ d< actuelle est donc très-restreint.

Jaccoud et Labadio-Lagrave décrivent une coohquo, diverses méningites syphilitiiim tuberculeuse. Nous reviendrons sur ces typos la deuxième partie du cours, en étudiant 1 des maladies générales sur le système n&n déa'irona ici actuellement que ce qu'il y i à toutes ces formes.

MÉNmBITE CHROSIQUB. WÔ

Uae autre condition étiologique dont l'influence n'est pas entièrement établie est l'influence des troubles de circulation cérébrale dans les maladies du cœur et des vaisseaux.

Les Symptômes sont diffus , vagues et obscurs : céphalalgie, vertiges, troubles des sens, affaiblissement de la mémoire, tremblement , incertitude et hésitation dans les mouvements volontaires.

Les symptômes limités apparaissent quand les nerfs crâniens sont intéressés par un exsudât basilaire, ou encore quand certains centres corticaux de la convexité sont spécialement mis en jeu.

Alors se produisent des paralysies de la face, de la langue, du pharynx, du larynx, des membres, etc.

Leudet a décrit les phénomènes du côté des nerfs sensitifs comme communs au début de la maladie : douleur sur le trajet d'une partie de l'ophthalmîque de Willis, du frontal ou du sous-orbitaire, par exemple ; souvent anesthésie douloureuse sur des territoires variés, quelquefois avec extension lente et graduelle. Ainsi, dans une observation de Leudet, on voit l'anesthésie s'étendre au côté droit de la face, aux membres supérieurs de chaque côté, au tronc, et ultérieurement à la peau de tout le corps. Cette extension est, pour Leudet, un des points les plus curieux de l'histoire de la méningite chronique, surtout avec le contraste que présentent l'état de la motilité, l'absence de paralysie des membres notamment.

Du côté des nerfs splanchniques ou vaso-moteurs, on peut avoir simultanément ou successivement des troubles circulatoires, des troubles trophiques, du zona, etc.

La paralysie des membres contraste par sa légèreté ou par son absence avec les troubles sensitifs ; de plus, elle présente des rémissions et des recrudescences : il n'y a pas de lésion fixe des tissus cérébraux ce sont de simples fluxions dans le voisinage de la lésion méningée.

Leudet a re signalé la polyurie dans cette sympto-

matologie. ' deux observations, il y eut polyurie et

polydipsie. Il trouve là une confirmation clinique des expériences de Cl. Bernard. Nous avons vu qu'il faut faire de grandes réserves sur la valeur séméiologique de ce signe, au point de vue du siège de la lésion. Mais enfin le fait doit toujours être retenu. Il y a, dans ce symptôme, dfô rémissions et des recrudescences qui correspondent à la marche même de la phlegmasie. Quelquefois il y a en même temps glycosurie et albuminurie, mais jamais ni émaciation ni cachexie.

Laissant à dessein de côté tout ce qui a trait aux espèces particulières de méningite chronique, nous écourtons forcément cette description.

Le Diagnostic est presque impossible d'après Jaccoud et Labadie-Lagrave, à qui nous empruntons les éléments de cette étude. Schutzenberger fait remarquer que la congestion méningée et la méningite aiguë ont une physionomie caractéristique, mais que les affections chroniques, certaines névroses, les tumeurs fibreuses de la dure-mère, les tubercules, le cancer, la méningite chronique, produisent des perturbations fonctionnelles très-analogues. On dit : c'est là une encéphalopathie de telle ou telle nature, mais le siège anatomique est difiBcile à préciser, et du reste peu utile en thérapeutique.

La méningite chronique a notamment de grandes ressemblances avec les tumeurs cérébrales, qui présentent ces symptômes lents et diffus avec d'autres signes limités, quand il y a compression des nerfs. Dans le cas d'amaurose, on pourrait peut-être distinguer les deux maladies par les caractères ophthalmoscopiques que nous avons déjà indiqués à propos des tumeurs cérébrales. Mais ces signes distinctifs ne sont pas aussi absolus et aussi concluants que le veut de Graefe.

Jaccoud et Labadie-Lagrave pensent que les meilleurs signes diagnostiques sont : les accidents convulsifs, les hémiplégies, souvent tardives, dans les tumeurs; la paralysie simultanée, dans la méningite, de plusieurs nerfs

crâniens éloignés par leur point d'émergence, la troisième et la septième paire, par exemple, ou la deuxième et la cinquième. Ce dernier signe surtout a une grande valeur en montrant la diffusion de la lésion.

Le Pronostic est toujours sérieux. C'est une maladie chronique, progressive, incurable. II no faut faire exception que pour la méningite syphilitique.

A propos du Traitement, on peut rappeler d'ahord cette phrase de Trousseau : La syphilis est une planche de salut, parce qu'elle donne lieu à un traitement qui réussit souvent. D'où les essais de médication, même dans les cas douteux. On peut combiner les mercuriaux et l'iodure de potassium, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur (pour le mercure).

L'hygiène a une grande importance : proscription des excès, dont l'abus a été la cause de la maladie, et entraîne toujours des poussées congestives vers la tète.

Gonune le temps nous presse, Messieurs, nous n'étudierons, dans les méningites gbiiomqiibs spinales, qui sont du reste mal connues et peu intéressantes, qu'une espèce particulière, la pachyméningite cervicale hypertro-

PHIQUE.

PACHYMÉNINGITE CERVICALE HYPERTROPHIQUE.

L'historique de cette maladie est très-court. Son étude ne date que de ces dernières années, et a été &ite par Charcot etJoffroy. On a bien retrouvé quelques observations éparses dans des oublications antérieures d'Âbercrombie, Ollivier d'Anger ',, Kœhler. Mais la première

description complète es' qu'ont donnée Charcot et

Joffroy, dans les ^rcftiw ysiologie, en 1869, et Jof-

froy, en 1873, dans sa ' ue nous résumerons.

Ânatomie patliologiq% i lésion principale et pri-

mitive est dans les mér lut particulièrement dans la

dure-mère, et siège à ] cervicale.

En ouvrant le rach' luve une tumeur fusiforme

TolanÛDeiue qui mqilîl le caad k] adhère aux Cgiaieitts Teitâxsax.

que c'eit snrtool

muai de b pe-oiére, loatcs lu eoa&Hiâiies dans la toniear et & tunmir est formée de lamrilns ferme, réatstaat, fibreux.

Le pmnt de détail paAMe est ÎDlerne; puis, secaadairemmt, îl y a infiana oMiue des autres méninges, et aussi pachyoïénii ce qui eotraloe les adhérences avec les " braax.

La nioelle présente les lésions tratuverse diffuse, décrite dans les cas de a géaéral, cette myélite est chronique ; elle aiguë et même, mais rarement, aiguë. Va en «jueliiue sorte continue datts les ménii moelle, qui ne fait qu'un avec la casaaciens d'hypertrophie de la moeUe hk-mcnt dans cette maladie.

La lésion est plus ou moins étendue diverses parties de la moelle, laissaut souvenT tloti) de substance intacte, visible seulement cope. Il y a ensuite les dégénéresceaces seeoi tuelles, soit en haut, soit en bas. ,

!,.es racines nerveuses traversent ce tist méninges. L'inQaranmlionsc développe alorsj comme dans la moollo, soit par conLlnuilé, pression. On u'a constaté d'altération que du Itîs troncs nerveux eux-mêmes restent inUux

Los muscles sont souvent atteints; ils; lésion atrophique ordinaire quand les con» de la moelle sont altérées.

On trouve fréquemment, à la fin de cette signes do tuborculoso pulmonaire aiguë c nique.

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