MÉNINGITE CHRONIQUE
Nous diviserons l'histoire des Symptômes en deux périodes, comme dans tous les cas de compression : période méningitique et période myélitique ; ou encore : période douloureuse et période paralytique et atrophique.
1. Période douloureuse. — On peut distinguer deux formes : \me forme cervicale et une forme périphérique.
Dans la forme cervicale, le début ordinaire se fait par des accès assez courts et plus ou moins nombreux de céphalalgie et de douleur vague, peu violente, siégeant à la partie postérieure du cou et dans la région occipitale de la tête. Cette douleur, profonde et continue, s'exagère par la pression, rend les mouvements pénibles. C'est une sorte de torticolis passager, d'abord peu remarqué, dont les crises se rapprochent de plus en plus, et qui finit par constituer un état de souffrance très-pénible.
Alors, pendant toute cette période de deux, trois, cinq mois, la douleur est continuelle et occupe toujours le même siège : la nuque et l'occiput. Souvent plus aiguë la nuit que le jour, elle présente des paroxysmes irréguliers et violents. La pression sur les apophyses épineuses peut l'exaspérer ; les mouvements l'exaspèrent toujours ; d'où immobilité complète du cou. Un des malades de Jofifroy glissait des alèzes sous son cou, pour empêcher tout mouvement de la tête pendant le sommeil.
La douleur s'irradie de ce foyer principal : le long du rachis en bas jusqu'aux premières vertèbres dorsales ou plus bas ; vers la tête, en douleurs vagues, déprimantes, céphalalgie bilatérale ou dans un seul côté de la face (névralgie) ; le plus souvent dans les membres supérieurs, où le sujet éprouve des sensations diverses.
Dans la continuité du membre, c'est une douleur vague, rhumatoïde, difficile à limiter; état pénible que Jofifroy compare à la courbature. Dans les articulations, surtout au coude et à l'épaule, ce sont des sensations plus aiguës, des piqûres ou des élancements, quelque chose des douleurs fulgurantes ; la pression les exaspère parfois. Dans
la maÎD et les doigts, ce sont des fourmilk gourdiaaemeDt, avec perte plus ou Eaoins sensibilité. Co matedo de JoSroy comparai douloureuses des doigts il celles de l'on^t soiveal le plus souveal dans leurs foyer principal.
La forme périphérique est la forme pi laquelle les douleurs du foyer principal soi au point de pouvoir passer inaperçues, et dans les membres supérieurs dominent douleurs iionl surtout articulaires, sansgool getir, ni chaleur ; elles s'exaspèrent par la mouvements. Le sujet éprouve toutes tes s décrites.
Les malades ne peuvent vaquer il leurs sont souvent cooGnés au lit. I<a douleur somme. Il y a souvent aussi des troubles nausées et des vomissements dans les parq forme cervicale. Les malades peuvent alors ne] gerdaos linLervalle, et Tépuisement survient
Les douleurs s'étendent quelquefois aux m rieurs, d'un côté ou des deux côtés. Souvent prédominance hémiplégique. La douleur radiid aussi dans certains cas à la région lombaire. £ moment, les paralysies ont commencé; ladi se trouve mêlée à la période initiale.